DETAIL DE L'ARTICLE

Janvier 1955

Tableau 1

Comparaison des précipitations ayant provoqué les crues de 1947, 1955 et 1958
déc-47
Station 28 au 29 26 au 30
Strasbourg 22,6 43,6
Rothau 90 188
Donon 93,8 158,2
Mittersheim 70,1 130,5
Diemeringen 75,5 126,7
janv-55
Station 15 au 16 12 au 16
Strasbourg 27,9 71,7
Rothau 58,2 162,5
Donon 58,3 146,8
Gondrexange 40,7 84,2
Mittersheim 468 81,5
Diemeringen 55,6 92,3
févr-58
Station 6 au 7 5 au 8 5 au 9
Strasbourg 42,4 81,1 83,9
Donon 55,4 132,6 143,9
Gondrexange 42,6 89 93,3
Mittersheim 34,6 86,3 90,9
Diemeringen 28 71,7 79,4

Tableau 2

Commune ou Syndicat Nature des travaux Evaluation de la dépense
Huttenheim

Benfeld

Sand

Matzenheim

Osthouse

Remise en état du lit de l’Ill (affouillements et atterrissements) 4.400.000
Sand

Matzenheim

Osthouse

Réfection des digues de hautes eaux 350.000
Erstein

Nordhouse

Plobsheim

Réfection des digues de hautes eaux du Canal de décharge 3.550.000
Erstein-Krafft Réfection de la rive droite du Canal de décharge 300.000
Plobsheim Réfection de la rive gauche du Canal de décharge à 200 m environ en amont du barrage de Plobsheim 900.000
Muttersholtz Réfection de rives de l’Ill emportées au Hambach 800.000
Total 10.300.000

Tableau 3

Commune ou Syndicat Nature des travaux Dépense
Wissembourg Réfection du chemin rural « Ancienne Route de Rott » raviné 360.000
Wingen Réfection de différents chemins ruraux ravinés 120.000
Lembach Réfection de différents chemins ruraux ravinés 850.000
Seltz Réfection de chemins ruraux ravinés 600.000
Birlenbach Réfection de chemins ruraux ravinés 230.000
Surbourg Réfection de chemins ruraux ravinés 170.000
Biblisheim Réfection de chemins ruraux ravinés 170.000
Altwiller Réfection de chemins ruraux ravinés 474.000
Bischtroff Réfection de chemins ruraux ravinés 1.516.000
Butten Réfection de chemins ruraux ravinés 810.800
Burbach Réfection de chemins ruraux ravinés 565.000
Diemeringen Réfection de chemins ruraux ravinés 2.774.000
Dehlingen Réfection de chemins ruraux ravinés 192.000
Domfessem Réfection de chemins ruraux ravinés 1.056.000
Diedendorf Réfection de chemins ruraux ravinés 348.00
Drulingen Réfection de chemins ruraux ravinés 480.000
Herbitzheim Réfection de chemins ruraux ravinés 192.000
Hinsingen Réfection de chemins ruraux ravinés 316.000
Hirschland Réfection de chemins ruraux ravinés 764.000
Keskastel Réfection de chemins ruraux ravinés 640.000
Thal/Drulingen Réfection de chemins ruraux ravinés 126.000
Lorentzen Réfection de chemins ruraux ravinés 288.000
Mackwiller Réfection de chemins ruraux ravinés 112.000
Harskirchen Réfection de chemins ruraux ravinés 160.000
Sarrewerden Réfection de chemins ruraux ravinés 1.768.000
Schopperten Réfection de chemins ruraux ravinés 320.000
Sarre-Union Réfection de chemins ruraux ravinés 3.629.000
Oermingen Réfection de chemins ruraux ravinés 480.000
Ratzwiller Réfection de chemins ruraux ravinés 432.000
Voellerdingen Réfection de chemins ruraux ravinés 960.000
Siltzheim Réfection de chemins ruraux ravinés 384.000
Wolfskirchen Réfection de chemins ruraux ravinés 748.000
Zollingen Réfection de chemins ruraux ravinés 352.000
Tieffenbach Réfection de chemins ruraux ravinés 320.000
Ingwiller Réfection de chemins ruraux ravinés 256.000
Kirrberg Réfection de chemins ruraux ravinés 1.280.000
Adamswiller Réfection de chemins ruraux ravinés 1.136.000
Volksberg Réfection de chemins ruraux ravinés 384.000
Asswiller Réfection de chemins ruraux ravinés 2.240.000
Schoenbourg Réfection de chemins ruraux ravinés 764.000
Rosteig Réfection de chemins ruraux ravinés 96.000
Struth Réfection de chemins ruraux ravinés 705.000
Weyer Réfection de chemins ruraux ravinés 656.800
Berg Réfection de chemins ruraux ravinés 5.360.000
Lohr Réfection de chemins ruraux ravinés 3.290.000
Otterswiller Réfection du chemin du « Schweinheimerweg » raviné 55.000
Otterswiller Réfection des chemins ruraux : Blummattweg, Fullmattweg et Hechfeldweg 230.000
Gumbrechtshoffen Réfection du chemin rural dit « Neuenweg » raviné 1.000.000
Uhrwiller Réfection du chemin rural dit « Haulerhohl » raviné sur une longueur de 250 m 375.000
Uhrwiller Réfection du chemin rural dit « Kirchbachweg » raviné 900.000
Oberdorf-Spachbach Réfection du chemin rural dit « Schammbachweg » fortement raviné 850.000
Westhoffen Réfection des chemins « Wimweg, Reisstalweg et Balbronnerweg » ravinés 500.000
Boersch Réfection des chemins « Enggass, Geislochweg, Waldweg et Pferschweg » ravinés 420.000
