DETAIL DE L'ARTICLE

Janvier – Février 1862

Cours d'eau:Bruche, Doller, Fecht, Giessen, Ill, Lauch, Lauter, Liepvrette, Moder, Non classé, Rhin, Sarre, Zinsel, Zorn
Date:Le 30 / 1 / 1862
Localités touchées:Guebwiller, Lautenbach-Zell, Masevaux, Wahlbach, Ingersheim, Turckheim, Villé, Hangenbieten, Beinheim, Munchhausen, Seltz, Lauterbourg, Rastatt, Steige, Molsheim, Lorentzen, Diemeringen, Bischwiller, Soultz-sous-Forêt, Hoffen, Urbeis, Bassemberg, Villé, Lalaye, Breitenau, Fouchy, Neuve-Eglise, Châtenois, Barr, Gertwiller, Fouday, Heiligenberg, Dinsheim-sur-Bruche, Dettwiller, Hattmatt, Strasbourg, Triembach-au-Val, Avolsheim, Ostwald, Illkirch-Graffenstaden, Gresswiller, Ernolsheim-Bruche, Ergersheim, Dorlisheim, Mutzig
Causes:Fonte des neiges / redoux - Fortes précipitations - Précipitations continues -
Conséquences:Dommages environnementaux - Dommages fonctionnels - Dommages matériels -
Source 1:Archives départementales du Haut-Rhin (ADHR), 7 S 11.
 Commissariat Spécial de Police du Pont du Rhin à Vieux-Brisach à Préfet : Le mouvement de hausse, qui s'est arrêté vers les 10 heures du matin, a duré environ 40 heures, et la baisse n'a commencé à s'effectuer que vers les 5 heures du soir. Le 30.1., à 5 h du soir, les eaux marquaient 1,02 m. Le 1.2., à 10 h du matin 3,25 m. Le 2.2., à 10 h du matin 2,75 m. Aucun accident n'est à signaler sur ce point-ci.
Source 2:Archives départementales du Haut-Rhin (ADHR), 7 S 11.
 Commissariat de Police de Guebwiller à Préfet : - Grossir des eaux de la Lauch avec une rapidité extraordinaire (nuit 30./31.1.). - Dans la matinée du 31. La Lauch délpordait(?) déjà en plusieurs endroits à Guebwiller. - Pas de grands dégats à Guebwiller mais au fond du vallée. Lautenbach : une petite XXX situé au bord de la Lauch été entrainée par les eaux. Sengeren : annexe de Lautenbachzell, un pont établi en 1841 par des fabricants, a été enlevée avec toute son échaffondage(?) (1 Mio. Fr.).
Source 3:Archives départementales du Haut-Rhin (ADHR), 7 S 11.
 Mairie de Masevaux à Sous-préfet. La pluie qui n'avait cessé de tomber depuis le 28 Janvier derniere, avait fait grossir d'une manière notable la rivière de la Doller, dont l'élévation des eaux a fait refouler divers affluents de ce torrente : qui dans plusieurs endroits se sont repondues dans la campagne où elles ont caisé des dommages. - Canal d'alimentation de la filiature près de Masevaux (construction emporter). - Nouveau canal de Décharge (M. Martin Bontemps), détruite. - Chemin du Val à Lachepelle fortement dégradé dans plusieurs endroits. - Dans beaucoup de localités les eaux onbt envahi les caves, où elles ont causé beaucoup des pertes. On s'attendait à un moment à une inondation pareille à celle de 1859, mais il aurait fallu pour cela que les eaux atteignissente une hauteur très notable. Heureusement la pluie venant à cesser d'intensité par intermittence, les eaux ont commencé à diminuer en 31.1.
Source 4:Archives départementales du Haut-Rhin (ADHR), 7 S 11.
 Gendarmerie Impériale, Compagnie de Haut-Rhin, Colmar à Préfet : Dommages : 1. Un pont en pierre de trois arches, sur la commune de Walbach, construit en 1859 a été emporté (12.00 frc). 2. Ingersheim : 1 Pilature(?) occupant 54 ouvriers (M. Herzog) a été envahie par 1 m d'eau, les dégats causés aux bâtiments, machines et marchandises sont estimés 16.000 frc. Le travail a cessé, mais tous les ouvriers sont occupés à déblayer. 3. 4 barrages appartenant à Ingersheim ont été emportés et les digues crevées en plusieurs endroits, les pertes s'élévent à 14.000 frc. Ensemble : 42.000 frc.
Source 5:LAMEY Joëlle, "Caractéristiques, perceptions et acteurs du risque d’inondation : le cas de la vallée de la Fecht, XXème – XXIème siècles", Mémoire de Master (Histoire), Université de Haute-Alsace, Mulhouse, 2006.
 "Dans la nuit du 30 au 31 janvier 1862, la Fecht déborde […] Les barrages et les digues construits par la commune grâce à un emprunt non encore amorti, sont détruits. Les eaux de la rivière se sont répandues sur une vatse étendue. A Turckheim, les digues sont endommagées en plusieurs points."
Source 6:LEPRIEUR M., "Notes sur quelques Coléoptères des environs de Colmar", dans Bulletin de la Société d'Histoire Naturelle de Colmar, Colmar, Impr. Et Lithogr. de Camille Decker, 1865.
