ORRION | Avril 1983

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Avril 1983

Cours d'eau:Bruche, Doller, Fecht, Giessen, Ill, Largue, Lauch, Liepvrette, Moder, Mossig, Non classé, Rhin, Thur, Zorn
Date:Le 7 / 4 / 1983
Localités touchées:Sélestat - Strasbourg - Geudertheim - Mommenheim - Brumath - Saverne - Molsheim - Villé - Soultzeren - Eschbach-au-Val - Morschwiller-le-Bas - Lutterbach - Logelheim - Sundhoffen - Sainte-Croix-en-Plaine - Illhaeusern - Lautenbach-Zell - Cernay - Guémar - Ostheim - Appenwihr - Ernolsheim-Bruche - Muttersholz - Hilsenheim - Reiningue - Ensisheim - Didenheim - Wisches - Hoerdt - Seltz - Ostwald - Soultz-les-Bains - Kogenheim - Gerstheim - Wolxheim - Oberschaeffolsheim - Dannemarie - Willer-sur-Thur - Colmar - Schweighouse-sur-Moder
Causes:Fonte des neiges / redoux - Fortes précipitations -
Conséquences:Dommages environnementaux - Dommages fonctionnels - Dommages humains - Dommages matériels -
Source 1:DREAL Alsace, "Les crues de 1983 en Alsace et en Lorraine", Mosella, Revue du Centre d ’ Etudes Géographiques de l ’ Université de Metz, Tome XV, 1985.
 En avril, des précipitations très abondantes sur la majeure partie du Massif vosgien ont engendré des crues importantes tout particulièrement sur les hauts bassins des principaux affluents vosgiens de l'Ill. La Doller enregistre un débit de 128 m3/s à Reiningue, la Thur enregistre un débit de 132 m3/s au niveau d'Ensishein alors que sur l'Ill en amont de Mulhouse on relève un débit relativement faible de 81 m3/s à Didenheim. Au nord de l'Alsace, le Giessen à Selestat enregistre un débit de 97 m3/s. Plus au nord, la Moder à Schweighouse-aval atteint 62 m3/s à Wisches. Pour la crue de la Bruche, la période de retour est de 40 ans.
Source 2:DIREN Alsace, SEMA, ''Liste des crues supérieures à 45m3/s, rivière Bruche, période 1949-2004", non daté.
 Crue de la Bruche. A Wisches, la rivière atteint une hauteur de 2.10 m et enregistre un débit de 120 m3/s. La période de retour est égal à 20 ans.
Source 3:Presse, "L'Alsace", 12 avril 1983.
 La crue d'avril 1983 touche les communes du Bas-Rhin. Une quarantaine de routes sont coupées. Les ponts névralgiques se situent surtout autour de la vallée de la Bruche où dès Molsheim certaines voies sont fermées. Dans la vallée de la Zorn vers Mommenheim, Brumath, Saverne et quelques communes situées au pied du Kochersberg, la circulation est également perturbée. La route entre Geudertheim et Hoerth est coupée ainsi que le CD 28 traversant Seltz. Dans la communauté urbaine de Strasbourg, certains quartiers comme Ostwald et le Robertsau sont touchés. La rupture d'une digue du Giessen provoque l'inondation d'une sablière au Nord de Selestat. L'usine est envahie par 1.40 m d'eau entraînant l'arrêt de la production pour une semaine.
Source 4:DESCOMBES René, "L’eau dans la ville, des métiers et des hommes", Strasbourg, Ed. Ronald Hirlé, 1995.
 En 1983, deux crues de l'Ill en avril et en mai, provoquent des inondations importantes dans la plaine d'Alsace, digues rompues, maisons inondées, champs submergés et dévastés, village encerclés par les eaux : 387 communes sont déclarées sinistrées. Après plusieurs années d'études et de controverses, les travaux d'aménagement de l'Ill domaniale sont déclarés d'utilité publique en 1989. Pour l'agglomération de Strasbourg, le système de défense existant contre les inondations du Rhin et de l'Ill, et un certain étalement des crues du Rhin par le Grand Canal d'Alsace et le Rhin canalisé, font que les effets dommageables de ces crues sont maintenant bien moins importantes que par le passé.