Bergbieten Réfection du Scheibenbergweg, Burgweg, etc. 200.000
Molsheim Ravinement des Steinweg-Leimenweg et Hochweg 250.000
Fegersheim Réfection de 2 ouvertures dans le chemin Erlenmuhle, coupé par la crue 100.000
Fegersheim Réfection du chemin Burgweg 200.000
Hindisheim Remise en état du chemin Niederwerb 80.000
Osthouse Réfection du chemin Allmend 2.300
Sand Réfection du chemin de Niedermattweg 35.000
Ebermunster Réfection des chemins ruraux Quai de l’Ill et Postmatten ravinés par la crue 97.000
Kogenheim Réfection des chemins ruraux « Sels et Junkermatten » endommagés sur 300 m. env. 300.000
Albé Réfection de chemuns ruraux ravinés : Langfurch, Langelbach, Sommerbachweg, Hartbach 1.500.000
Andlau Réfection de chemins ruraux ravinés : Andlauerberg, Wilhelmtal, Tal, Hermannsgass, Stierwald, Geisenberg 1.700.000
Bassemberg Réfection de chemins ruraux ravinés : Oberen Weg, Kostelweg, breitenweg, Nebenweg, Rutelweg, Bilsiweg 800.000
Bernardvillé Réfection de chemins ruraux ravinés : Neuweg, Viehweg, Rebpfadweg, Eichelbergweg, rue de l’Eglise 400.000
Blienschwiller Réfection de chemins ruraux ravinés Bruchmatten, Affenberg et Kuhrain 200.000
Breitenau Réfection de chemins ruraux de la Chappelle, Hégoutte, Chamley, Rain, ravinés 550.000
Breitenbach Réfection de chemins ruraux ravinés Oberer Steinach – Kreuztann, Breitenweg, Fronenberg, Ibrand, Schleiff, Kohlbaechel 1.100.000
Châtenois Réfection de chemins ruraux ravinés Kuhläger, neuenmattenweg, Rothenberweg, Willerleweg et chemin des prés 1.100.000
Dambach-la-Ville Réfection de chemins ruraux ravinés : Lohmuhle, Kalkstal, Weybach, Gisselgesetz 1.700.000
Dieffenthal Réfection de chemins ruraux ravinés : Herrenstrasse, leibleweg, Hohlenweg 600.000
Eichhoffen Réfection de chemins ruraux ravinés : Lichtweg, Viehweg, Schwammbergweg 160.000
Fouchy Réfection de chemins ruraux ravinés Noirceux, Rouhu 1.200.000
Gertwiller Réfection de chemins ruraux ravinés Leimengrubweg, Sunnelspfadweg, Engerweg, Hollweg, Holtzgasse 170.000
Itterswiller Réfection de chemins ruraux ravionés Schwobertweg et Gasselweg 90.000
Kintzheim Réfection de chemins ruraux ravinés : Hohlgasse, Hahnenbergweg, Wickweg, Koehlthalweg, Mirmelsthalweg, Glaserweg, Eichgasse, Dreispitzweg, Thiergartenweg 1.200.000
La Vancelle Réfection du chemin rural « Neuweg » raviné 100.000
Lalaye Réfection de chemins ruraux ravinés : Carrière, Cuivehère, des Mines, Scie brûlée, Chindé, Rancinière, Bollée, Trou du Loup 800.000
Maisonsgoutte Réfection de chemins ruraux ravinés 800.000
Neubois Réfection de chemins ruraux ravinés : Schaeferei, Wolfgrub, Oben am Dorf, Schlossweg, Kreuzweg, Seidengässelweg 1.100.000
Neuve-Eglise Réfection de chemins ruraux ravinés Lange Grüter et Bornmatten 320.000
Nothalten Réfection de chemins ruraux ravinés Buchertweg, Heugasse, Schwartzberg, Sonnenhagel, Tannenberg 950.000
Orschwiller Réfection du chemin rural Steintal, raviné 1.450.000
Reichsfeld Réfection de chemins ruraux ravinés : Bergweg et Vormattweg 300.000
Scherwiller Réfection de chemins ruraux ravinés entre le village et la montagne 600.000
Steige Réfection de chemins ruraux ravinés : La Petite Grande Goutte, Pleinigoutte, Woiselingoutte, bas des Monts 900.000
St. Martin Réfection de chemins ruraux ravinés Munschbachweg, Forstweg, Rebbergweg, Kinschbergweg 200.000
St. Maurice Réfection de chemins ruraux ravinés Viehweg et Rebberg 170.000
St.Pierre Réfection de chemins ruraux ravinés : Waldweg, Hohlweg et Kieffergaessel 100.000
St. Pierre-Bois Réfection de chemins ruraux ravinés : Andelheckenweg, Scheibenberg, Altkloster, Buniweg, Heiligenfeld, Baeremberg, Unterer Rebbergweg, Oberer Rebbergweg 380.000
Thanvillé Réfection de chemins ruraux ravinés : Schlosswald, Almendweg, Heckweg, Galgenrainweg 200.000
Urbeis Réfection de chemins ruraux ravinés : Schnarupt, La Goutte, Goutte du Moulin, Goutte Henry 700.000
Valff Réfection des chemins haut et Dauphin, ravinés 80.00
Villé Réfection des chemins ruraux : ravinés Schrannweg, Illenlächelweg, Saebel- Sonnenbachweg, Weihermattenweg, Eselweg, Falsenweg, Hohlweg, Rotzenbachweg 450.000
Mittelbergheim Réfection du chemin rural « Neuerweg » raviné 140.000
Heiligenstein Réfection de chemins ruraux ravinés : Au-Weg, rue du Moenkalb, rue du sandberg 80.000
Dieffenbach-au-Val Réfection du chemin rural raviné 220.000
Goxwiller Réfection de chemins ruraux revinés : Holzpfad, Erbsäcker, Am Rebweg 130.000
Total 67.108.9000 Frs