 "Ochthebius gibbosus Germ.: […] J'ai l'ai trouvée assez abondamment dans les debris d'inondation de la Fecht en octobre 1862 […]" (...) "Paramecosoma melanocephata Herbst. Très-abondant dans les debris d'inondation de la Fecht en novembre 1862."
Source 7:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 11.
 Lettre de l’Ingénieur en chef des travaux du Rhin à l’Ingénieur ordinaire Dubuisson, 4 février 1862, Strasbourg : « Mon cher Camarade, J’ai l’honneur de vous prier de m’adresser d’ici au 12 courant au plus tard, sur la formule destinée à cet usage, le tableau comparatif des hauteurs du Rhin observées à toutes les échelles de votre arrondissement pendant la dernière crue, en commençant au 30 Janvier pour finir le 5 février 1862. Recevez, mon cher Camarade, l’assurance de mes sentiments affectueux et dévoués ».
Source 8:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 En février 1862, la crue de la Bruche s'est élevée plus haut qu'aucune des crues précédentes depuis 1824 mais n'a pas dépassée celle de cette dernière année. La crue de la Zorn en aval du confluent de la Zinsel n'a pas dépassé la hauteur des grandes crues ordinaires, notamment celle de 1861, elle est restée de 0.30 cm en dessous de la crue de 1861 en amont de ce point.
Source 9:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Les pluies torrentielles tombées pendant 3 jours consécutifs ont fait grossir les cours d'eau et les ont fait déborder dans tout l'arrondissement de Selestat. Le Val de Villé a particulièrement souffert du débordement du Giessen. Le cours d'eau a débordé en amont de Villé et s'est frayé un passage à travers toute la commune entrainant de nombreux dommages.
Source 10:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 456 D 18.
 Lettre émanant de la Préfecture du Bas-Rhin à l’Ingénieur en Chef, 10 février 1862, Strasbourg : « J’ai l’honneur de vous communiquer une lettre dans laquelle M. le Maire de Hangenbieten expose que la partie basse de sa commune a été inondée dans la journée du 31 janvier par les eaux venant du Canal de la Brusche. Il attribue ce débordement à l’insuffisance de l’itération de la berge gauche du canal et demande que cette digue soit exhaussée d’environ un mètre. (…) ».
Source 11:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 456 D 18.
 Lettre émanant de la Préfecture du Bas-Rhin au Maire d’Hangenbieten, 30 avril 1862, Strasbourg : « J’ai l’honneur de vous communiquer cijoint en nouveau rapport présenté le 9 avril courant par M. l’Ingénieur en Chef du Département en réponse aux observations que vous avez soumises par votre lettre du 23 mars dn au sujet du débordement du Canal de la Brusche dans la nuit du 30 au 31 janvier dn. Il résulterait de ce rapport que c’est sans doute sur les rives de la saignée du S. Rief c.c.d. du Canal du Moulin de Hangenbieten et non sur les (…) bords même du Canal de la Brusche que se trouvent les (…) facilement submersibles qui vous ont été signalées. (…) ».
Source 12:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du Conseiller d’État Directeur général des Ponts et chaussées et des chemins de fer pour le Ministre de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics, au Préfet du Bas-Rhin, 22 février 1862, Paris : « Monsieur le Préfet, j’ai reçu la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire, le 8 février courant, par laquelle vous rendez compte des effets produits par la crue qui vient d’avoir lieu dans les divers cours d’eau de votre département. Je vous remercie de cette communication ».
Source 13:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du Maire de Beinheim au Sous-préfet de Wissembourg, 8 février 1862, Beinheim : « J’ai l’honneur de vous informer que les eaux du Rhin, à la forte crue qu’elles viennent de subir, n’ont occasionné aucun dommage sur toute l’étendue de la banlieue de Beinheim, étant restées resserrées entre les grandes digues d’inondation ; la rivière dite Sanerbach a débordé dans quelques endroits, a passé à travers champs sans causer aucun dégat ; quelques habitans de la commune ont eu de l’eau de filtration dans leurs caves, amis d’une manière toute insignifiante. (...) ».
Source 14:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du Maire de Mothern au Sous-Préfet, 6 février 1862, Mothern : « en réponse à Votre Dépêche du 4 de ce mois relative aux dégats que les eaux du Rhin doivent avoir causés ces jours derniers, j’ai l’honneur de Vous informer que ma banlieue n’a subi aucun dégat, le Rhin n’ayant pas débordé ».
Source 15:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du Maire de Münchhausen au Sous-Préfet, 6 février 1862, Münschhausen : « Je m’empresse de répondre à votre honorée lettre du 4 de ce mois par laquelle vous me demandez un rapport détaillé sur les dégats qui auraient été causés par la crue subite du Rhin, arrivée dans ces derniers jours. J’ai l’honneur de vous faire connaitre à cet égard que cette crue qui a été aussi forte que subite n’a, heureusement, causé aucun dégât. Les terrains envahis et submergé par les eaux sont en ce moment presque entièrement délivré de l’inondation, et on n’a pas encore constaté le moindre dommage. (...) ».
