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Décembre 1919

Cours d'eau:Bruche, Doller, Fecht, Giessen, Ill, Lauch, Liepvrette, Moder, Non classé, Rhin, Sauer, Thur, Zorn
Date:Le 21 / 12 / 1919
Localités touchées:Oberentzen, Sainte-Croix-en-Plaine, Horbourg-Wihr, Lauw, Sentheim, Bourbach-le-Bas, Pulversheim, Bollwiller, Turckheim, Bennwihr, Sigolsheim, Munster, Lauterbourg, Neuhaeusel, Erstein, Andolsheim, Strasbourg, Wolxheim, Illhaeusern, Kogenheim, Sélestat, Ebersmunster, Sundhouse, Heidolsheim, Müttersholz, Artolsheim, Ingersheim, Sondernach, Mittlach, Soultzbach-les-bains, Luttenbach-prés-Munster, Metzeral, Breitenbach-Haut-Rhin, Schirmeck, Urmatt, Villé, Wisches, Staffelfelden, Waltenheim-sur-Zorn, Molsheim, La Broque, Holtzheim, Gunsbach, Manom, Thionville, Cattenom, Basse-Ham, Gavisse, Rettel, Malling, Contz-les-Bains, Sierck-les-Bains, Ancy-sur-Moselle, Marly, Magny, Dieuze, Mulcey, Marsal, Moyenvic, Vic-sur-Seille, Russ, Heiligenberg, Dinsheim-sur-Bruche, Dachsein, Fouchy, Urbeis, Triembach-au-Val, Neuve-Eglise, Netzenbach, Rathsamhausen, Grandfontaine, Lalaye, Noirceaux, Sainte-Croix-aux-Mines, Rothau, Mutzig, Ergersheim, Ernolsheim-Bruche, Fegersheim, Ostwald, Osthouse, Gerstheim, Plobsheim, Jebsheim, Ingersheim, Ostheim, Scherwiller, Huningue, Mommenheim, Lièpvre, Kirchberg, Wegscheid, Metz, Roupeldange, Eblange, Freistroff, Rémelfang, Bettange, Gomelange, Sarralbe, Viberswiller, Altwiller, Schalbach
Causes:Fonte des neiges / redoux - Fortes précipitations -
Conséquences:Dommages environnementaux - Dommages fonctionnels - Dommages humains - Dommages matériels -
Source 1:Presse, "L'Express", 29 décembre 1919.
 Concernant la crue du mois de décembre : les hauteurs observées en aval de Colmar ont dépassé celles de 1910 (notamment à Illhaeusern 2m95 et 2m89) et pour l'amont : les hauteurs en dessous de celles de 1910. Les champs sont inondés à Oberentzen et Sainte Croix en Plaine, le village est en partie submergé. A Horbourg, les caves, habitations et champs sont inondées.
Source 2:Archives départementales du Haut-Rhin (ADHR), 8 AL 2.
 Service des Améliorations pour le Département Du Haut-Rhin, l’ingénieur des Améliorations à l’ingénieur en chef des Améliorations. Objet : Grandes crues dans le Département du Haut-Rhin. 1. On m'a signalé de tous côtés, qu'il n'y avait de grandes crues semblables à celles de ces jours derniers depuis 60 à 70 ans. 2. Les crues sont arrivées avec une telle rapidité que généralement il n'y avait pas moyen d'entreprendre des mesures pour défendre les travaux de protection antérieurement exécutés. Il est toutefois à remarquer qu'on avait placé des postes de surveillance sur l'Ill dans la 3ème section du Syndicat. Comme j'ai constaté hier en passant, un commandement a été chargé de la surveillance des ouvrages d'art de la Doller sur le territoire de Reiningen. […] - Bassin de l'Ill : En amont de l'embouchure de la Doller dans l'Ill il n'y avait pas à constater non plus de grandes crues considérables. - Bassin de la Doller : Lors de ma descente sur les lieux samedi dernier, j'ai constaté que par suite du débordement de ce fleuve il y a des dégâts énormes. Le cours d'eau a débordé en se déplaçant à maintes places. Notamment j'ai à remarquer l'écroulement du pont sur le chemin rural de Sentheim à Bourbach-le-Bas. Le chemin de fer de Sentheim à Lauw est fortement endommagé en deçà de Lauw par l'affouillement de la route de sorte que la circulation de Cernay à Massevaux est interrompue. Le trafic est maintenu par changement de train. Le dégât causé par l'écroulement du pont sur le territoire de Sentheim est à évaluer à 250.000 Frcs., le redressement du fleuve en amont et en aval du pont et la protection des rives inclus. L' endommagement du terrain riverain n'est à évaluer qu'après la baisse d'eau complète. La construction d'un pont de circonstance sur le territoire de Sentheim est de première urgence. - Bassin de la Thur : l'endommagement de ce fleuve est très important en ce qui concerne les dégâts causés aux terrains riverains. Sur le territoire de Staffelfelden le cours d'eau est déplacé complètement. Le pont en pierres sur la route de Pulversheim à Bollwiller s'est écroulé. - Bassin de la Fecht : Comme j'ai constaté cet après-midi, la Fecht est endommagée notamment à Türckheim. La rive droite entre le pont de Munster et la gare de Türckheim est complètement détruite. Sa réfection est de première urgence, faute de quoi la gare et la fabrique avoisinante sont mises en danger. Les frais de protection de la rive sont évalués à 50.000 Frcs. Il est à remarquer que le Maire de Türckheim s'est donné beaucoup de peine pour la protection provisoire du fleuve. - Le pont sur le chemin de Bennwihr à Sigolsheim près de la maison forestière "Fechtwald", s'est écroulé. - Bassin de l'Ill entre l'embouchure de la Doller et Colmar : L'eau de l'Ill s'est ouvert un passage à travers la digue droite sur les territoires d'Oberentzen et St. Croix-en-Plaine de sorte que les champs avoisinants ont souffert beaucoup. Pour boucher ces brèches il faudra au moins 10000 frcs.