Tableau 4

Commune ou Syndicat Nature des dégâts Dépense
Holtzheim Enlèvement d’atterrissements de gravier charriés par la Bruche sur les prés 150.000
Muttersholtz Terrain emporté par la crue de l’Ill, au lieu dit « Hambach » 100.000
Albé Remise en état de prés riverains de l’Erlenbach, recouverts de sable et graviers 100.000
Châtenois Prés et terres cultivés emportés par la Lièpvrette et le Giessen 3.200.000
Fouchy Glissement de terrain au-dessus du chemin Rouhu 300.000
Orschwiller Dépôts sur les prés de sable et graviers par le ruisseau Steinbach 250.000
Steige Eboulements de terrains au lieu dit bas-des-Monts, dépôts de sable et graviers sur les prés et terres cultivées 400.000
Thanvillé Dépôts sur les prés de graviers et de sable par le Giessen et l’Estergottgraben 60.000
Triembach-au-Val Dépôts de sable et graviers sur les prés riverains du Giessen 140.000
Villé Dépôts de sable et graviers sur les prés riverains du Giessen 350.000
Syndicat d’irrigation « Augewendt » Terrain emporté sur la rive droite du Giessen (lieu dit « Steinenkreuz ») 105.000
Total 5.155.000
Cours d'eau:Bruche, Doller, Fecht, Giessen, Ill, Largue, Liepvrette, Moder, Non classé, Rhin, Thur, Zinsel
Date:Le 13 / 1 / 1955
Localités touchées:Sélestat, Sainte-Marie-aux-Mines, Urmatt, Stattmatten, Bischwiller, Mertzwiller, Schweighouse-sur-Moder, Pfaffenhoffen, Zillisheim, Hochstatt, Froeningue, Illhaeusern, Sausheim, Colmar, Ruelisheim, Mulhouse, Illzach, Illfurth, Spechbach-le-Bas, Balschwiller, Eglingen, Saint-Bernard, Kogenheim, Meistratzheim, Gresswiller, Uhrwiller, Weyersheim, Niederroedern, Strasbourg, Turckheim, Munster, Metzeral, Fort-Louis, Lauterbourg, Holtzheim, Gerstheim, Guémar, Ostwald, Willer-sur-Thur, La Vancelle, Erstein, Lièpvre, Plobsheim, Wolxheim, Huttenheim, Benfeld, Sand, Matzenheim, Osthouse, Nordhouse, Muttersholtz, Adamswiller, Albé, Altwiller, Andlau, Asswiller, Bassemberg, Berg, Bergbieten, Bernardvillé, Biblisheim, Drachenbronn-Birlenbach, Bischtroff-sur-Sarre, Blienschwiller, Boersch, Breitenau, Breitenbach, Burbach, Butten, Châtenois, Dambach-la-Ville, Dehlingen, Diedendorf, Dieffenbach-au-Val, Dieffenthal, Diemeringen Domfessel Drulingen Ebermunster, Eichhoffen, Fegersheim, Fouchy, Gertwiller, Goxwiller Gumbrechtshoffen, Harskirchen, Heiligenstein, Herbitzheim, Hindisheim, Hinsingen, Hirschland, Ingwiller, Itterswiller, Keskatel, Kientzheim, Kirrberg, Lalaye, Lembach, Lohr, Lorentzen, Mackwiller, Maisonsgoutte, Mittelbergheim, Molsheim, Neubois, Neuve-Eglise, Nothalten, Oberdorf-Spachbach, Oermingen, Orschwiller, Osthouse, Otterswiller, Ratzwiller, Reichsfeld, Rosteig, Saint-Martin, Saint-Maurice, Saint-Pierre, Saint-Pierre-Bois, Sarre-Union, Sarrewerden, Scherwiller, Schoenbourg Schopperten, Seltz, Siltzheim, Steige, Struth, Surbourg, Thal-Drulingen, Thanvillé, Tieffenbach, Urbeis, Valff, Villé, Voellerdingen, Volksberg, Westhoffen, Weyer, Wingen, Wissembourg, Wolfskirchen, Zollingen, Obermodern-Zutzendorf
Causes:Fonte des neiges / redoux - Fortes précipitations -
Conséquences:Dommages environnementaux - Dommages fonctionnels - Dommages humains - Dommages matériels -
Source 1:Presse, "Dernières Nouvelles d'Alsace", 14 janvier 1955.
 Inondation du Giessen due aux fortes chutes de pluies dans la vallée de Villé. Les masses d'eau s'étendent dans la plaine de Selestat. Un lac immense de plus de 6 km de long s'étend jusqu'aux murs même de Selestat.
Source 2:Presse, "Dernières Nouvelles d'Alsace", 14 janvier 1955, cité dans DDT 67, Fluvial.IS, "Cartographie des zones inondables du Giessen et de la Lièpvrette selon l’approche hydromorphologique", Strasbourg, 3 mars 2011.
 Inondation de janvier 1955 à Selestat et ses environs, le Giessen a dépassé la plus haute cote enregistré depuis 1919, un immense lac de plus de 6 km de long s'étend jusqu'aux murs de la ville. A Sainte-Marie-aux-Mines, la RN entre Selestat et Sainte-Marie est inondée et le pont du chemin de fer, en amont du passage à niveau de Lièpvre, a subit des dégâts, la voie ferréee est coupée entre Selestat et Sainte-Marie.
Source 3:DDT 68, Rapport Ponts et Chaussées, ''Développement et incidences de la crue du Rhin du 24 février 1970 dans le secteur situé en aval de Strasbourg'', Drusenheim, 1970.
 La crue de janvier 1955 atteint la cote de 6.02 m à Strasbourg, pour un débit de 3 700 m3/s. A Fort-Louis, le Rhin atteint la hauteur de 6.63 m. A Lauterbourg, la crue atteint la hauteur de 8.20 m.
Source 4:Presse, "L'Alsace", 19 janvier 1955, cité dans WITH Lauriane, "Gestion et prévention du risque d’inondation : l’exemple du Plan de Prévention des Risques de la vallée de la Largue", Mémoire de Master (Histoire), Université de Haute-Alsace, Mulhouse, 2006.
 Dans L’Alsace du 19 janvier 1955 : « Comment venir en aide aux sinistrés victimes des inondations ». Lettre d’un dénommé Wasmer, député haut-rhinois, au préfet. « Mr le Préfet, Les inondations dévastent à nouveau notre département. Le problème de l’eau (inondation et sécheresse) sont décidément vitaux pour notre pays et le Conseil Général s’est heureusement donné pour mission de les faire étudier par le Comité d’Action pour le Haut-Rhin (CAHR) et d’essayer de réaliser la solution qui nous paraîtra efficace. Mais nous devons faire plus et la commission des finances et des affaires économiques qui se réunit le 25 janvier, devrait proposer au Conseil Général, qui doit se réunir dès le début du mois de février en session extraordinaire, une aide substantielle et rapide, pour soulager les détresses que nous constatons. Puis-je vous demander de nous soumettre un programme d’aide aux sinistrés ? Veuillez agréer, Mr le Préfet, l’assurance de ma haute considération. J. Wasmer, conseiller général et député. »
Source 5:DDT 67, SOGREAH, ''Étude de l'aménagement hydraulique de la basse-Bruche", 1968.
 Crue de la Bruche. Débit estimé à Holtzheim : 190 m3/s. Cette crue a inondé largement la plaine et a causé des dégâts (érosions de berges).
Source 6:ADAM Olivier, ''La crue de la Bruche de février 1990 et sa prise en compte dans l'aménagement du territoire'', Mémoire de Maitrise (Géographie), Université Louis Pasteur de Strasbourg, 1998.
 Crue de la Bruche.
Source 7:Presse, "L'Alsace", 14 janvier 1955, cité dans WITH Lauriane, "Gestion et prévention du risque d’inondation : l’exemple du Plan de Prévention des Risques de la vallée de la Largue", Mémoire de Master (Histoire), Université de Haute-Alsace, Mulhouse, 2006.