Source 16:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de la Préfecture du Bas-Rhin au Sous-préfet de Wissembourg, 11 février 1862, Strasbourg : « Par votre lettre du 4 février courant relative à la dernière crue du Rhin vous demandez l’autorisation de donner aux maires des communes riveraines de ce fleuve des instructions pour parer aux éventualités. La crue ayant cessé et les eaux ayant repris leur niveau régulier il n’y a plus aucune suite à donner à cette demande ».
Source 17:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du Maire de Lauterbourg au Sous-préfet de Wissembourg, 6 février 1862, Lauterbourg : « J’ai l’honneur de vous rendre compte de la crue extraordinaire des eaux du Rhin du 1er au 3 février courant. Le 1er dans la matinée le rhenomêtre de Lauterbourg indiquait 3m.12. Le 2 dudit mois 4.28. Le 3 de minuit à 4 heures (maximum) 4.53. A partir de cette dernière heure, les eaux commençaient à baisser et aujourd’hui à midi l’échelle (...) a marqué la côte 2.45. A défaut d’écluse à l’embouchure de la Vieille Lauter pour la construction, de laquelle la commune est en instance depuis plusieurs années, les eaux du Rhin se jeterent en masse dans cette rivière et refluèrent vers l’écluse principale au canton dit (...) reconstruite en 1852 par l’administration des travaux du Rhin, où elles durent arrêtées par la fermeture operée de cette même écluse pour garantir la partie supérieure de la banlieue, mais par contre il y a eu débordement de la Vieille Lauter dont les eaux qu’elle ne pouvait plus contenir, vu la crue simultanée de la nouvelle Lauter, ont submergé les propriétés situées en aval des digues d’inondation ; Le débordement (: grave à la saison pendant laquelle les champs sont complètement dépouillés :) n’a point occasionné de dommage. Quant aux biens situés dans la partie supérieure, ils ont été garantit de toute submersion au moyen de la retenue des eaux par la fermeture de nos trois éclusettes reconstruites aux fruits de l’association syndicale. Enfin par le débordement de la rivière dite nouvelle Lauter, toutes les propriétés limitrophes de ce cours d’eau ont été inondées, et quelques fermes furent endommagées ou rompues. (...) »
Source 18:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du Maire de Seltz au Sous-préfet de Wissembourg, 7 février 1862, Seltz : « En réponse à votre lettre du 4 ct. j’ai l’honneur de vous informer que les eaux du Rhin, quoiqu’ayant récemment subi une forte crue, puisque d’après l’indicateur de Seltz, ils étaient à 3m.50, n’ont cependant causé le moindre dégat à nos propriétés riveraines. Malheureusement il n’en est point ainsi pour nos voisins du pays de Bade, lesquels, d’après ce que l’on m’a rapporté, souffrent beaucoup des inondations. Actuellement l’indicateur marque 1m10, preuve que les eaux sont considérablement en baisse. (...) »
Source 19:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du commissaire de police du canton de Lauterbourg au Sous-préfet de Wissembourg, 6 février 1862, Lauterbourg : « Le 2 février courant j’avais l’honneur de vous informer ; 1° Que le 2 à 8h du matin le Rhin était monté à 4m.28 au dessus des plus basses eaux. 2° Que la Lauter avait débordé sur les prés. Continuant mes observations sur la crue des eaux, j’ai fait une tournée sur les bords du Rhin et sur la partie du ban de Lauterbourg qui en est voisine, das la journée du dimanche et j’ai eu lieu de constater que déjà vers 3 heures de l’après midi, un mouvement de baisse se faisait remarquer ; mais j’ai eu lieu de constater aussi que tant qu’une écluse ne sera pas établie à la ferme dite Litsehoff ; les digues dites insubmersibles, ne préserveront pas les terres d’une inondation ; et c’est ce que j’ai constater exister dans la journée du dimanche 2, sur les terres de la dite ferme. Aujourd’hui la Lauter est rentrée dans son lit et le Rhin a considérablement diminué. J’ai n’ai pas été touché par des plaintes ou dommages causés par ces crues. »
Source 20:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du commissaire de police du canton de Seltz au Sous-préfet, 5 février 1862, Seltz : j’ai l’honneur de vous informer que le Rhin (...) savoir eu encore un mouvement s’ascension dans la nuit du 2 au 3 février, est cependant (...) à sa plus grande élévation à 0,35 a 00,40 au dessous du niveau de l’inondation de 1852. (...) les eaux du fleuve ont baissé assez rapidement et aujourd’hui elles sont déjà à près de 2 mètres au dessous du point d’élévation qu’elles avaient atteint. J’ai la satisfaction que sur toute la ligne riveraine depuis Beinheim jusqu’à Motheren aucun dommage n’a été constaté (...) »