Source 5:ADAM Olivier, ''La crue de la Bruche de février 1990 et sa prise en compte dans l'aménagement du territoire'', Mémoire de Maitrise (Géographie), Université Louis Pasteur de Strasbourg, 1998.
 La crue la plus marquante pour la Mossig à Soultz-les-Bains est celle du 10 avril 1983 avec 2.48 m de hauteur d'eau et 28.9 m3/s de débit instantannée maximal. La période de retour est estimée à 35 ans.
Source 6:DDT 67, SOGREAH, "Compte rendu de la reconnaissance de terrain suite à la crue d'avril 1983", 1985.
 La crue d'avril 1983 semble être sur la Bruche la plus importante en niveau après celle de 1919. Ce caractère exceptionnel semble être lié, outre à l'importance du débit, à la rupture de la digue du canal de la Bruche à proximité d'Ernolsheim.
Source 7:Presse, "Dernières Nouvelles d'Alsace", 10 avril 1983, cité dans DDT 67, Fluvial.IS, "Cartographie des zones inondables du Giessen et de la Lièpvrette selon l’approche hydromorphologique", Strasbourg, 3 mars 2011.
 Inondation du Giessen dans le Val de Villé. A Villé, un glissement de terrain se produit rue Beau Regard. A Selestat, le Giessen a rejoint la sablière Léonhart à cause d'une rupture de digue, inondation des caves dans le quartier de la Filature. Eboulements de chaussée à Soultzeren et à Eschbach.
Source 8:DDAF 67, Rapport du service d'annonce des crues, ''Les inondations de février 1990 dans le département du Bas-Rhin'', non daté.
 Le Giessen à Selestat atteint la hauteur de 2.50 m (115 m3/s). La Fecht à Guemar atteint la hauteur de 2.90 m. La Fecht à Ostheim atteint la hauteur de 3.98 m. L'Ill à Illhaeusern atteint la hauteur de 2.98 m. L'Ill à Kogenheim atteint la hauteur de 2.86 m. Au pont de Gerstheim, l'Ill atteint la hauteur de 2.85 m. La Bruche à Wisches atteint la hauteur de 2.10 m (120 m3/s). La Bruche à Wolxheim atteint la hauteur de 3.05 m. La Bruche à Oberschaeffolsheim atteint la hauteur de 3.32 m (125 m3/s). L'Ill à Ostwald atteint la hauteur de 2.98 m.
Source 9:Presse, "Dernières Nouvelles d'Alsace", jeudi 14 avril 1983.
 Inondation à Selestat, l'entreprise Prédal-Spurgin a les pieds dans l'eau. La rupture d'une digue le long du Giessen a provoqué une montée des eaux de la gravière. Il y a plusieurs dizaines de centimètres d'eau dans les ateliers. Les employés de l'usine sont au chômage technique.
Source 10:"Historique des inondations de la Doller à Lutterbach", historique non-exhaustif réalisé sur la base des documents d'archives et coupures de presse collectées auprès d'anciens de Lutterbach présenté lors du Conseil Municipal de Lutterbach du mardi 16 mars 2010, non publié.
 Crue de la Doller, routes barrées entre Morschwiller et Lutterbach. Un pont sur la Doller est en situation critique. Plan ORSEC déclenché dans 4 secteurs du Haut-Rhin dont toutes les communes riveraines de la Doller. 6 morts sur le département 68 suite à ces inondations.
Source 11:DIREN, Documents de travail (compilation de relevés de débits), non publiés, 2004, cité dans WITH Lauriane, "Gestion et prévention du risque d’inondation : l’exemple du Plan de Prévention des Risques de la vallée de la Largue", Mémoire de Master (Histoire), Université de Haute-Alsace, Mulhouse, 2006.
 Crue dont la période de retour est inférieure ou égale à 2 ans, à la station de Dannemarie.
Source 12:Presse, "L'Alsace", 11 et 12 avril 1983 ; Diren "Rapport : crue avril 1983", avril 1983 ; CLOOTS-HIRSCH Anne-Rose, "Mécanismes et genèse des inondations dans le Ried Central : le cas des inondations d’avril 1983", dans Revue Mosella, numéro spécial : les crues de 1983 en Alsace et en Lorraine, Metz, 1985.