 La neige, la pluie et les inondations sont présentes partout en France. Les routes et ponts noyés le 13 janvier ne le sont plus et la circulation est rétablie sur le tronçon de route situé à la périphérie des communes de Balschwiller et Ueberkumen. L’eau envahit les prés qui s’étendent autour de Balschwiller, mais la commune elle-même a été épargnée jusqu’à aujourd’hui (14 janvier). Dans le seul secteur de la scierie située dans le point le plus bas de l’agglomération, on a signalé de l’eau dans lesuse du Soultzbach). La situation menace de devenir plus dangereuse à Brinighoffen dont les rues étaient partiellement envahies par les eaux de la Largue. A deux endroits, les agriculteurs ont du évacuer les bêtes des étables inondées. Des caves (à ca deux côtés de la route qui mène de Brinighoffen à Illfurth, les prés sont inondés et par endroit, l’eau avance jusque vers la route. L’Ill et la Largue sorties de leur lit ont transformé les terres en un immense lac qui s’étend à perte de vue et d’où n’émergent plus que les arbres dénudés.
Source 8:WOESSMER Jean-Pierre,''Étude sommaire de faisabilité d'une zone de rétention des crues de la Bruche en amont de l'agglomération strasbourgeoise'', Compte-rendu de stage effectué au service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1970.
 Crue de la Bruche. Débit reconstitué à Holtzheim : 164 m3/s pour une période de retour de 20 ans.
Source 9:DESCOMBES René, "L’eau dans la ville, des métiers et des hommes", Strasbourg, Ed. Ronald Hirlé, 1995.
 Crue du Rhin et de l'Ill avec un débit maximum de l'Ill au pont de Gerstheim de 620 m3/s.
Source 10:Administration générale du génie rural et de l'hydraulique agricole, "Dégats aux cours d'eau endommagés par les crues de janvier 1955'', Strasbourg, 1957, cité dans Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 1069 W 54.
 Dégâts aux cours d'eau endommagés par les crues de janvier 1955 à Urmatt.
Source 11:DDAF 67, Rapport du service d'annonce des crues, ''Les inondations de février 1990 dans le département du Bas-Rhin'', non daté.
 Le Giessen à Selestat atteint la hauteur de 2.48 m. Le Fecht à Guemar atteint la hauteur de 2.65 m. L'Ill à Illhaeusern atteint la hauteur de 2.81 m. L'Ill à Kogenheim atteint la hauteur de 2.67 m. Au pont de Gerstheim, l'Ill atteint la hauteur de 3.06 m. La Bruche à Wolxheim atteint la hauteur de 3.03 m. L'Ill à la Montagne Verte atteint la hauteur de 2.57 m. L'Ill à Ostwald atteint la hauteur de 2.63 m.
Source 12:Presse, "Dernières Nouvelles d'Alsace", 18 et 19 janvier 1955.
 A Stattmatten, la crue de la Moder a fait de nombreux dégâts. Une maison a du être évacuée et plusieurs autres sont isolées. Une nouvelle brèche dans le lit de la Moder a transformé en un immense lac tout le territoire au sud de la localité et donné naissance à un torrent qui traverse jardins, étables, caves et logements. Le pont de la Moder a été endommagé mais ne s'est pas rompu. Les plus grands dégâts sont causées dans des entreprises industrielles de Bischwiller. La ligne de chemin de fer Haguenau-Bitche est coupée entre Mertzwiller et Niederbronn. Plusieurs routes sont encore inondées, tandis que la communication routière entre Schweighouse-sur-Moder et le quartier industriel de la gare où l'on signale de nombreux dégâts, n'est pas encore rétablie du fait que le pont sur la Zinsel a été démoli. Le village de Mertzwiller est isolé et coupé en deux par les eaux de la Zinsel.
Source 13:METRAL Mathieu, "Connaissance et cartographie de l'aléa inondation de la Moder, entre Ingwiller et Pfaffenhoffen (Bas-Rhin)", Travail de fin d'études (ENGEES), Strasbourg, 2005.
 En retrait dans le Haut-Rhin, l'inondation a submergé le Bas-Rhin où la situation est catastrophique. On signale plusieurs morts. Des ponts se sont écroulés. Des digues ont été rompues. Le débit des rivières et des canaux bat tous les records. Des maisons ont été évacuées. Les dégâts sont considérables de Selestat à Wissembourg. Premiers bilans dans le Haut-Rhin : les dégâts subis par les particuliers dans la seule région de Colmar atteindraient 2 milliards. Une catastrophe évitée de justesse près de Carspach : un glissement de terrain submerge partiellement la voie ferrée Belfort-Mulhouse. Près de 4 000 arbres déracinés dans le Val de Liepvre : la tempête est passée par là.
Source 14:METRAL Mathieu, "Connaissance et cartographie de l'aléa inondation de la Moder, entre Ingwiller et Pfaffenhoffen (Bas-Rhin)", Travail de fin d'études (ENGEES), 2005.
 Stattmatten, après que la Moder eut débordé en de nombreux endroits pendant la nuit du samedi à dimanche et inondé d'immenses étendues et le bas village, la situation s'est encore aggravée pendant la journée de lundi. Une nouvelle brèche permit aux eaux d'inonder la ferme Schweykart. Cinq autres maisons sont isolées et ne peuvent être atteintes qu'au moyen de barques. Toutes les caves de la localité sont sous l'eau. La Moder dont les eaux continuent à monter menace de détruire le pont qui a dû être interdit à toute circulation. De Pfaffenhoffen, on nous signale que la crue de la Moder de dimanche dernier a été plus désastreuse que celle du 15 janvier 1948. Les flots sont montés jusque vers la mairie, pénétrant dans toutes les maisons du quartier situées à proximité de la rivière.
Source 15:Administration générale du génie rural et de l'hydraulique agricole, "Dégats aux cours d'eau endommagés par les crues de janvier 1955'', Strasbourg, 1957, cité dans Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 1069 W 54.
 Les perturbations du 11 au 16 janvier 1955, un réchauffement important accompagné d'abondantes précipitations, sont à l'origine des crues de 1955. De plus, le sol encore gelé, donc imperméable, a réduit les possibilités d'infiltration. Ce réchauffement a entrainé une crue exceptionnelle du Rhin, qui a atteint 6 m à Strasbourg le 16 janvier (cote qui n'avait pas été atteinte le depuis le 15 juin 1876). Les rivières ont atteint ou dépassé le niveau des plus grandes crues enregistrées. L'Ill à Kogenheim atteint 2.67 m le 16 janvier (2.56 m en 1947-1948 et 2.67 m en 1919). La Bruche à Wolxheim atteint 3.05 m le 16 janvier (2.97 m en 1947-1948). La Moder au pont de Pfaffenhoffen dépasse de 40 cm le niveau de la crue de 1910. La Lièpvrette à la Vancelle atteint 2.64 m le 12 janvier (2.65 m en 1889 et 2.25 m en 1947). Les agglomérations touchées par les inondations le long de la vallée de l'Ill, de la Bruche, mais surtout de la Zorn, de la Moder et de l'Eichel sont très nombreuses. Plus d'une cinquantaine de communes ont été gravement endommagées.
Source 16:Presse, "L'Alsace", 13, 14 et 15 janvier 1955.