Source 21:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du Sous-préfet de Wissembourg au Préfet du Bas-Rhin, 4 février 1862, Wissembourg : « J’ai l’honneur de vous transmettre un rapport en date du 2 février courant, par lequel Mr. le Commissaire de police de Lauterbourg signale la cure rapide des eaux du Rhin. J’y annexe un rapport de Mr. Le Commissaire de police de Seltz du 3 février, relatif au même objet. Quoique cette crue ne soit pas de nature à inspirer une crainte sérieuse, je crois maintenant devoir vous demander l’autorisation de donner aux maires des communes riveraines du Rhin des instructions pour parer aux éventualités. Je crois aussi devoir vous informer qu’il résulte des renseignements verbaux que j’ai reçus aujourd’hui qu’une baisse très sensible doit s’être déclarée dans la nuit du 3 au 4 et qu’il est présumable qu’elle continuera. Des dégâts considérables doivent avoir lieu dans le pays de Bade. Je demande des renseignements circonstanciés aux maires de Communes riveraines du Rhin (...) »
Source 22:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du commissaire de police du canton de Setlz, 3 février 1862, Seltz : « j’ai l’honneur de vous informer que le Rhin est sorti de son lit et que les iles sont inondées ; la crue a été lente et progressive. Elle a été il y a déjà deux jours de 10 par heure mais cette propagation a beaucoup diminué et dans la journée d’hier elle n’était plus que de 0,02 par heure. Les isles sont inondées, mais comme les eaux du fleuve diminuent aussi régulièrement qu’elles ont monté on espère que les champs ensemencés de froment surtout du côté de Munchhausen n’en souffriront pas et dans ces parages du moins le fléau des souris sera détruit. Les plus grandes précautions ont été prises (...) Quoique le Rhin eut atteint hier une hauteur considérable et que la crue continuat, les digues n’avaient nulle part été entamées et la situation ne présentait aucun danger. Mais il n’en est pas ainsi sur la rive badoise en face de seltz. La digue a été rompue en trois endroits, à la partie la plus supérieure à quelques kilomètres de nous, sur une étendue de 100 mètres, un peu plus bas, sur une longueur de 50 mètres et en face de Seltz sur une étendue de 20 mètres. Le fleuve a fait irruption sur ces trois points, les eaux se sont étendues au loin et c’est sans doute à cette augmentation de superficie qu’est due la diminution de la crue en hauteur. Pendant deux jours et deux nuits les badois ont travaillé à défendre la chaussée de Plittersdorf et hier on remarquait encore un grand nombre (...). Hier la crue était environ à 0,60 au-dessous du niveau de l’inondation extraordinaire de 1852. (...) »
Source 23:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du commissaire de police du canton de Lauterbourg au Sous-préfet, 2 février 1862, Lauterbourg : « J’ai l’honneur de vous informer que ce matin à 8h le Rhin est à 4m28c au dessus des plus basses eaux, qu’à cette heure il augmentait encore ; mais qu’il a encore 1m à s’élever pour arriver à un débordement, ce qu’on ne semble point redouter. Un préposé de Lauterbourg aurait appris ; que pour éviter une inondation à Rastatt, on aurait dû creuser une digue. La Lauter a débordé sur les près. Ce matin elle est en baisse. »
Source 24:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Rapport de l’Agent-voyer de la circonscription de Marckolsheim relatif au débordement du torrent dit Giessen et aux dégâts occasionnés sur des propriétés riveraines, février 1862 : « Mr Erismann, meunier à Steige, possède le long du torrent dit Giessen, une propriété d’une assez grande étendue, consistant principalement en prés, qui a été fortement ravagée par les hautes eaux du 30 au 31 janvier dernier. Le grand réservoir de M. Erismann, d’une superficie de 1 hectare et une profondeur de 5 à 7 mètres, établi à environ 750 m en amont de son usine et destiné, lorsque le Giessen est à sec, à fournir l’eau nécessaire à cette usine et à celles de la vallée situées en aval, est alimenté par les eaux du torrent qui passe à côté. A la suite des fortes pluies survenues dans les dites journées, le Giessen a atteint une hauteur extraordinaire et comme son lit est comblé et étroit, les plantations des bords se touchant en plusieurs endroits, les eaux ont déversé, ont traversé les propriétés, les ont ravinées profondément et sont entrées dans le bassin en laissant à sec leur lit. Elles ont bientôt dépassé ses bords élevés qui se trouvaient en bon état d’entretien ; mais la grande masse soulevée par un vent très fort, a fini par y faire une brèche profonde et s’est précipité dans la vallée en regagnant le lit du torrent. Par ce choc le barrage en maçonnerie de chaux hydraulique situé à côté de la prise d’eau du canal de l’usine a été renversé et emporté ; ce mur avait une longueur de 15m une hauteur de 2 à 3 mètres et une épaisseur de 1m ; la vanne et les culées de la prise d’eau ont été minées et le canal mis à sec ; les prés ont été couverts de gravier et sable sur la longueur des 750 et une largeur de 10 à 15 mètres ; devant l’usine de M. Erismann une troisième vanne avec culée set plafond en maçonneries a été emportée ; un mur de cloture de 2. de fondations a été renversé et sans une roche de fond le bâtiment aurait probablement eu le même sort. En aval de l’usine le siphon ou le canal souterrain de décharge a été obstrué. En sorte que l’usine sera forcée de chômer aussitôt que le filet d’eau qui descend de la colline en face et alimente l’usine maintenant, se trouva tari. M. Erismann évalue son dommage à la somme de 6000 francs. Deux autres usiniers, dont les propriétés sont situées en aval ont encore été endommagés par les eaux, mais beaucoup moins. »