Source 3:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 529 D.
 Direction générale des Travaux Publics - Direction de la Navigation - Dégâts causés par les crues sur le domaine public fluvial - Rapp. Du directeur de la navigation - Les crues, actuellement en voie de décroissance, sont dues principalement à la brusque fusion des neiges dans les Vosges et la Forêt-Noire. La crue de l'Ill a été exceptionnelle ; la crue du Rhin, moyenne en amont de Strasbourg, s'est renforcée en aval de l'apport des affluents (Kinzig, Ill, Moder, Sauer, Murg), et a atteint un niveau exceptionnel à Lauterbourg. (La cote atteinte le 26 décembre à Lauterbourg, soit +7,75 m, n'avait pas été observée depuis 1882). - Dans l'ensemble les digues ont bien tenu ; le service de la "Garde des Hautes-eaux", (Hochwasserwehr) [Cette garde est constitué par les villages riverains, dont les habitants sont groupés à l'avance en sections, sous le commandement d'un Chef de section. La garde est alertée par l'Ingenieur] a partout bien fonctionné. En un seul point, Neuhäusel, (4km Nord de Fort-Louis , 40km Nord de Strasbourg), la digue a commencé à s'ébouler par suite d' infiltration. Sous la direction du Conducteur, la Garde a maintenu ce digue au moyen des approvisionnements de pierres et de fascines constitués à cet effet. Bien entendu, il va falloir reconstituer la digue, on renforçant son profil à cet endroit. (C'est un point critique, où la digue traverse un ancien bras du Rhin). - D'un autre côté, près de Krafft, (17 km Sud de Strasbourg), la digue du canal du Rhône-au-Rhin a été rompue par les flots de l'Ill, débordant hors du canal de décharge. Pour rétablir la navigation, il faudra simultanément rétablir la digue et draguer le canal. Il semble que le travail pourra être achevé en une semaine.
Source 4:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 529 D.
 Direction Générale des Eaux & Forêts & de l'Agriculture - Service des Améliorations agricoles : Les inondations de Décembre 1919 - La brusque fonte des neiges, survenue du 20 au 23 décembre dernier et coïncidant avec une période de pluies abondantes, a provoqué dans l'Est de la France des inondations d'une exceptionnelle gravité. - Pour l'Ill et pour la plupart de ses affluents venant des Vosges, le niveau atteint par les eaux a été sensiblement supérieur à tous ceux qui avaient été enregistrés, depuis l'époque où des observations précises sont effectuées. La crue de 1919 dépasse notamment en importance celle de 1910, qui dépassait elle-même celles de 1899 et de 1896. - C'est ainsi que le niveau de la Bruche s'élevait, le 25 décembre dernier, à l'échelle de Wolxheim, à 3m28, au lieu de 3m seulement en 1910. - Le Giessen, grossi de la Liépvrette, atteignait à la même date, au pont de Schlestadt, une cote qui n'avait pas été enregistrée depuis un siècle. - Pour l'Ill, l'échelle installée à Illhäusern, immédiatement en aval du confluent de la Fecht, indiquait le 25 décembre, 2m95, contre 2m83 seulement en 1910. - A l'échelle principale de l'Ill, à Kogenheim on constatait une hauteur de 2m67 tandis qu'en 1910 le maximum était de 2m63. - Ces différences pourraient paraître peu importantes ; mais il importe de bien faire observer que, pour les cotes indiquées ci-dessus, les rivières ayant quitté leur lit couvrent des étendues de terrains considérables et que, par suite, à une montée de l'eau de quelques centimètres correspond une augmentation énorme du débit. - En amont d'Erstein, le débit de l'Ill pouvait être évalué, dans la nuit du 25 au 26 décembre, à 550 mètres cubes à la seconde. - Pour donner une idée de ce que représente cette masse d'eau il suffit de rappeler que le débit moyen du Rhin, à Strasbourg, est d'environ 1 000 mètres cubes. Aux basses eaux, le débit de ce fleuve est de 400 mètres cubes et descend même, pour de courtes durées, à 300 mètres cubes à la seconde. - La région de Strasbourg a été heureusement protégée contre les crues de l'Ill grâce à la construction d'un canal de décharge dont le projet avait été dressé avant 1870 par les soins de l'administration française et qui fut exécuté seulement en 1891. Ce canal a son origine sur l'Ill, à 1 kilomètre en amont d'Erstein ; il aboutit au Rhin dans la région de Plobsheim. - Lors de la dernière crue, on a pu dévier vers le Rhin par ce canal de décharge une quantité d'eau atteignant aux heures les plus critiques 520 mètres cubes à la seconde, soit environ 94 %, du débit total de l'Ill à l'époque considérée. Cette quantité, légèrement supérieure à celle qui fut évacuée on 1910, correspond la capacité maximum du canal. - Pendant toute la durée de la crue, il fut possible de ne diriger vers la portion de l'Ill située en aval d'Erstein, c'est-à-dire vers Strasbourg, que 30 mètres cubes à la seconde (80 m/s en 1910). - En conséquence, les hautes eaux qui ont été constatées à Strasbourg à partir du 24 décembre sont presque exclusivement le fait de la Bruche, car l'Ill en aval d'Erstein ne reçoit comme affluents notables que l'Ehn et l'Andlau dont le débit est relativement très faible. […] - Le service d'annonces des crues, organisé pour l'Ill, a fonctionné dans de très bonnes conditions. Les inondations transmises télégraphiquement par les stations d'amont ont permis de prévoir à chacune des stations d'aval, avec une approximation suffisante, la cote maximum qui devait être réalisée et l'instant de réalisation de cette cote maximum.