 A Illzach, le niveau de la doller et de l'Ill est monté de 0.70 au dessus du niveau habituel. Le côté gauche du ban communal de Sausheim a été inondé. A Colmar, le Ladhof est inondé. A Ruelisheim, plusieurs caves inondées dans la partie village direction d'Ensisheim. Les champs étaient complètement inondés. A Illhaeusern, les maisons sont sous l'eau. A Colmar, le niveau est 30 cm plus bas qu'en 1947. Il y avait 2 m d'eau dans le quartier de la Speck. Les caves d'Illhaeusern sont sous l'eau. Les prés entre Zillisheim, Hochstatt et Froeningen sont inondés.
Source 17:Presse, "L'Alsace", 14 et 15 janvier 1955, cité dans LEHMANN Camille, "Chronique des inondations à Mulhouse (1470-1966)", dans Bulletin du Musée Historique de Mulhouse, n° 75, 1967.
 Puis après quelques années de tranquillité, les inondations recommencent à se produire à proximité de notre ville. L'ALSACE du 14.1.1955 nous en donne les informations ci-après : « Les rivières en crue causent d'importants dégâts dans toute la région ... A Mulhouse et dans les environs, la situation s'est légèrement améliorée dès hier matin, à la suite de l'arrêt des fortes pluies. Le niveau de l'eau qui par endroit était montée de façon inquiétante dans la journée de mercredi, a diminué hier dans des proportions variant entre 50 centimètres et un mètre. ll ne reste pas moins que les rivières, notamment l'Ill et la Doller, transformées en torrents et charriant des eaux boueuses, inondent de vastes étendues de terre. Les routes et les ponts par contre, entre autre le petit pont en bois entre Illzach et Sausheim, qui étaient noyés sous l'eau, étaient hier, vers midi, complètement dégagés et rendus à la circulation. Le même journal, dans son édition du 15.1.1955, donne les informations supplémentaires ci-après : « L'Ill, dont les eaux se sont fortement gonflées dans la journée d'hier, a inondé les prés entre Zillisheim et Hochstatt et submergé la route qui relie les deux communes et qui de ce fait est interdite à la circulation. Un de nos amis de Zillisheim, auquel nous avons demandé où et comment il passe habituellement ses vacances, nous a répondu : « Le plus souvent dans ma cave pour vider l’eau, et furieux, il ajoute, qu'il maudit alors les appels téléphoniques de ses amis qui le dérangent dans son travail en répétant ostensiblement à l'eau ! à l'eau ! à l'eau! Heureusement une volonté d'acier s'est implantée dans l'esprit de nos édiles pour en finir avec toutes ces inondations pénibles, coûteuses et quelque fois dramatiques ! Etant donné qu'à chaque crue importante, les eaux envahissaient la cuvette entre Brunstatt et Didenheim, l'Administration Municipale a repris en main son projet de régularisation de l'Ill datant de 1934. Cette régularisation doit s'étendre, comme celle de la Doller, sur un parcours de 1 400 mètres. Elle prendra son origine en amont du pont de la route de Brunstatt et finira au canal de décharge en aval de 260 mètres du pont de chemin de fer. Les travaux de régularisation de l'Ill ont été commencés en 1956.
Source 18:CLEISS Matthias, "Flussgeschichte der Thur (Südvogesen) unter besonderer Berücksichtigung des anthropogenen Einflusses", Wiss. Arbeit zur 1. Staatsexamensprüfung f. d. Lehramt an Gymnasien (Physische Geographie), Université de Freiburg, 2003.
 Besser erforscht ist hingegen das Hochwasser im Januar 1955, bei dem die neu erbaute Station Willer-sur-Thur eine maximale Abflussmenge von 170 m3/s messen konnte.
Source 19:Presse, "L'Alsace", 13 janvier 1955, cité dans WITH Lauriane, "Gestion et prévention du risque d’inondation : l’exemple du Plan de Prévention des Risques de la vallée de la Largue", Mémoire de Master (Histoire), Université de Haute-Alsace, Mulhouse, 2006.
 Inondations dans le Sundgau dans la région de Balschwiller, Eglingen et Enschingen (Saint Bernard). La route menant de Illfurth à Spechbach-Le-Bas est sous les eaux. Les autorités communales se sont préoccupées de la situation et afin d’éviter toute catastrophe, toutes les routes menacées sont fermées à la circulation. Les inondations de 1955 sont le résultat d’une période très froide suivie d’un redoux accompagné de pluies et de vents forts, ce qui a fait augmenter le débit des rivières.
Source 20:Archives municipales de Strasbourg (AMS), 153 W 23.
 Hautes Eaux janvier 1955 : Rhénomètre Strasbourg : 13.1.1955, 14h : 4,70 m. 14.1.1955, 10 h : 5,32 m. 14.1.1955, 14 h : 5,38 m. 15.1.1055, 9 h : 5,52 m. 15.1.1955, 15.30 h : 5,66 m.
Source 21:Ministère de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, "L'évaluation préliminaire des risques d'inondation 2011. Bassin Rhin"
 « Les origines de la crue de janvier 1955 sont classiques : de fortes pluies associées à un redoux généralisé. Le fait que les sols soient encore gelés au moment de l’arrivée des précipitations a joué un rôle aggravant en réduisant les possibilités d’infiltration et par conséquent en augmentant la part du ruissellement et en accélérant le transfert vers les cours d'eau avec un effet aggravant sur les débits et les pointes de crues. Le rapport de l’ingénieur en chef du Génie Rural sur cet événement fait mention de la durée particulièrement longue de l’épisode pluvieux avec comme conséquence des conjonctions de crues extrêmes sur les 3 grands cours d'eau que sont le Rhin, l'Ill et la Bruche. La crue est exceptionnelle sur le secteur de l’Ill aval et plus globalement dans tout le département du Bas-Rhin, y compris sur les bassins versants du nord du massif (Moder, Zorn, Seltzbach, etc...). Aux échelles suivantes, les rivières atteignent ou dépassent les plus grandes crues enregistrées pour l’époque : Ill à Kogenheim : 2.67 m le 16 janvier 1955 (idem maximum connu de 1919) ; Moder au pont principal de Pfaffenhoffen : + 40 cm au-dessus de la crue historique de 1910 ; canal de décharge de l'Ill vers le Rhin au pont de Gerstheim et en amont immédiat du barrage de Plobsheim : 3.06 m (respectivement 4.69 m) contre un maximum de 2.84 m (respectivement 4.49 m) en 1910 (Source : « Description de la crue de janvier 1955 », l’Ingénieur en Chef du Génie rural, Strasbourg, le 24 janvier 1955) ». « C’est sur le dispositif de protection de l’agglomération strasbourgeoise contre les crues de l'Ill, à hauteur du canal de décharge vers le Rhin entre Erstein et Plobsheim, que sont concentrées les principales difficultés de gestion durant cette crue de janvier 1955. (...) Au-delà du cas particulier de la protection de Strasbourg la crue de janvier 1955 a touché une cinquantaine de communes qui ont été gravement endommagées. Ces communes sont situées principalement le long des vallées de l'Ill, de la Bruche, de l’Ehn, de l’Andlau et surtout de la Zorn, de la Moder et de l’Eichel (bassin de la Sarre). Les communes les plus touchées sont