Source 25:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de la Préfecture du Bas-Rhin au directeur des chemins vicinaux, 7 février 1862, Strasbourg : « Les eaux de la Bruche, lors de la dernière crue, ont enlevé une passerelle dans la banlieue de Molsheim. Cette passerelle était utilisée principalement par les habitans de Dorlisheim pour se rendre au marché de Molsheim ; il importe donc qu’elle soit rétablie aussitôt que possible. (...) »
Source 26:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de la Préfecture du Bas-Rhin au Ministre de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux et au Ministre de l’Intérieur, 8 février 1862, Strasbourg : « A la suite des fortes pluies des derniers jours de janvier les cours d’eau du département ont subi une crue assez considérable. Le Rhin a atteint le maximum de sa hauteur le 2 février au matin et l’Ill le 2 au soir. La plus grande élévation du Rhin a été de 2m88 au dessus de l’étiage ; l’Ill s’est élevé jusqu’à la cote de 3m50 c’est-à-dire à 40 centimètres en contrebas de la crue de janvier 1861 et à 37 centimètres en contrebas de celle de 1855, la plus haute parmi les crues récentes. La crue des rivières navigables a été proportionnellement plus forte. La Brusche a atteint 3 m dans la journée du 31 janvier un niveau qu’elle n’avait plus eu depuis 1824 et elle a couvert de ses eaux les propriétés riveraines sur une grande étendue. Le Giessen, la Liepvrette, la Sarre, l’Eichel, la Zorn et la Moder ont également grossi, mais sans dépasser les hautes eaux ordinaires. Aucun dégât important n’a été signalé ; cependant les terres cultivées et les propriétés baties ont éprouvé des dommages sur les bords de la Brusche et du Giessen. La Brusche a de plus, causé quelques avaries à des ouvrages d’art dépendant de la petite voirie, elle a emporté une passerelle près de Molsheim et un pont récemment construit sur le chemin vicinal de Strasbourg à Barr. Les eaux de la Liepvrette ont envahi quelques parties de la route départementale N°10 et s’y sont ouvert deux brèches dans la nuit du 30 au 31 janvier. Le 1er février ces brèches étaient fermées avec des fascines et les communications rétablies sans qu’il soit arrivé d’accident. Les eaux de la Sarre et de l’Eichel ont inondé quelques parties de la route départementale N°14 près de Lorentzen, et la traverse de la route départementale N°15 à Diemeringen. La Moder a couvert de ses eaux la route départementale n°32 près de Bischwiller. Aujourd’hui les inondations ont complétement cessé, les rivières sont en pleine décroissance et la circulation est partout rétablie. »
Source 27:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du Sous-préfet de Wissembourg au Préfet du Bas-Rhin, 3 février 1862, Wissembourg : « J’ai l’honneur de vous adresser ci-inclus un rapport que vient de m’adresser Mr l’agent voyer Inspecteur de l’arrondissement en date du 1er février courant. Ce rapport fait connaitre que dans la nuit du 29 au 31 janvier dernier, la rivière dite Seltzbach a commencé à déborder, que dans la matinée du 30, toute la vallée depuis Hoffen jusqu’au Moulin dit Gerithmühl a été submergée et que les grandes eaux ne pouvant pas toutes passer par l’ouverture du pont dit Zollbrück se sont frayé un passage à travers le chemin d’intérêt commun n°52 de Soultz-s-forêt à Munchhausen. Toutes les mesures ont été prises pour éviter les accidents et pour rétablir la communication le plus tôt possible. (...) »
Source 28:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de l’Agent voyer inspecteur de l’arrondissement de Wissenbourg au Sous-préfet de Wissembourg, 1er février 1862, Wissembourg : « J’ai l’honneur de vous informer que dans la nuit du 29 au 30 janvier, la rivière dite Seltzbach a commencé à déborder et que dans la matinée du 30, toute la Vallée depuis Hoffen jusqu’au moulin dit Gérithmühl a été submergée. Les grandes eaux ne pouvant pas toutes passer par l’ouverture du pont situé sur la Seltzbach, communément appelé Zollbrück, se sont frayé un passage à travers le chemin d’Intérêt Communal N°52, de Soultz s/ forêts à Munchhausen, des deux côtés et derrière les culées au dit pont, de manière que ce passage est actuellement intercepté. (...) »