 A Logelheim, la digue a cédé plongeant quasiment tout le village sous les eaux. Les maisons ont plus 1m50 d'eau. En l'espace d'une heure la quasi totalité des 400 hab a quitté le vilage pour se réfugier chez des amis ou parents. Il y avait entre 60 et 80 cm d'eau dans la grande rue. 3 jours de submersion pourrissent certaines fondations. A Sundhoffen, il y a une brèche sur la digue. A Sainte Croix en Plaine, quelques maisons seulement ont été sérieusement inondées. A Illaeusern, les limites de 1919 et 1947 ont été dépassées.
Source 13:CLEISS Matthias, "Flussgeschichte der Thur (Südvogesen) unter besonderer Berücksichtigung des anthropogenen Einflusses", Wiss. Arbeit zur 1. Staatsexamensprüfung f. d. Lehramt an Gymnasien (Physische Geographie), Université de Freiburg, 2003.
 Im April 1983 kam es zu starken Niederschlägen - in drei Tagen fielen 300 mm -, gleichzeitig stiegen die Temperaturen erheblich an, was eine starke Schneeschmelze bewirkte. Der darauf in Willer-sur-Thur gemessene Abfluss betrug 130 m3/s und das Hochwasser richtete erhebliche Schäden im Thurtal an.
Source 14:HÖGER Michael, "Nutzung und Gestaltung der Fecht (Elsass) und ihres Tals - vom Mittelalter bis heute", Thèse de doctorat (Kulturgeographie), Université de Freiburg-im-Breisgau, 2004.
 Schlimme Überschwemmungen traten so beispielsweise in Turckheim mehrmals in den Jahren 1947 und 1948, dann auch 1978, 1985 und 1990 auf. Die Gefahr von Überschwemmungen ist im Bereich der Fecht im späten Winter bzw. im Frühling am größten. Als zwei Beispiele die verheerenden Überschwemmungen vom April und Mai 1983 dienen, die im Elsass und in Lothringen schwere Schäden hinterließen. Sie waren durch außerordentlich starke Niederschläge bedingt, wobei im Falle der April- Überschwemmungen die Schneeschmelze — der Wert der Schneeschmelze erreichte 9000 m3 (13 % des Wassers) —, im Fall der Mai-Überschwemmung der schon vorher recht feuchte Boden eine Rolle spielte. Der Regen fiel vor allem vom 5. bis 10. April und 22. bis 26. Mai 1983. Einige Wetterstationen meldeten viermal höheren Niederschlag als üblich. In Neufchâteu bei Vittel im Departement Vosges fielen beispielsweise im April 1983 233 mm Niederschlag anstatt 57 mm wie im Durchschnitt, in Neuf-Brisach unweit des Rheins 221 mm im Mai anstatt 55 mm wie im Mittel (PAUL & ROUSSEL 1985, S. 4). Zwar unterschieden sich beide Ereignisse durch die jeweilige Wettersituation, doch spiegelten beide Hochwassersituationen insbesondere den Einfluss des Regens wider. Wenn auch die Niederschläge zwischen dem 6. und 7. April und am Morgen des 10. April praktisch keine Unterbrechung aufwiesen, sind sie dennoch nicht außerordentlich stark: oberhalb von 800 m sind es 2 bis 3 mm pro Stunde. Insgesamt wurde nie die Menge von 10 bis 15 mm pro Stunde übertroffen. Aufgrund der dargestellten Niederschläge im April war der Boden auch im Mai noch äußerst feucht und konnte kaum noch Wasser aufnehmen. Dies verstärkte die Wirkung der Überschwemmungen zusätzlich. Dazu fielen im Mai 1983 in einigen Bereichen im Elsass ca. 300 % des durchschnittlichen Niederschlags (von 