Source 5:Archives départementales du Haut-Rhin (ADHR), 8 AL 2.
 Service des Améliorations pour la Département du Haut-Rhin, Colmar - L’ingénieur des Améliorations à Préfet : - 1. Comme il a été constaté les bords et les digues de l'Ill sont fortement endommagés à quelques places entre Oberentzen et Horbourg de sorte que la réfection des dégâts est de première urgence. - Entre autre j’ai à noter l’endommagement de la rive droite près d'Andolsheim et des deux rives entre le pont en fer près de Horbourg et l'affluent du canal de la Lauch. - 2. Pour l’exécution des travaux susmentionnés je pourrais employer 30 ouvriers chômeurs. - 3. Pour l'achat du bois de fascinage, de fil de fer galvanisé et pour le transport des matériaux un crédit de 15.000 frcs. est jugé nécessaire. Les ouvriers chômeurs peuvent être occupés en attendant 2 mois. En ce qui concerne la réparation des dégâts causés par les grandes crues de la Fecht entre Türckheim et Bennwihr un rapport détaillé va suivre.
Source 6:Archives départementales du Haut-Rhin (ADHR), 8 AL 2.
 Service des Améliorations pour la Département du Haut-Rhin, Colmar - L’ingénieur des Améliorations à Préfet : - Comme suite à mon rapport du 6 crt. N°52 A, dernier alinéa, j’ai l’honneur de vous signaler que je pourrais aussi employer des ouvriers chômeurs sur la Fecht entre le pont d’lngersheim et la ligne Colmar-Schlestadt pour construire un chenal d’appel dans l’atterrissement du lit du fleuve qui est complètement comblé à quelques places. De cette façon l’eau n’inondereait plus les champs avoisinants qui ont beaucoup souffert lors des grandes crues dernières. Il est à craindre qu’à la prochaine crue cet état ne reprenne. De même quelques brèches de la digue protectrice sur la rive droite de la Fecht sont à réparer. - Comme j'ai rapporté ailleurs le pont en béton armé sur le chemin de la gare de Bennwihr à Sigolsheim s'est écroulé. Pour éviter des dégâts plus considérables, il faut absolument enlever les débris du fleuve. Pour l’achat des ustensiles et des matériaux (fil de fer galvanisé, poudre pour faire sauter les débris du pont madriers etc) il me faudrait un crédit de 10000 frcs. […]
Source 7:Presse, "Elsässer Kurier", 29 décembre 1919.
 Münster, 27. Dez. - Hochwasser - Wir Flüchtlinge hatten zum ersten Weihnachtsfest, das wir seit 4 langen Jahren wieder in der Heimat feierten, eine schlimme Vorfeier, nämlich Hochwasser. Nachdem wir einige Tage Sturm mit Regen hatten, gab es in der Nacht vom 23. auf den 24. Schneeschmelze. Jedes Bächlein hatte Hochwasser und die Fecht wurde zum reißenden Strom. Sowohl die Bächlein wie die Fecht traten aus ihren Betten, überall Seen bildend. Jede Gemeinde hatte einen oder mehrere Erdrutsche. Die ganze Stadt Münster stand unter Wasser, die Gassen glichen Kanälen und die Keller füllten sich mit Wasser. Mehrere Flüchtlinge mußten aus ihren Baracken flüchten. Dem Baugeschäft Ganser-Cloux wurde ein Schuppen mit Bauholz umgerissen, und ein Teil des Bauholzes wurde vom Wasser fortgerissen. Die Bezirksstraße nach Colmar wurde außerhalb der Stadt auf einer Strecke von 200-300 Meter so mit Wasser überflutet, daß sie aufgerissen und die Steine auf eine benachbarte Wiese geworfen wurden. Die im Osten der Stadt gelegene abgebrannte Spinnerei Hartmann und Söhne litt besonders unter dem Hochwasser. Der noch gut erhaltene Kanal konnte die Wassermassen nicht alle fassen und drückte bei der Fabrik die Mauern ein. Der Schaden soll sich auf über 40.000 Franken betragen. Der Gesamtwasserschaden des Tales dürfte sich auf Hunerttausende belaufen.
Source 8:Presse, "Elsässer Kurier", 29 décembre 1919.
 Masmünster, 26. Dez. - Die Doller hat unweit der Station Aue-Masmünster den Bahnkörper derart unterspült, daß die Geleise abzurutschen drohten. Die Züge können an dieser Stelle einstweilen nicht verkehren, sodaß ein Umsteigen notwendig wurde.
Source 9:Presse, "Dernières Nouvelles de Strasbourg", 27 décembre 1919, cité dans DESCOMBES René, "L’eau dans la ville, des métiers et des hommes", Strasbourg, Ed. Ronald Hirlé, 1995.
 La présence de l'eau dans les caves a particulièrement été gênante aux Hospices Civils. L'installation centrale thermique et électrique par laquelle tout le complexe est alimenté en chauffage a été inondée. Il en est résulté de graves perturbations qui ont entraîné, pour les malades et le personnel, de très fâcheuses conséquences.
Source 10:Presse, "Elsässer Kurier", 29 décembre 1919.