Kogenheim, Meistratzheim, Gresswiller, Pfaffenhoffen, Uhrwiller, Weyersheim, Niederroedern (Source: « Description de la crue de janvier 1955 », l’Ingénieur en Chef du Génie rural, Strasbourg, le 24 janvier 1955). A noter que dans l’agglomération strasbourgeoise, des phénomènes de remontées de nappes ont été décrits entraînant l’inondation partielle de plusieurs quartiers (Montagne Verte, Meinau, Elsau, Robertsau) et de multiples dégâts, notamment les équipements (chaudières…) et marchandises entreposées dans les sous-sols ». (Source : articles du journal Dernières Nouvelles d’Alsace, 18 janvier 1955) ». « Cette crue a justifié le déclenchement par le Préfet du plan de crise « Orsec » (pour organisation des secours). Dans le département du Haut-Rhin, la digue de la Lauch a cédé à hauteur de Colmar entraînant l’inondation de la totalité des quartiers sud de la ville (Note de présentation du PPRi de l'Ill, D.D.A.F 68, décembre 2006). Pour le seul département du Bas-Rhin, les dégâts de toutes natures (les infrastructures hydrauliques ont été très éprouvées et ont nécessité d’importants travaux de remise en état) sont évalués à environ 700 millions de francs (valeur 1955) (Rapport de l’ingénieur du Génie Rural daté du 01 février 1955). A noter enfin que suite à cette crue, la capacité d’évacuation du canal de décharge des crues de l'Ill vers le Rhin a été portée de 600 m3/s aux alentours de 1000 m³/s.
Source 22:LAMEY Joëlle, "Caractéristiques, perceptions et acteurs du risque d’inondation : le cas de la vallée de la Fecht, XXème – XXIème siècles", Mémoire de Master (Histoire) Université de Haute-Alsace, Mulhouse, 2006.
 A Turckheim, « la berge est creusée aux abords de la station électrique. […] La digue en amont du pont de la gare est endommagée, ce qui a provoqué un effondrement de terres. A Munster, le quartier Leymel est inondé. […], Les caves des maisons situées rue du Parc, les jardins dans le quartier du Nagelstall sont dévastés et les clapiers ont été emportés. A Metzeral, les eaux menacent le quartier de Buhl. La plupart des prés de la vallée de Munster sont inondés. […] A la scierie Olry [Turckheim], un mur de 80 cm d’épaisseur, séparant la Fecht du canal d’approvisionnement de l’usine, est emporté sur 40m. Plusieurs maisons du village ont leur cave inondées ; l’eau y atteint les 50 centimètres. Suite à cette inondation, le Conseil Général du Haut-Rhin vote un crédit spécial de 5 Millions de francs en faveur des sinistrés, en février 1955 ».
Source 23:Sapeurs-pompiers de Mulhouse, "Rapport d'intervention des sapeurs-pompiers de Mulhouse", 31 décembre 2001, cité dans ANSEL Romain, "Le risque d’inondation à Mulhouse aux XIXe siècle et XXe siècle", Mémoire de Master (Histoire), Université de Haute-Alsace, Mulhouse, 2008.
 Rues touchées par les inondations des 13, 14 et 15 janvier : rue d'Illzach, rue St. Antoine, rue de la Mer Rouge, rue des Sapeurs pompiers. Cause : Tempête/Orage.
Source 24:Presse, "L'Alsace", 30 et 31 janvier 1955, cité dans WITH Lauriane, "Gestion et prévention du risque d’inondation : l’exemple du Plan de Prévention des Risques de la vallée de la Largue", Mémoire de Master (Histoire), Université de Haute-Alsace, Mulhouse, 2006.
 La crue de la Largue de la semaine passée a fait des dommages considérables aux cultures (avoine d’hiver, blé, colza ont été submergés) mais aussi aux terres (dégradées, ravinées, dépôts de sable et cailloux).
Source 25:Presse, "L'Alsace", 19 janvier 1955, cité dans WITH Lauriane, "Gestion et prévention du risque d’inondation : l’exemple du Plan de Prévention des Risques de la vallée de la Largue", Mémoire de Master (Histoire), Université de Haute-Alsace, Mulhouse, 2006.
 Les dégâts (seulement les biens des particuliers) ont été estimés à 1 million de francs pour la seule région de Colmar. Le ministre de l'Intérieur a débloqué 50 millions de francs pour venir en aide à tous les gens sinistrés du pays. Sur cette somme, 1,750 million de francs a été octroyé au département du Haut-Rhin.
Source 26:Presse, "L'Alsace", 22 janvier 1955, cité dans WITH Lauriane, "Gestion et prévention du risque d’inondation : l’exemple du Plan de Prévention des Risques de la vallée de la Largue", Mémoire de Master (Histoire), Université de Haute-Alsace, Mulhouse, 2006.
 Nous savons seulement qu'un chien a été sauvé des eaux e la Largue en crue et que les terres inondées près d'Enschingen-Brinighoffen ont accueilli d'importantes bandes de canards sauvages.
Source 27:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 456 D 38.
 Rapport du Préfet du Bas-Rhin relatif aux inondations de février 1958, 1ère session ordinaire de mai 1958. Comparaison des précipitations ayant provoqué les crues de 1947, 1955 et 1958. Cf. Tableau 1 ci-dessus.
Source 28:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 456 D 18.
 Lettre de l’ingénieur en chef du génie rural au Ministre de l’agriculture, s/c. du Préfet du Bas-Rhin, 22 octobre 1955, Strasbourg : « Par rapport C N° 2672, je vous ai adressé un rapport accompagné d’états justificatifs en vue d’obtenir pour le département du Bas-Rhin des crédits exceptionnels en vue de la réparation des dégâts des crues de janvier 1955. La loi N° 55-1059 du 6 août 1955 a entretemps prévu l’ouverture d’un crédit d’engagement de 4 milliards de francs pour les travaux en question, mais aucun mesure d’application n’est intervenue à ma connaissance qui puisse permettre l’engagement prochain des travaux dans le département du Bas-Rhin. Or, l’exécution des travaux de réparation est maintenant très urgente à l’approche de la mauvaise saison. Les ouvrages hydrauliques à préparer constituent maintenant des points faibles dans le système de protection contre les inondations et des crues, même d’importance moyenne, pourraient avoir de graves conséquences pour les personnes et les biens. (...) »
Source 29:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 456 D 18.