1931-60) im Bereich der Ill und im oberen Einzugsgebiet der Weiss. Da es sich bei dem Auslöser der Überschwemmungen im Mai um ein Tief handelte, das ungewöhnlicherweise aus Nordrichtung heranzog, befand sich das Münstertal in einem Regenschatten, sodass die Weiss wesentlich stärker betroffen war. (Niederschlagsverteilung siehe Abb. 9, S. 25). Die Folgen waren aufgrund der dargestellten Niederschlagssituation im April und Mai unterschiedlich. So lag der Wert der aufgenommenen Niederschläge während der Überschwemmungen vom 5. bis 16. April bei 202 mm und vom 23. Mai bis 2. Juni bei 105 mm. Am Oberlauf der Fecht bewegt sich das Wasser an der Talsohle normalerweise mit einer Geschwindigkeit von 0,5 bis 0,7 m/s. Bei einer Überflutungssituation kann diese Fließgeschwindigkeit oberhalb von Munster das drei- bis vierfache erreichen, wo das Gefälle im Quellbereich zwischen 20-25 % schwankt und dann bei Muhlbach oder Stosswihr 6-10 % beträgt. Wenn man die Spitzenwerte in den Hydrogrammen der einzelnen Messpunkte vergleicht, kommt man in den Oberläufen im Bereich der Fecht auf eine Geschwindigkeit von 2 m/s. Auch in den flachen Bereichen des Mittel- und Unterlaufs der Fecht behält die Flutwelle der Fecht eine recht hohe Geschwindigkeit von 1,5 m/s. Dies traf auch auf die Überschwemmungen von 1983 zu. Man geht davon aus, dass zweieinhalb Stunden zwischen dem Entstehen der Flut am Oberlauf und dem Eintreffen der Überschwemmungswelle in Munster vergingen. Die Überschwemmungen zogen sich dann weiter bis nach Ostheim im oberrheinischen Tiefland, das sie 5 bis 6 Stunden später erreichte, wobei beim ersten Einsetzen der Flutwelle in den Oberläufen mit einer leichten Verzögerung zu rechnen ist, so dass die größere Menge an Wasser 9 bis 10 Stunden später in Ostheim zu messen war. Während die Überschwemmungen in Richtung „Plaine d’Alsace“ eine verheerende Ausprägung hatte, (am 9. April 1983 wurde der gesamte Ortskern von Ostheim überschwemmt), so war diese im Fechttal noch ein wenig schwächer. Da unterhalb von Munster das Tal breiter und das Gefälle geringer ist, wird die abgelagerte Schotterdecke („Manteau alluvial“) mächtiger, so dass das Wasser besser aufgenommen werden konnte und das Ausmaß in diesem Bereich geringer wurde. Wenn in Ostheim auch viel Wasser von der Weiss kam, so lieferte doch die Fecht den maßgeblichen Anteil. Der Spitzenwert des fließenden Wassers lag im April bei 141 l/s (392 l/s/km2) Versickerung) – die Rückkehr zur Normalsituation fand erst am 12. April statt – und nur 54 l/s im Mai (151 l/s/km2 (Versickerung) . Da die extrem starken Niederschläge im Mai – wie angesprochen – zu einem Zeitpunkt kamen, in der der Boder schon recht feucht war, wirkte sich die Flutdennoch stärker aus, als es die Niederschlagszahlen vermuten lassen.
Source 15:"Ma commune face aux risques", [En ligne] Site Internet de la prévention des risques majeurs. URL : http://macommune.prim.net/index.php (page consultée le 21 mars 2016).
 Arrêté de catastrophe naturel (inondations et coulées de boue), Lautenbach-Zell, événement du 09 avril 1983, arrêté du 16 mai 1983.