 Straßburg, 28. Dez. - Für das städtische Bürgerspital brachte die Überschwemmung eine Kalamität, wie das Spital in seiner langen Geschichte je nie erlebt hat. Das Erdgeschoß, in welchem sich die elektrische Kraftanlage und die Heizanlage sich befinden, wurde unter Wasser gesetzt und die Heizung und Beleuchtung waren außer Dienst gestellt. Da die Küche mit heißem Dampf betrieben wird, konnte auch nicht gekocht werden, sodaß die Lage eine geradezu deperade geworden war. Auch andere Anstalten der Stadt, deren Küchen im Erdgeschoß sich befinden, wurden in ähnliche Lage versetzt und mußten mit ihren Insassen anderweitig ihr Essen suchen, was natürlich nur unter schwierigen Umständen möglich war.––––Die Pfarrei St. Arbogast im Grünen Berg erlebte traurige Weihnachten. Das Hochwasser überschwemmte die Umgebung der Kirche, so daß sie vollständig abgeschnitten war. Pfarrer Martz konnte in einem Kahn morgens die Kirche erreichen, um die Weihnachtsmesse zu zelebrieren. Um 10 1/2 Uhr konnte der Vikar in Anwesenheit des Pfarrers, des Organisten und von 8 Personen, die mit Mühe im Boot zur Kirche gelangt waren, das Hochamt zelebrieren. Da auch die Straße nach Königshofen ebenfalls unter Wasser stand, so war auch ein Kirchgang nach dorthin unmöglich. Am Freitag sollte in Anwesenheit des Hochw. Herrn Bischofs das neue Vereinshaus eingeweiht werden, das durch die Überschwemmung sehr gelitten hat. Der Fußboden wird völlig erneuert werden müssen.––Die Straßburger Bevölkerung hatte namentlich in den Vororten schwierige Arbeit, um das Kleinvieh zu retten und die Kellervorräte zu bergen. Waren, wie Zucker und Mehl, die im Keller untergebracht waren, sind vielfach zugrunde gegangen. In schwerer Sorge ist man um die Kartoffelvorräte, die überall aus dem Wasser herausgeholt und getrocknet werden müssen.
Source 11:Presse, "Elsässer Kurier", 29 décembre 1919, cité dans HAERIG Michel, STRICH Marthe, "En marge de la crue du siècle, 15 février 1990", dans Bulletin Municipal d'Issenheim, n°13, 1990.
  Aus dem westlichen Ried, 26. Dez. - Auf eine Fläche von rund 20 Quadratkilometern gleicht das westliche Ried zwischen Schlettstadt, Ebersmünster, Sundhausen, Heidolsheim, Müttersholz, Artolsheim einem See, aus dem die kahlen, vom Sturm gepeitschten Bäume und Hecken hervorlugen. Das Wasser hat durchschnittlich 1 Meter Höhe. Die Überschwemmung hat seit 1880 eine solche Höhe nicht mehr erreicht.
Source 12:LAMEY Joëlle, "Caractéristiques, perceptions et acteurs du risque d’inondation : le cas de la vallée de la Fecht, XXème – XXIème siècles", Mémoire de Master (Histoire) Université de Haute-Alsace, Mulhouse, 2006.
 L'inondation " (...) est due à des pluies persistantes sur plusieurs jours et à la fonte subite de la neige suite au redoux. L'inondation a touché toutes les communes situées le long du cours de la Fecht. Du matériel de guerre, emporté par les eaux, obstrue les débouchés des ouvrages d’art, de sorte que les culées sont affouillées. Le barrage communal d’Ingersheim est endommagé. A Sondernach, ce sont six ponts voûtés en pierre, un pont en bois et trois ponceaux qui sont emportés. Le lit de la rivière est obstrué par du gravier et des pierres sur le territoire de Gunsbach. A Munster, la route menant au Walsbach est recouverte de sable déposé par les eaux. La rivière sort de son lit le 24 décembre 1919, vers 9 heures, à Turckheim. Face à cet événement qui prend un "réel caractère de gravité", le maire alerte le Sous-préfet et le commandant d'armes de Colmar. Un détachement du 5ème Régiment d'Artillerie se rend sur place afin d'aider la population à se prémunir d'une rupture de digue à hauteur de la gare. De plus, la Gendarmerie et la Police Municipale organisent un service d'ordre et de secours. A partir de 16 heures, les eaux se retirent. Les dégâts causés sont uniquement d’ordres matériels. L'Ingénieur du Service des Améliorations signale une brèche sur la rive droite de la rivière. Selon l’avis du Service des Améliorations, l’inondation de Munster a pu être accentuée par le fait que les usiniers de la vallée n’ont pas procédé à la levée des vannes de leur usine. L’eau ne pouvant continuer sa course habituelle, elle s’est déversée sur les côtés. […] Des secours sont accordés à 19 habitants. La somme totale est de 1890 francs. Des dossiers de dommages sont remplis à Mittlach, Soultzbach et Luttenbach. Des travaux d’urgence sont entrepris dans toutes les localités. Il s’agit de travaux d’endiguement et de curage. […] A Metzeral, le lit de la rivière est obstrué par une grande quantité de gravier, aux abords du pont. Ces matériaux sont toujours là au mois de décembre 1920. […] A Breitenbach, le pont est endommagé ainsi que le mur de soutènement de la rive droite. Au mois de décembre 1920, aucune réparation n'a été faire. […] La situation de la commune de Luttenbach est inédite. En effet, elle a été évacuée au cours de la guerre. Et de ce fait elle n’a pu entretenir le lit de la rivière comme il aurait fallu. De ce fait, l’inondation de 1920 entraîne l’affouillement du mur de soutènement ainsi que la destruction partielle du radier du pont. […] Les dégâts sont également importants sur la rive droite de la rivière entre les ponts de Munster et de Turckheim, soit sur une distance de 10 kilomètres environ. Les berges sont affouillées et le chemin rural longeant le cours d’eau enlevé. Afin de protéger la rive, la construction d'un mur en pierre sur une base de blocs de rochers est envisagée. […] La rive droite de la rivière est un point sensible. En effet, c’est généralement de ce côté que les eaux se déversent".