Source 29:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Rapport de l’Agent-voyer inspecteur de l’arrondissement de Sélestat, 4 février 1862, Sélestat : « les pluies torrentielles tombées la semaine dernière pendant 3 jours consécutifs ont fait grossir outre mesure les cours d’eau et les ont fait déborder généralement dans toute l’étendue de l’arrondissement de Schlestadt. Le val de Villé a eu particulièrement à souffrir, dans la traverse d’Urbeis, le long de la ligne de grande communication N°19, des vieux murs de soutènement se sont écroulés sur 18 points différents formant ensemble une longueur d’environ 100 mètres et le chemin se trouve encombré sur beaucoup de points, de sables, pierres et rochers que les torrents ont amené des montagnes. La traverse de Bassemberg a été littéralement inondée, toutes les maisons situées au fond du village ont été envahies par les eaux et le torrent dit Altenbach a débordé de tous les côtés. La commune de Villé a eu a souffrir des eaux du Giessen venant de Steige. Ce cours d’eau a débordé en amont de Villé et s’est frayé un passage à travers toutes la commune et la ligne N°19, pour se jeter dans l’Altenbach, qui descend de la vallée d’Urbeis. Sur le chemin d’intérêt commun N°97, les degats ont été assez sensibles sur plusieurs points. Dans la traverse de Charbes, le chemin a été envahi et raviné sur 200 mètres de longueur. Près de Lalaye, il y a eu quelques dégâts peu considérables. Entre Villé et Breitenau les eaux de l’Altenbach se sont jetées avec impétuosité sur les remblais élevés des deux côtés du nouveau pont construit en 1861 sur ce torrent et y ont causé quelques affaissements, mais le pont a parfaitement résisté à l’impétuosité des vagues. Entre Fouchy et Neuve-Eglise le chemin a été encombré par l’éboulement de ravins et talus sur une longueur de 100 mètres au moins. Entre Villé et neuve-Eglise le chemin a été raviné sur 50m de longueur, 2 m de largeur et 0,25 de profondeur. A Maisongoutte et Steige les eaux ont du faire également du dommage. La Liepvrette dans la Vallée de Ste Marie a aussi débordé en causant des dégâts sur les prairies de la banlieue de Châtenois et particulièrement à celles de l’hôpital de Schlestadt. La Kirneck à Barr était conflée d’une manière extraordinaire ; à la sortie de la ville ses eaux ont quitté le lit de la rivière et s’y sont jetées avec impétuosité sur les remblais du chemin de fer qui leur fermait le passage, y ont causé quelques affaissements, en, suivant ces derniers jusqu’à la rencontre des ponceaux et aqueducs pratiqués au fond de la vallée et ont échappé par ces ouvertures pour se diriger sur Gertwiller, où la rue principale longeant le cours d’eau a été inondée. La rivière de l’Ill a également débordé, sur presque tout son parcours mais nous n’avons point de degat à signaler. Les 3 ponts construits en 1861, sur le chemin N°9 dont l’un sur l’Ill même, ont parfaitement résisté ; il en est de même des 3 ponts construits sur la ligne N°1 et de celui construit sur la ligne N°2. Sur le chemin N°9, cependant un ancien pont établi sur le Rhin a eu à souffrir et il était menacé d’être emporté, mais des mesures prises en temps opportun ont mis un frein aux affouillements. La Vallée de la Bruche entre Foudai et Molsheim a eu beaucoup à souffrir, les eaux de ce torrent ont atteint une hauteur que de mémoire d’homme on n’avait pas vue ; des dégats ont eu lieu dans quelques communes de l’arrondissement de Strasbourg ; nous n’avons rien à signaler ici pour ce qui concerne les communes de celui de Schlestadt. »
Source 30:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de l’Ingénieur en chef du département du Bas-Rhin au Préfet du Bas-Rhin, 5 février 1862, Strasbourg : « J’ai l’honneur de vous transmettre de nouveaux renseignemens que j’ai reçus sur les inondations des derniers jours. Ils complètent ceux que j’ai déjà donnés par mes lettres des 2 et 3 février. La crue de la Bruche s’est élevée plus haut qu’aucune des crues précédentes depuis 1824 mais n’a pas dépassée celle de cette dernière année. La crue de la Zorn en aval du confluent de la Zinsel n’a pas dépassé la hauteur des grandes crues ordinaires, elle est restée de 0m,30 au dessous de la crue de 1861. Les eaux de la Sarre et de l’Eichel sont restées de 0m,40 à 0m,50 au dessous de la crue de 1861, mais elles ont encore inondé quelques parties de la route départle N°14, près de Lorentzen, et la traverse de la route départle N°15, à Diemeringen, comme cela arrive assez fréquemment. La Moder a inondé en cinq parties différentes la route départle N°32, entre Bischwiller et la route impériale N°68, mais ce fait a lieu à chaque forte crue, et l’inondation de 1862 n’a pas été plus étendue ni plus forte que celle de janvier 1861. Aujourd’hui les eaux ont partout baissé, toutes les parties de routes inondées sont rendues à la circulation publique et il n’est arrivé aucun accident aux personnes ni aucune avarie grave aux ouvrages des routes. ».