 Rapport du Préfet relatif à la réparation des dégâts de crues de janvier 1955, 11 avril 1956, Strasbourg : « Par circulaire N° 18 AGJ/F du 16 mars 1955 – annexée au dossier – M. le Ministre de l’Agriculture m’a notifié le montant des crédits destinés à l’octroi de subventions pour la réparation des ouvrages d’hydraulique et de voirie agricoles détruits par les inondations survenues au cours du 1er semestre 1955. Pour la voirie, le taux de subvention admis est de 70 % et le montant de la subvention de 21 millions de francs, ce qui correspond à un programme de 30 millions. (...) Pour les ouvrages d’hydraulique agricole, le taux maximum prévu est de 80 % et le montant de la subvention de 59.680.000 frs (...) Ce montant de travaux est nettement insuffisant, compte tenu des besoins légitimes exprimés. En effet, les dégâts causés aux cours d’eau et ouvrages d’hydraulique dépendant des collectivités locales s’élevaient, selon une première estimation faite au mois de février 1955, à 54 millions. A cette estimation, il convient d’ajouter un certain nombre de travaux rendus indispensables à la suite des crues, le montant de ces derniers travaux étant de 133 millions (listes annexées au dossier). (...) Le département du Bas-Rhin avait déjà apporté son concours à la réparation des dommages de cures après les inondations de décembre 1947 / janvier 1948, en accordant un crédit de 10 millions de francs destiné à diminuer la part des collectivités dans la dépense des travaux engagés en vertu de la loi du 21 mars 1948. Il serait souhaitable qu’après les inondations catastrophiques de janvier 1955 dont l’ampleur a même dépassé celle de 1947/1948, le département apporte aux collectivités sinistrées (communes, syndicats de communes, syndicats fluviaux et d’irrigation) un concours analogue qui contribuerait à la remise en état des ouvrages d’hydraulique agricole. (...) ».
Source 30:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 456 D 18.
 Lettre du Secrétariat d’État à l’agriculture au Préfet du Bas-Rhin, 16 mars 1956, Paris : « La loi N° 55-1059 du 6 août 1955 a ouvert les crédits globaux nécessaires à la réparation des dégâts causés par les calamités publiques survenues au cours du premier semestre de l’année 1955, aux voies de communication, aux ouvrages d’hydraulique et aux ouvrages des services publics départementaux et communaux. (...) J’ai l’honneur de vous faire savoir qu’après avis du Conseil Supérieur des Eaux et du Génie Rural, j’ai décidé, par arrêté de ce jour, d’affecter à votre département, une somme de 80.680.000 francs destinée à l’octroi de subventions pour la remise en état : - des ouvrages d’hydraulique agricole, à l’exclusion des ouvrages de défense contre les eaux, qui seront subventionnés par M. le Secrétaire d’État aux Travaux Publics aux Transports et au Tourisme ; - des chemins d’intérêt agricole ; - des ouvrages des services publics de distribution d’eau potable. Cette somme, qui a été calculée en tenant compte des évaluations que vous m’avez fait parvenir, en application des dispositions de ma circulaire N° 14 AGJ/F du 16 février 1955, est à répartir, en principe, de la manière suivante ; 59.680.000 Fr pour les travaux d’hydraulique agricole, 21.000.000 Fr pour les travaux intéressant la voierie et les services de distribution d’eau potable. (...) ».
Source 31:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 456 D 18.
 Lettre du Secrétaire général pour le Préfet du Bas-Rhin au Ministre de l’agriculture, 5 novembre 1955 : « Objet : réparation des dégâts des crues de janvier 1955. J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint un rapport établi par l’Ingénieur en Chef du Génie Rural du département du Bas-Rhin et demandant que les crédits nécessaires à l’exécution des travaux de réparation des dommages causés aux ouvrages de protection contre les crues par les inondations de janvier 1955 soient délégués dans les plus brefs délais. Les arguments invoqués par l’Ingénieur en Chef correspondent strictement à la réalité et si l’on veut éviter qu’avec le retour de la mauvaise saison ne se reproduisent des inondations rendues encore plus graves par suite de la faiblesse de certains ouvrages hydrauliques, il serait indiqué que les réparations indispensables puissent être effectuées dès à présent (...) ».
Source 32:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 456 D 18.
 Lettre de l’Ingénieur en chef du Génie rural au Ministre de l’agriculture, 22 octobre 1955, Strasbourg : « Objet : réparation des dégâts des crues de janvier 1955. (...) Par rapport C N° 2672, je vous ai adressé un rapport accompagné d’états justificatifs en vue d’obtenir pour le département du Bas-Rhin des crédits exceptionnels en vue de la réparation des dégâts des crues de janvier 1955. (...) »
Source 33:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 456 D 18.
 Lettre adressée au Conseiller Général, 29 octobre 1955, Strasbourg : « Comme suite à votre demande, j’ai l’honneur de vous faire parvenir, ci-joint, un projet de lettre concernant la demande de crédits pour la réparation des dégâts des crues de janvier 1955 dans le département du Bas-Rhin (...) ».
Source 34:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 456 D 18.
 Lettre de l’ingénieur en Chef du Génie rural au Ministre de l’agriculture, 23 mars 1955, Strasbourg : « Par rapport C N°1001 du 1er février 1955, je vous ai adressé un rapport accompagné d’états justificatifs pour vous permettre d’engager la procédure d’attribution de crédits exceptionnels de réparation de dégâts de crues. (...) J’ai l’honneur de vous faire parvenir, ci-joint, les états annoncés qui annulent et remplacent ceux qui étaient joints à mon rapport précité du 1er février 1955. Ces états ont été répartis en 4 tableaux qui correspondent un par un à ceux du 1er février et appellent de ma part les explications suivantes : Tableau I : Etat des dégâts aux cours d’eau et ouvrages hydrauliques dépendant des collectivités locales. D’après les dernières estimations, le montant des dégâts de crues a été porté à 54.000.000 frs. Tableau I bis : Dégâts aux cours d’eau domaniaux (pour mémoire). Cet état a été ajouté dès maintenant pour mémoire pour compléter l’évaluation des dégâts des crues de janvier 1955. Toutefois, cet état n’est pas compté dans les conclusions financières du présent rapport et fera l’objet de propositions distinctes ultérieures dans le cadre de la gestion de l’Ill Navigable et de ses dépendances. Le montant des dégâts est estimé à 10.300.000 frs. Tableau II : Etat des dégâts aux chemins ruraux. L’estimation définitive des dégâts s’élève à 67.108.900 frs. Tableau II bis : Dégâts aux terres signalés au Service du Génie (pour mémoire). (...) Tableaux III et IV : Etat des travaux hydrauliques urgents à effectuer pour améliorer les conditions d’écoulement des cours d’eau. Le montant des deux tableaux s’élève au total à 382.510.000 Frs. (...) Tableau III bis – Travaux d’amélioration urgents sur les cours d’eau domaniaux (pour mémoire). (...) Conclusions. Les tableaux joints au présent rapport confirment l’étendue du véritable désastre qu’ont causé dans le département du Bas-Rhin les inondations exceptionnelles de janvier 1955. Ces états font ressortir également l’ampleur des travaux d’amélioration à entreprendre sur les cours d’eau non navigables si l’on veut, non seulement réparer les dégâts, mais surtout éviter le retour de la catastrophe. (...) ».
