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DETAIL DE L'ARTICLE

Fin février – début mars 1784

Cours d'eau:Ill
Date:Le 26 / 2 / 1784
Localités touchées:Horbourg-Wihr
Causes:Fonte des neiges / redoux -
Conséquences:Dommages fonctionnels - Dommages matériels -
Source 1:HOFFMANN Charles, "L'Alsace au dix-huitième siècle au point de vue historique, judiciaire, administratif, économique, intellectuel, social et religieux", Vol. 1, Colmar, H. Huffel, 1906-1907.
 Au commencement de mars 1784, l'Ill rompit ses digues entre Sundhoffen et Horbourg, sur une largeur de 528 pieds. L'inondation fut générale et causa "des grands malheurs" : c'était "une calamité publique", selon les lettres de Sandherr. Horbourg, pour ne parler que de ce village, avait été plusieurs fois envahi par les eaux, malgré les travaux de secours qui furent exécutés sous la direction de l'admnistration des ponts et chausées. Le sieur Sandherr dut livrer des forêts seigneuriales, sur les réquisitions de l'inspecteur général de la Haut-Alsace, Chassain, à trois reprises différentes, quantité de fascines et de nombreux piquets de chênes [La première réquisition seule était de 840 fascines et de 2294 piquets] qui avaient une valeur de 801 livres comme bois, et dont le faconnage coûta 359 livres. La facon fut payée par la province. Quant au prix du bois, pour ne pas en frustrer le prince, la régence imagina de le répartir sur les communautés du comté, sauf à remettre leur cote à celles qui avaient les plus souffert. Dès que le sieur Sandherr eut connaissance de ce projet, il se récria. Dans des lettres nombreuses et pressantes, il représenta à la régence que le duc était quasi engagé d'honneur à faire don aux communautés du prix de ces bois, autrement "ce serait révolter toute la province et ses chefs"; de tout côté, dit-il, on a fait des quêtes pour secourir ces malheureux ; on a recueille de "très fortes sommes ; tout le monde a donné dans le courant de cette année et d'une manière éclatante et distinguée l'exemple de la charité et de la bienfaisance" ; et vous voulez les imposer ? Les communautés sont toutes trop pauvres et trop éprouvées pour être chargées de cette contribution ; leur en faire don "est de toute nécessité" ; si l'on ne veut pas être accablé "d'insultes amères", etc. Devant d'aussi vives représentations, la régence céda néanmoins ; elle sollicita et obtint du prince la remise totale le 18 août 1784.
Source 2:HOFER Josué, Commission de publication des archives de Mulhouse, "Le vieux Mulhouse : documents d’archives", Vol. 3 Mülhauser Geschichten 1741-1797, Mulhouse, Veuve Bader & Cie, 1999.
 "Den 27. [Januar] kam Schneewetter, den 28. schneite es den ganzen Tag und Donnnerstag Morgens den 29. lag 2 Schuh und höher tief Schnee, so daß die Straßen unbrauchbar wurden, bis man durch Handfröhner ein wenig gebahnt hatte und den Schnee nach und nach aus der Stadt führte. Den 26., 27. und 28. Februaris war wieder groß Waßer, doch liefen diese Ueberschwemmungen in hiesigen Gegenden Gott sei Dank noch glücklich ab."

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