Source 31:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de l’Ingénieur en chef du département du Bas-Rhin au Préfet du Bas-Rhin, 2 février 1862, Strasbourg : « (...) La crue de l’Ill n’a pas dépassé les limites d’une forte crue ordinaire et n’a inondé que des terrains toujours inondés en pareil cas, aux environs de Strasbourg. Je n’ai jusqu’à présent connaissance d’aucun accident. La crue avait atteint son maximum de hauteur hier matin 1er février et, depuis lors, les eaux sont en baisse continue. (...) Voici à l’instant les nouvelles que je reçois à l’instant de l’arrondent de (...) Saverne. La crue de la Brusche a atteint une hauteur extraordinaire. Le 31 Janvier au matin les eaux couvraient, sur 0m,50c à 0m,60c de hauteur, une longueur de 100m de la route deple N°3, dans le 18(?)e kilom, près de Molsheim, et, sur 0m,30 environ de hauteur et 30m de longueur, une partie de route deple N°03, entre Heiligenberg et Dinsheim. La Zorn a inondé la route deple N°7 entre le chemin de fer et Dettwiller, et la Zinsel sur une petite partie de la route deple N°12 près de Hattmatt, mais ces faits arrivent assez fréquemment. La Sarre et L’Eichel ont aussi débordé, mais à une moindre hauteur qu’en 1861. On ne me parle d’ailleurs d’aucun accident grave à la suite de ces inondations. Des mesures (...) prises pour assurer, au moyen de voitures, le passage (...) des piétons sur les parties de routes inondées, et pour guider les voitures de voyageurs, de manière à prevenir tout danger pour les personnes. »
Source 32:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de l’Ingénieur en chef des Travaux du Rhin au Préfet du Bas-Rhin, 4 février 1862, Strasbourg : « J’ai l’honneur de vous informer que les eaux du Rhin et de l’Ill, après avoir subi une crue qui ne présente aucun caractère extraordinaire et dont le maximum a été atteint le 2 au matin pour le Rhin et le 1er au soir pour l’Ill, se trouvent en pleine décroissance depuis ce moment et sans qu’aucun dégât important ait été constaté. Le maximum de hauteur du Rhin du pont de Kehl a été de 2m.88c, c’est-à-dire au-dessous du niveau des grandes crues de chaque été, que de celle du mois de Janvier 1861 qui marquait 3m.88c. Le maximum de hauteur de l’Ill à l’amont de la ville s’est élevé jusqu’à la cote de 3m.50 seulement, soit 40 centimètres en contrebas de celle de Janvier 1861, et 77 centimètres en contrebas de celle de 1855, la plus haute parmi les crues récentes ».
Source 33:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de l’Ingénieur en chef des Travaux du Rhin au Préfet du Bas-Rhin, 3 février 1862, Strasbourg : « J’ai l’honneur de vous informer que les eaux de l’Ill quoiqu’elles aient remonté la nuit dernière jusqu’au niveau maximum qu’elles avaient atteint le 1er février, sont en baisse de nouveau sans avoir dépassé les limites des fortes crues ordinaires, que rien ne fait prévoir d’inondations extraordinaires, ni aucun danger pour les populations riveraines. Dans les communes d’Ostwald, d’Illkirch et les Communes supérieures, l’Ill a inondé quelques terrains, mais les eaux sont partout restées à un niveau notablement inférieur à celui des inondations de 1861, 1855 et 1852 et n’ont pas causé de dégats. La crue de la Brusche s’est élevée entre Molsheim et Avolsheim à une hauteur qui, le 31 Janvier au matin, dépassait celle des plus hautes eaux connues jusqu’à ce jour, mais je n’ai pas connaissance qu’il en soit résulté de désastres, ni accidents graves. Les eaux ont envahi quelques biefs du Canal de la Brusche en surmontant les digues, mais sans causer d’avaries. Dans la nuit du 30 au 31 janvier, les eaux de la Liepvrette ont envahi quelques parties de la route départementale N°10 et s’y sont ouvert deux brèches. Le 1er février ces brèches étaient fermées avec des fascinages et les communications rétablies sans qu’il soit arrivé d’accident à personne. (...) ».
Source 34:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Procès-verbal de Gendarmerie impériale relatif à l’inondation et aux dévastations qui ont eu lieu le 31 janvier dernier et qui ont occasionné un dommage considérable dans le chef-lieu du canton et dans la banlieue de quelques communes voisines, 1er février 1862, Villé : « Certifions qu’hier 31 Janvier dernier, vers 7 heures du matin ayant été informés par la clameur publique que par suite d’une pluie battante, tombée depuis 48 heures sans cesser, la rivière (Giessen) qui traverse Villé, a fait irruption près des premières maisons à l’extrémité de ce bourg par ce débordement d’eau. Le brigadier qui avait déjà envoyé les Gendarmes (...) à la Tuilerie du Sr Gebard Jean-Baptiste, et à la scierie du Né Speizel Zacharie, situées entre Villé et Trimbach sur le bord de la dite rivière, s’est rendu en toute hâte avec les gendarmes (...) à l’endroit où le danger menaçait ; Un grand nombre d’habitants s’y trouvaient déjà occupés à arrêter le torrent. (...) ce désastre a mis en emoi toute la population de la localité, plus de 20 caves ont été remplies d’eau. Dans plusieurs maisons l’eau est entrée dans les rez-de-chaussées d’où les habitants pour chercher un abri, sont montés au 1er étage les établis et les écuries ont été inondées et on avait beaucoup de peine pour sauver le bétail. Cependant, malgré ce danger imminent, aucun accident grave n’est à déplorer. La perte occasionnée par cet événement tant aux construction qu’aux jardins et vergers à Villé est évaluée approximativement à mille francs. Celle causée dans les champs, prés et chemins également à 1000 f, total 2000 f. Le Né Bocquel (Sébastien, demeurant à Chatenois propriétaire d’une scierie sur la banlieue de Trimbach éprouve une perte d’environ 600f pour des blocs et des planches emportés par l’eau, Spiegel, Zacharie, meunier et Gebard J.Bte, tuilier, tous les deux entre Villé et Trimbach sur le bord de la rivière éprouvent également un dommage chacun de 500 f. (...) Dans quelques communes voisines du Chef lieu du Canton, l’eau a aussi fait des grands ravages dans les champs ; mais les maisons n’y ont pas été endommagées, cependant on dit que dans les hameaux de Charbes (Lalaye) et dans celui de Noirceaux (Fouchy) situés l’un et l’autre dans des ravins, quelques barraques ont beaucoup souffertes (...) ».