Source 13:Presse, "Journal d'Alsace et de Lorraine", 28 décembre 1919, cité dans DESCOMBES René, "L’eau dans la ville, des métiers et des hommes", Strasbourg, Ed. Ronald Hirlé, 1995.
 En Alsace et dans les autres régions de l'Est de la France, les inondations ont également fait de grands ravages. A Strasbourg, seul, on évalue les dégâts à plusieurs millions. [...] C'est particulièrement la Bruche [...], petit affluent de l'Ill, qui a causé la crue subite des eaux qui inondaient presque toutes les caves, en détériorant les stocks de vins et de marchandises qui s'y trouvaient. La circulation des trains dans presque toutes les vallées des Vosges a été interrompue. La plaine d'Alsace entre Strasbourg et Colmar n'est plus qu'un grand lac dont les eaux se confondent à l'Est avec celles du Rhin.
Source 14:DDT 67, Fluvial.IS, "Cartographie des zones inondables du Giessen et de la Lièpvrette selon l’approche hydromorphologique", Strasbourg, 3 mars 2011.
 A Villé, l'inondation de 1919 entraine la rupture du mur de rive de la rue des Vosges et inonde les quartiers les plus bas de la ville, quelques caves, la place du Marché et le Chemin de Gaulle.
Source 15:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 529 D 683.
 La Zorn atteint à Waltenheim 3.40 m.
Source 16:DIREN Alsace, ''Crues annuelles, "Maxima" instantanés, rivière Bruche, période 1891-1988", non daté.
 Crue de la Bruche. La rivière atteint à l'échelle de Wolxheim une cote de 3.28 m et enregistre un débit de 157 m3/s.
Source 17:DDT 67, SOGREAH, ''Étude de l'aménagement hydraulique de la basse-Bruche", 1968.
 La période de retour de la crue de la Bruche de 1919 est estimée à 80 ans.
Source 18:ADAM Olivier, ''La crue de la Bruche de février 1990 et sa prise en compte dans l'aménagement du territoire'', Mémoire de Maitrise (Géographie), Université Louis Pasteur de Strasbourg, 1998.
 Le mémoire de maîtrise d'Adam Olivier mentionne une crue de la Bruche.
Source 19:Ministère de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, "L'évaluation préliminaire des risques d'inondation 2011. Bassin Rhin".
 Un décès est à déplorer : « Une dame de notre endroit voulut traverser le pont de la Bruche dont une partie avait été endommagée par la crue. Quoique plusieurs habitants cherchassent à l’en empêcher, elle s’entêta. A peine eut-elle fait quelques pas que le pont s’écroula, entraînant la malheureuse qui disparut dans les flots. ». (...) La Bruche inonde toute la contrée d’Urmatt qui ne forme plus qu’un grand lac. La voie de chemin de fer est impraticable, de sortes que les communications sur la ligne Molsheim-Schirmeck sont interrompues. (...) Ainsi « A Strasbourg, seul, on évalue les dégâts à plusieurs millions » selon le journal l’Alsace. « Malgré le déversement de l'Ill dans le Rhin par les canaux appropriés, un très grand nombre de caves furent envahies par les eaux à Strasbourg tant par le sol même, que par les canalisations des égouts ».
Source 20:WOESSMER Jean-Pierre,''Étude sommaire de faisabilité d'une zone de rétention des crues de la Bruche en amont de l'agglomération strasbourgeoise'', Compte-rendu de stage effectué au service de la navigation de Strasbourg, Strasbourg, 1970.
 Crue de la Bruche. Débit reconstitué à Holtzheim : 210 m3/s pour une période de retour de 83 ans.
Source 21:Presse, "Journal d'Alsace et de Lorraine", 28 décembre 1919 cité dans, "L'inondation de 1919 dans la vallée de la Bruche", dans L'Essor, Revue trimestrielle des A.C.C.S, n° 83, 1973.
 Le changement subit de la température fait fondre les grandes masses de neige sur les montagnes. Les masses de pluies s'entremêlent aux masses fondantes. De tous les côtés des Vosges, les eaux se précipitent vers la Bruche. En peu de temps, la Bruche dépasse les bords et la vallée ressemble à un lac. Les vagues emportent des tonneaux, des voitures, des bois de tout genre, des pommes de terre, des cadavres. A Schirmeck et à Wisches, les eaux pénètrent dans les caves, dans les magasins en y causant de grands dommages. Le lit de la Bruche ne suffisant plus à contenir les masses d'eau, celles-ci se frayent le chemin dans les rues de Schirmeck et de Wisches. Une dame, qui voulu traverser le pont de la Bruche endommagé par la crue, disparut dans les flots car celui-ci s'écroula. La Bruche inonde toute la contrée et ne forme plus qu'un lac. La voie de chemin de fer est impraticable, de sorte que les communications sur le ligne Molsheim-Schirmeck sont interrompues. La Bruche, le 25 décembre atteint à l'échelle fluviale de Wolxheim une cote de 3.28 m contre seulement 3 m en janvier 1910.
Source 22:Presse, "Le Courrier de la Bruche", 27 décembre 1919 cité dans, "L'inondation de 1919 dans la vallée de la Bruche", dans L'Essor, Revue trimestrielle des A.C.C.S, n° 83, 1973.