Source 16:Ministère de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, "L'évaluation préliminaire des risques d'inondation 2011. Bassin Rhin"
 « Début avril est particulièrement pluvieux. Durant 5 jours, du 5 au 9 avril, la lame d'eau varie de 50 mm sur les zones les plus abritées de la plaine d'Alsace à plus de 300 mm sur les sommets vosgiens : 345 mm sont ainsi mesurés à Sewen (Lac d'Alfeld), dans le Haut-Rhin, une valeur exceptionnelle. Les trois journées des 7, 8 et 9 avril se révèlent les plus pluvieuses, avec 100 à 250 mm sur les versants les plus exposés du relief (Source : site Pluies Extrêmes de Météo France (http://pluiesextremes.meteo.fr/) ». « Ce sont les têtes de bassin de la quasi-totalité des cours d’eau sous-vosgiens haut-rhinois (Doller, Thur, Lauch, Fecht et Weiss) qui reçoivent un cumul de précipitations largement supérieur à 150 mm en 3 jours. Sur le relief vosgien, le redoux et les averses pluvieuses activent la fonte du manteau neigeux tombé du 01 au 04 avril sur la partie sommitale du massif : 30 cm au Ballon d’Alsace, 15 cm au Markstein. A Colmar la crue se forme dans la journée du 06 avril pour atteindre sa pointe dans la nuit du 9 au 10 avril. En amont de Mulhouse, dans le Sundgau, la crue de l’Ill et de la Largue est très modeste (période de retour annuelle). Les cours d’eau issus de la partie centrale du massif vosgien subissent à l’inverse une montée rapide. Les périodes de retour de cette crue sont élevées avec un ordre de grandeur, variable selon les vallées, allant de la crue décennale à la crue cinquantennale. L’inondation est à l’origine de quatre décès. Les pertes matérielles sont considérables, en particulier dans les vallées de la Doller et de la Thur. Plusieurs ruptures de digues de protection sont signalées (notamment à Cernay au débouché de la Thur en plaine, à Ste-Croix-en-Plaine sur l’Ill, à Sélestat sur le Giessen, entre Muttersholtz et Hilsenheim dans le ried de l’Ill, à Ernolsheim en basse vallée de la Bruche) entraînant à chaque fois des submersions directes très dommageables de zones urbanisées. C’est à Logelheim, commune située sur l'Ill en amont de Colmar, que la situation a été particulièrement critique avec la rupture en plusieurs endroits d’une digue de protection en amont du village (Source : « Crue du 09 avril 1983. Rapport à Monsieur le Président du Conseil Général du Haut-Rhin. », Direction départementale de l’Agriculture du Haut-Rhin). La presse évoque le chiffre de 540 000 m3 d'eau qui se serait déversés dans le village en dix heures. On relèvera des hauteurs de 60 cm à 1.5 m d’eau dans les rues, Logelheim restant sous eau durant 3 journées, avec de très importants dégâts (Source : articles du Journal L’Alsace, éditions du mardi 12 avril 1983 et du 04 avril 2003). C’est l'ensemble des vallées sous-vosgiennes qui sont fortement impactées par cette crue : soit un vaste territoire couvrant du sud Alsace (Sundgau excepté) à la vallée de la Bruche (ceci jusqu’aux portes de Strasbourg où des phénomènes de remontées de nappes sont signalés dans plusieurs communes et quartiers de la communauté urbaine). Le Haut-Rhin est le département le plus touché. La préfecture a déclenché le plan ORSEC dans les secteurs suivants parmi les plus impactés du département : Confluence Fecht-Ill : secteur Colmar, Illhausern, Guémar Ostheim ; Ill en amont de Colmar : secteur Sainte-Croix-en-Plaine, Logelheim, Apenwihr ; l'ensemble de la vallée de la Thur, avec notamment le centre-ville de Cernay envahi par les eaux ; l'ensemble de la vallée de la Doller ( Source : articles du Journal L’Alsace, éditions des lundi 11 et mardi 12 avril 1983) »
Source 17:Observation directe, GIACONA France (contributeur Orrion), avril 1983, Cernay.
 Je me souviens que le centre de Cernay était inondé, notamment la place de l’église. Les caves de nombreux magasins étaient inondées aussi (chaussures Grassler). Le quartier Sandoz était sous l’eau. Le macadam de la rue devant l’Hôpital était soulevé, avec de nombreux trous profonds (cela m’avait fait penser à un paysage de guerre). La partie maison de retraite était sous les eaux et a été évacuée…Cette partie de l’hôpital a été reconstruite un peu plus loin. Inondation de l’entreprise textile filature de Cernay. Le quartier entre la filature et l’école primaire « les géraniums » était sous l’eau, avec de nombreuses maisons inondées, et même une voiture complètement sous l’eau dans une cour.
Source 18:Observation directe, GIACONA Denis (contributeur Orrion), avril 1983, Cernay.
 A Cernay, rue Sandoz, le long de l'usine NFC (Nouvelle filature de Cernay) : revêtement arraché presque en totalité par l'eau du canal usinier et ornières profondes (plusieurs dizaines de centimètres par endroits) A Cernay, rue traversière : de l'eau devant tous les magasins

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