Source 35:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Procès-verbal de gendarmerie nationale relatif au débordement de la Bruche suivi des quelques dégâts plus ou moins considérables, 1er février 1862, Molsheim : « Informés par la clameur publique que les eaux de la Bruche étaient tellement fortes que personne de notre résidence, ne se rappel que cette rivière était aussi haute. Nous nous sommes de suite dirigés vers les endroits les plus menacés, mais heureusement, nous n’avons pu trouver personne en danger. Seulement quelques près et champs se trouvaient inondés par le débordement des eaux de la Bruche. Le but de cette rivière sur le chemin de campagne entre Dorlisheim et Molsheim, lequel ne servait qu’aux piétons a été entrainé par le courant d’eaux, ainsi qu’un pont construit en neuf sur le chemin de fer N° 1 bis de Strasbourg à Barr, et près de Dorlisheim s’était également écroulé. Le pont de cette même rivière près de Greswiller a été fortement endommagé mais sans que la communication fut interceptée. Quelques caves des habitants d’Avolsheim, ont été remplies d’eaux ; Entre Ergersheim et Ernolsheim, le freinbord du canal se trouvait en contrebas de 40 centimètres des eaux de la Bruche, près du pont de Molsheim, la route Départle N°2, a éprouvée quelques dégats par les eaux qui la traversaient afin le domage plus ou moins forte qui ont éprouvé toutes les communes qui abordent cette rivière, est plus considérable qu’on le croit, et ne peut jusqu’à présent pas être évalué. L’accroissement des eaux s’est développé le 31 Janvier à 3h du matin, à continué jsuqu’à 11 heures du matin et vers 4h du soir, il diminuait déjà. Aujourd’hui les eaux sont diminué à ne plus anoncer aucun danger ; on attribut la cause de son débordement à une grosse pluie, qui se serait repandus sur les montagnes des Vosges. (...) »
Source 36:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du Maire de Villé au Sous-préfet, 31 janvier 1862, Villé : « j’ai l’honneur de vous rendre compte que par suite des pluies battantes tomber pendant 48 heures une grande masse d’eau setant rassemblée dans la vallée est venu se jeter sur notre bourg la riviere qui traverse notre localité à déborder aujourd’hui 31 courant à 7 heures du matin et en entrant à Villé, l’eau a fait des grands ravages. A plusieurs propriétaires elle est entré dans les maisons ou les habitants etoit obligé de quitté le rez de chaussée pour cherché un abri au 1er étage une grande partie de caves et écuries ont été inondé et rempli d’eau, grace au secours empressé d’un grand nombre d’abitant est les matériaux trouvé sur place, au bout de trois heures de travail soutenu, l’eau est rentré à repris son cours habituel. (...) ».
Source 37:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre d’un commissaire de police au Préfet du Bas-Rhin, 1er févier 1862, Molsheim : « J’ai l’honneur de vous informer qu’une crue extraordinaire et inopinée a fait sortir, hier, la Bruche de son lit et que beaucoup de champs préparés et ensemencés ont été submergés dans les communes de Dinsheim, Greswiller, Ergersheim et Avolsheim ont éprouvé d’autant plus de pertes que leurs caves avec les pommes de terre ont été envahies. Les eaux sont venues, vers onze heures du matin, en si grande abondance qu’elles ne formaient plus avec le lit de la rivière et les champs inondés qu’un vaste et impétueux torrent qui, en se précipitant sur les piliers des ponts qu’il a ébranlés par sa violence, a fait écrouler une arche du pont du chemin de fer nouvellement construit entre Dorlisheim et Mutzig et qu’il a détruit de fond en comble le pont qui conduit de Molsheim à Dorlisheim. Les travaux de terrassement du chemin de fer ont également du souffrir de cette crue d’eaux extraordinaire, qu’on ne peut attribuer qu’à une trombe, et dont les dommages ne pourront être constatés et appréciés que lorsque les eaux seront rentrées dans leur lit. Aucun autre accident n’a été signalé. (...) »
Source 38:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre d’un commissaire de police au Préfet du Bas-Rhin, 1er février 1862, Wasselonne : « J’ai l’honneur de vous informer que dans la nuit du 30 au 31 Janvier dernier, les eaux venant de la vallée d’Engenthal se sont accrues par suite de la fonte des neiges et des pluies violentes au point qu’elles ont débordées. Quelques prairies et quelques établissements situés dans cette vallée ont été inondés, les eaux se sont retirées dans la journée du 31, il n’y a aucun accident, sauf quelques bois et fagots entrainés par les courant (...) ».
Source 39:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de la Préfecture du Bas-Rhin à l’Ingénieur en chef et à l’Ingénieur en chef Direction des chemins vicinaux, 1er février 1862, Strasbourg : « j’ai été informé indirectement que la Brusche, l’Ill, la Zorn et divers autres cours d’eau du département ont débordé et qu’une assez forte crue se manifeste sur le Rhin. Bien que je n’aie reçu encore a cet égard aucun avis du service des Ponts et Chaussées, je sais que ces renseignemens sont exacts, et en visitant hier les environs de Strasbourg, j’ai trouvé sous l’eau toute la plaine qui avoisine la montagne verte. (...) ».

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