 Toutes les hauteurs sont couvertes de neiges. Le temps s'adoucit, il pleut, la neige fond et en torrent impétueux, elle se précipite vers les profondeurs de la vallée. La Bruche renforcée, monte et déborde à vue d'oeil. A Schirmeck l'alarme est sonnée. Le 24 décembre l'eau atteint dans les rues de Schirmeck - La Broque la hauteur de 1 m. Toute la vallée jusqu'à Molsheim n'est plus qu'un lac, tout est emporté, les arbres sont arrachés. Des troncs d'arbres, des piles de bois, amassés devant les scieries sont nettement enlevés, ballotés et emmenés par les vagues furieuses. Les ponts en pierres nouvellement construits ne résistent pas et sont victimes des flots. Les dommages causés par cette inondation sont immenses. La date de 1882 gravée dans une pierre près du pont pour remémorer l'autre inondation a perdu sa valeur, puisqu'en l'année 1919, l'eau dépasse d'un mètre la fameuse ligne commémorative.
Source 23:Presse, "Dernières Nouvelles d'Alsace", 27 décembre 1919.
 Pour Strasbourg, seule, on évalue les dommages à plusieurs millions. Crue de l'Ill et de la Bruche . La plaine d'Alsace entre Strasbourg et Colmar n'est plus qu'un grand lac dont les eaux se confondent à l'Est avec celles du Rhin. La présence de l'eau dans les caves a particulièrement été gênante aux Hospices Civils.
Source 24:Presse, "Journal d'Alsace et de Lorraine", 28 décembre 1919, cité dans DESCOMBES René, "L’eau dans la ville, des métiers et des hommes", Strasbourg, Ed. Ronald Hirlé, 1995.
 ""En Alsace et dans les autres régions de l'Est de la France, écrit le "Journal d'Alsace et de Lorraine" du 28 décembre 1919, les inondations ont également fait de grands ravages. A Strasbourg, seul, on évalue les dégâts à plusieurs millions. C'est particulièrement la Bruche, petit affluent de l'Ill, qui a causé la crue subite des eaux qui inondaient presque toutes les caves, en détériorant les stocks de vins et de marchandises qui s'y trouvaient. La circulation des trains dans presque toutes les vallées des Vosges a été interrompue. La plaine d'Alsace entre Strasbourg et Colmar n'est plus qu'un grand lac dont les eaux se confondent à l'Est avec celles du Rhin"."
Source 25:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 121 AL 830.
 Lettre du Préfet de la Moselle au Commissaire Général de la République, Direction de l’Intérieur, 24 janvier 1920, Strasbourg : « J’ai fait procéder à une enquête en vue de connaître approximativement l’importance des dégâts occasionnés par la crue de la Moselle, de la Seille et de l’Orne, les 24 et 25 Décembre derniers. Des renseignements qui me sont parvenus, il résulterait que le montant de ces dégâts atteindrait une somme qui ne serait pas inférieure à 550.000 francs. Ce sont les arrondissements de Thionville-Est ou Ouest qui ont été particulièrement éprouvés. Au Chef-lieu, la population, non prévenue à temps par la Municipalité, tenue d’ailleurs par les progrès de la crue par les soins de la sous-préfecture, n’a pu prendre des mesures qui auraient permis de soustraire à l’inondation une quantité importante de denrées. Parmi les communes riveraines de la Moselle, dans ces arrondissements, les communes de Manom, Garsch, Cattenom, Basse-Ham, Gavisse, Rettel, Mallin, Basse-Kontz et la ville de Sierck, me sont signalées par l’importance des dégâts subis. Dans ces deux arrondissements, les pertes subies sont actuellement évaluées à 500.000 francs dont 350.000 pour l’arrondissement de Thionville-Est. Les vallées de la Moselle et de la Seille, dans l’arrondissement de Metz-Campagne, ont été également éprouvées. Les habitants prévenus à temps ont pu réduire au minimum les effets de l’inondation. On évalue à « quelques milliers de francs » les pertes subies notamment dans les communes de Longeville, Ancy, Corny, Marly et Magny. Les pertes résultent surtout de la dépréciation de la valeur des denrées agricoles. L’arrondissement de Château-Salins a échappé dans toute la mesure du possible aux effets de la crue. Cela tient à ce que la Plaine de la Seille a été inondée et le niveau de l’eau a baissé, grâce à la fermeture des écluses et de l’Etang de Lindre qui étaient ouvertes depuis 2 mois, et à la destruction plus complète des barrages que les allemands avaient établis pendant la guerre dans le lit de la rivière, sur tout son parcours, dans le but d’inonder la plaine en cas d’une offensive française. A Dieuze, beaucoup de caves ont été envahies par l’eau, notamment dans le quartier de l’Albutrie. Des dégâts matériels sont à signalés dans un groupe de trois maisons à l’Albutrie, carrefour de Dieuze. Les sinistrés qui ont eu, une hauteur de 0,50 à 1mètre d’eau, ont dû se réfugier au 1er étage. A Mulcey, Marsal, Moyenvic et Vic, certaines caves ont été également sous l’eau. Entre Chambrey et Aulnois, les villages n’ont pas été atteints et la route de la Moselle était praticable aux voitures sur presque tout son parcours. Les dégâts seraient sensiblement de la même importance que ceux relatés pour Metz-Campagne. (...) ».
Source 26:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 121 AL 830.