Source 35:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 456 D 18.
 Etat I bis (pour mémoire) des dégâts de la grande crue janvier 1955 – dégâts aux cours d’eau domaniaux (Ill Navigable et ses dépendances). Cf. Tableau 2 ci-dessus.
Source 36:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 456 D 18.
 Etat II des dégâts aux chemins ruraux (classification d’après la localisation géographique) causés par la grande crue janvier 1955. Cf. Tableau 3 ci-dessus.
Source 37:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 456 D 18.
 Etat II bis des dégâts aux terres sigalés au Service du Génie Rural (classification d’après la localisation géographique) causés par la grande crue janvier 1955. Cf. Tableau 4 ci-dessus.
Source 38:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 456 D 18.
 Lettre de l’Ingénieur en chef du génie rural au Préfet du Bas-Rhin, 26 février 1955, Strasbourg : « Objet : Réparation des dégâts causés par les inondations de janvier 1955. Comme suite à la circulaire AGJ.F N° 14 du Ministère de l’Agriculture en date du 16 février 1955, j’ai l’honneur de vous donner, en vue de leur transmission à M. le Ministre de l’Agriculture, les renseignements demandés. Dès le 1er février 1955, j’avais envoyé, sous votre couvert, à M. le Ministre de l’Agriculture, une première estimation des dégâts de crues. Les chiffres ci-dessous résultent d’une enquête plus précise effectuée par mon service. Je vous en transmets aujourd’hui les résultats globaux en vous précisant que les états détaillés correspondants seront transmis très prochainement, par votre intermédiaire, à M. le Ministre de l’Agriculture. 1°) dégâts aux installations d’alimentation en eau potablme des communes rurales : néant. 2°) Dégâts aux chemins ruraux non reconnus et aux chemins d’exploitation présentant un intérêt collectif certain : 67.400.000 ,- Frs. 3°) dégâts aux ouvrages d’hydraulique agricole appartenant aux collectivités et établissement publics : 53.300.000 ,- Frs. 4°) dégâts aux ouvrages réalisés sous le régime de la loi du 7 juin 1951 : Néant. Je note que ces chiffres ne comprennent ni les dégâts aux cours d’eau domaniaux, ni les dégâts privés (dégâts aux terres notamment). »
Source 39:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 456 D 38.
 Retranscription des interventions lors de la réunion d’information relative aux crues de février 1958, 26 février 1958 à 11h30, l’hôtel de la Préfecture à Strasbourg : « (…) Egalement à Pfaffenhoffen la hauteur de crue de 1955, était une des plus importantes connues ; elle a été atteinte dans l’après-midi du dimanche. Mais en aval, la crue n’a pas été aussi importante et à Haguenau la différence était d’environ en moins de 60 cm. Ceci peut s’expliquer par le fait que la rivière n’a pas eu une crue aussi importante qu’en 1955. (…) Pour la Bruche, la crue était nettement inférieure aux crues précédentes avec une hauteur d’eau maxima à Wolxheim de 2,m90, alors que c’était 3,m05 en 1955. Le résultat favorable a été qu’à Strasbourg qui reçoit les eaux de la Bruche, la crue n’a pas eu l’importance des grandes crues précédentes et que, notamment, le maximum de l’Ill à la Montagne Verte a été de 2,m22 alors qu’on avait eu en 1955, une hauteur de 2m44, donc 22 cm plus bas. Enfin, au sud du département, on peut dire que la crue a été également d’importance moyenne. C’est une crue appréciable, mais malgré tout, elle n’a pas du tout atteint l’importance des grandes crues précédentes. C'est ainsi, pour ne pas rentrer dans les détails, puisque ceux-ci nous amèneraient un peu loin, que nous avons eu un débit maximum de l’Ill en amont d’Erstein de 320 m3 par seconde, alors qu’en 1955 ce débit étaient d’environ 550 m3 par seconde. Il est vrai que, d’autre part, un élément plus favorable, qui nous sera confirmé par mon collègue de la navigation, est que le Rhin n’avait pas atteint les hauteurs connues en 1955, ce qui fait que le déroulement de la crue dans le sud du département, sauf certains incidents locaux, n’a pas eu du tout l’importance qu’il avait eu trois ans auparavant. Sans vouloir anticiper sur la suite, je dois dire que dans le dispositif de protection de Strasbourg contre les inondations, on a eu immédiatement le fruit de tous les travaux qui avaient été faits d’après les crues de 1955, ce qui a diminué l’importance de ces crues qui est d’importance moyenne. Pour essayer de situer en plus l’importance de la crue je vous dirai que sur le canal de décharge, nous avions atteint en 1955 4,m49 au barrage de Plobsheim, sur les digues du canal de décharge, alors que cette fois-ci le maximum qui avait été observé sur les mêmes digues du canal de décharge a été de 3,m60. Il y a donc une différence au point de vue de la hauteur. Pour terminer un mot de l’Alsace bossue : la question de l’Eichel. L’Eichel a eu une crue qui n’a pas atteint l’importance de 1955, qui a atteint une hauteur de 2,m90, alors que nous avions atteint en 1955 une hauteur très supérieure. M. MARCHAL – Je puis simplement vous donner les indications suivantes : en ce qui concerne le Rhin, il n’y a pas eu de problème, au début de février, parce que nous n’avons même pas atteint la cote d’alerte. Il n’y a pas eu de véritable crue du Rhin. Il y avait une petite crue : on a atteint 4,m40, c’est-à-dire une cote nettement inférieure à la cote d’alerte qui est 5 m et encore plus inférieure à la cote de crue ; elle était de 6 m pour cette nuit, 5,m03 le matin ; mais déjà à 4,m95, le Rhin enjambe la cote d’alerte. Mais elle n’est pas très grave en tant qu’alerte, on peut encore naviguer j’jusqu’à cette cote et on est à 1 mètre plus bas que la crue de janvier 1955. (...) »
Source 40:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 456 D 18.
 Lettre d'un habitant d'Obermodern à la préfecture du Bas-Rhin, 27 février 1958, Obermodern : « An die Prefektur in Strasbourg erlernte ich mir selbst ein gar Worte zu schreiben. Es handelt sich wegen bestandigem Hochwasser. Ich wohne direkt an der Moder und bekomme blos allein im Dorf Hochwasser. Am 9.2.58 stand das Wasser in der Wohnüng 55 cm hoch Keller und Werkstadt ebenvals. In den letzten Tagen ist sie 2 mal übergelaufen und jedesmal hab ich ernent Schaden. Im Jahre 1955 den 17.1 stand das Wasser in der Wohnüng 65 cm hoch 24 Stunden lang. Ich hab dermals fürchbar Schaden gehabt. Man hat mir versprochen mich zu Unterstügen. Ich weis nicht wo sich mich him soll wenden (…) ».

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