 Rapport de l’ingénieur en chef des Ponts et Chaussées relatif aux dommages causés par les inondations aux routes et chemins du Bas-Rhin établi, 12 janvier 1920, Strasbourg : « Les inondations de la fin du mois de décembre 1919 ont causé dans le département du Bas-Rhin des dégâts aux routes et chemins ainsi qu’aux ouvrages qui en dépendent. Ces dégats dont nous allons faire l’exposé, en laissant de côté ceux qui sont peu importants, n’ont pas présenté partout le même degré de gravité. D’une façon générale, les dégâts causés aux chemins par les inondations dans les arrondissements de Strasbourg, Haguenau, Wissembourg et Saverne, sont relativement de faible importance : les eaux ont recouvert les chemins sur un grand nombre de points en endommageant la chaussée et de petites ouvrages tels que caniveaux, rigoles, etc. La circulation a été interrompue par endroits pendant un ou deux jours : elle a été déviée sur d’autres chemins intacts partout où cela a été possible ; sur quelques parties le transbordement a été opéré par voiture. Les réparations de ces menus dégats sont en cours d’exécution ou ont déjà été faites par les cantonniers. Mais, dans les arrondissements de Molsheim et de Schlestadt les dommages sont très importants, notamment dans la vallée de la Bruche et dans le Val de Villé où les ouvrages d’art suivants (ponts et murs de soutènement) ont été fortement éprouvés : un extrait de la carte au 1/200.000 donne les emplacements des ouvrages. A. – Ponts. 1. Route Vicinale n° 24 à Russ. Pont sur le canal usinier : la voûte (...) la culée de rive droite sont effondrées. 2. Chemin Vel Ordre à Heiligenberg. Pont sur la Bruche : la culée de rive droite est effondrée, le tablier métallique repose sur la culée de rive gauche et sur le fond de la rivière. 3. Route Vle N° 17 à Dinsheim. Pont sur la Bruche : 4 arches en maçonnerie sont complètement démolies. 4. – id – à Dinsheim. Pont sur une dérivation de la Bruche (pont voûté à 2 arches) : la pile s’est affaissée. 5. Route Vle N° 21a, à Wolsheim. Pont voûté sur la Bruche, à 3 arches la pile de rive gauche s’est affaissée de 0.40 m. 6. Route Vle N° 127, à Dachsein. Pont de décharge voisin du Dachsteinbach : une travée métallique s’est effondrée. 7. Route Vle N° 19b, entre Fouchy et Urbeis. Le pont sur un affluent Giessen est complètement détruit. 8. Route Vle N° 97d, entre Triembach et Neuve-Eglise. Le pont sur le Giessen est complètement détruit. 9. Route Vle N° 24a Val de Villé. Pont sur la lièpvrette : la culée de droite est presque entièrement effondrée, la pile est couchée, les deux piliers métalliques reposent sur les bris des maçonneries. 10. Route Vle N° 9, Rathsamhausen. Le pont en maçonnerie sur un affluent de l’Ill, est complètement détruit. B. Murs de soutènement. 11. Route Vle N° 2a à Netzenbach. Un mur de soutènement s’est écroulé (...) 10m de longueur. 12. Route Vle N° 15a. Entre Schirmeck et Nackenbach. Un mur s’est écroulé sur 25 m de longueur. 13. – id – entre Nackenbach et Grandfontaine. Un mur détruit sur une grande longueur. 14. Route Vle N° 19b. Entre Fouchy et Urbeis. Plusieurs murs sont écroulés. 15. Route Vle N° 97. À Charbes. Plusieurs murs sont détruits. 16. Route Vle N° 155 à Noirceaux – id –. C.– Chaussées. Les chaussées ont été ravinées, coupées ou recouvertes de terres d’éboulement sur plusieurs points. Les dégradations les plus importantes se sont produites sur la Route Vicinale N°2a, à Labroque, sur près d’un kilomètre de longueur et dans la traversée d’Urbeis (route vicinale N° 19b), sur 2 kilom. de longueur (...) ». Une carte accompagne le document.
Source 27:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 121 AL 830.
 Lettre du Chef de service d’Alsace et Lorraine à la Présidence du Conseil, 4 décembre 1920, Paris : « L’attention du Sous-Secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil a été appelée par le Général BOURGEOIS, Sénateur du Haut-Rhin, sur le fait que lors des inondations des 24, 25 et 26 Décembre 1919 on avait été obligé, pour éviter des désastres plus graves, de faire sauter plusieurs immeubles à SAINTE-CROIX-AUX-MINES. Vu le cas d’extrême urgence, cette décision avait dû être prise immédiatement sans que l’on ait eu le temps de recourir à la procédure prévue en ce qui concerne les maisons menaçant ruine (voyez Bruck, Verfassungs = und Verwaltungsrecht von Elsass – Lothringen, 2 vol. page 204). En vue de régulariser cette opération, il semblerait qu’on pourrait recourir à la procédure de l’expropriation publique et payer des indemnités sur le crédit pour dommages résultant des inondations (...) »
Source 28:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 121 AL 830.
 Lettre du Général Bourgeois, Sénateur du Haut-Rhin, Maire de Sainte-Marie-aux-Mines, à Monsieur Alapetite, Commissaire Général d’Alsace-Lorraine à Strasbourg, 11 mars 1921, Paris : « (...) La vallée de Sainte-Marie-aux-Mines a été, comme il doit vous en souvenir, très éprouvée par les inondations de fin décembre 1919. Les ravages causés par le débordement de la Lièpvrette ont été considérables, surtout à Sainte-Croix-aux-Mines, où l’on a eu à déplorer la mort d’un habitant, entraîné par les eaux et la destruction de plusieurs maisons. L’organisation des mesures à prendre pendant les inondations pour éviter que le désastre ne fut encore plus considérable, a amené les autorités qui s’occupaient d’enrayer le fléau (Municipalité de Sainte-Croix ; Officier du Génie chef du détachement de secours envoyé par l’autorité militaire ; Général Bourgeois Maire de Sainte-Marie) à décider de faire tomber du côté opposé à la rivière, deux maisons dont les fondations étaient entièrement minées par les eaux et qui allaient à bref délai s’abattre dans le lit du torrent, créant ainsi un barrage qui aurait eu les conséquences les plus graves. La chute des deux maisons en question a donc été provoquée du côté convenable, à la dynamite. La boucle de terrain sur laquelle elles étaient construites a aujourd’hui entièrement disparu, elles ne pourraient plus être reconstruites à leur emplacement primitif, ce qui justifie entièrement les mesures qui ont été prises. (...) ».
Source 29:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 121 AL 830.
 Lettre de l’ingénieur des Améliorations au Préfet du Haut-Rhin à Colmar, 10 novembre 1921, Colmar : « Je vous prie de vouloir bien réserver une somme de 200.000 Frs pour faire face aux dépenses qui seront nécessaires pour les ouvrages d’art dont la réfection est dans l’intérêt des sinistrés nécessiteux, par exemple les murs de soutènement le long de la LIEPVRETTE à Ste. Croix-aux-Mines, un barrage d’irrigation sur le même cours d’eau en aval de LIEPVRE, le redressement et la protection de la Fecht en amont du barrage HARTMANN sur le territoire de WIHR-AU-VAL. (...) ».
Source 30:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 148 AL 77.
 Liste des repères de crue sur la Liepvrette et le Giessen, dressée par le „Wiesenbaumeister“, 22 août 1940, Sélestat. Cf. Tableau 1.
Source 31:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 148 AL 77.
 Liste des ponts du canton de Molsheim sur lesquels des repères de crues sont apposés, dressée par le „Wiesenbaumeister“, 15 octobre 1940, Molsheim. Cf. Tableau 2.
Source 32:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 148 AL 77.
 Liste des repères de crue dans le secteur de Molsheim, 7 novembre 1941, Molsheim. Cf. Tableau 3.
Source 33:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 148 AL 77.
 Liste des repères de crue sur l’Ill, dressée par Bauinspektor, 31 octobre 1941, Erstein. Cf. Tableau 4.
Source 34:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 148 AL 77.
 Liste des repères de crue sur le « ersteiner Hochwasserkanal », dressée par Bauinspektor, 31 octobre 1941, Erstein. Cf. Tableau 5.
Source 35:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 148 AL 77.
 Liste des repères de crue sur l’Ill, 29 octobre 1941, Colmar. Cf. Tableau 6.
Source 36:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 148 AL 77.
 Liste des repères de crue sur la Fecht, 29 octobre 1941, Colmar. Cf. Tableau 7.
Source 37:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 148 AL 77.
 Liste des repères de crue sur le Giessen, 29 janvier 1942, Sélestat. Cf. Tableau 8.
Source 38:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 390 D 901.
 24 décembre 1919 : « Wolxheim. Breuschpegel 328 steigt noch ».
Source 39:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 390 D 901.
 25 décembre 1919 : « Wolxheim. Breuschpegel hoster Stand 6 Uhr Abend 328 jetzt 266 ».
Source 40:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 390 D 901.
 Fernverkehr der Wasserbauverwaltung, l’Ingénieur des ponts et chaussées chargé de la navigation, 28 décembre 1919 : « Sous-Préfecture Strasbourg-Campagne. Huningue, Rhin. Maximum 457 m. Aujourd’hui 266 cm. Baisse ».
Source 41:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 390 D 901.
 Fernverkehr der Wasserbauverwaltung, l’Ingénieur des ponts et chaussées chargé de la navigation, 24 décembre 1919 : « Sous-Préfecture Strasbourg-Campagne. Huningue, Rhin. Hier 221 m. Aujourd’hui 426 cm. Monte rapidement ».
Source 42:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 390 D 901.
 14 décembre 1919 : « Wolxheim. breuschpegel 300 steigt noch ».
Source 43:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 390 D 901.
 18 décembre 1919 : « Mommenheimels. Zornstand 2 meter 12 steht ».
Source 44:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 529 D 124.
 Télégramme, 26 décembre 1919, Guémar : « illhäusern gestern abend 286 beharrungsstand 295 fallanfang 3 abend jetzt 280 fällt. Meyer ».
Source 45:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 529 D 124.
 Télégramme, 27 décembre 1919, Guémar : « illhäusern morgen 267 jetzt 264 fällt. Meyer ».
Source 46:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 529 D 124.
 Télégramme, 29 décembre 1919, Guémar : « illhäusern morgens 275 jetzt 275 stillstand. Meyer ».
Source 47:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 529 D 124.
 Télégramme, 30 décembre 1919, Guémar : « illhäusern morgens 277 jetzt 273 fällt. Meyer ».
Source 48:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 529 D 124.
 Télégramme, 31 décembre 1919, Guémar : « illhäusern morgens 265 jetzt 263 fällt. Meyer ».
Source 49:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 529 D 16.
 Lettre de l’Ingénieur des Améliorations à l’Ingénieur en chef des Améliorations à Strasbourg, 29 décembre 1919, Colmar : « Donnant suite à votre note du 21 crt. Concernant les grandes crues de ces jours derniers, j’ai l’honneur de vous rapporter ce qui suit : 1° On m’a signalé de tous côtés, qu’il n’y avait de grandes crues semblables à celles de ces jours derniers depuis 60 à 70 ans. 2° Les crues sont arrivées avec une telle rapidité que généralement il n’y avait pas moyen d’entreprendre des mesures pour défendre les travaux de protection antérieurement exécutés. Il est toute fois à remarquer qu’on avait placé des postes de surveillance sur l’Ill dans la 3ième section du Syndicat. Comme j’ai constaté hier en passant, un commandement a été chargé de la surveillance des ouvrages d’art de la Doller sur le territoire de Reiningen. En ce qui concerne les différents bassins versants des fleuves plus importants du Département du Haut-Rhin, j’ai à remarcher ce qui suit : 1° Bassin de la Largue. Comme j’ai constaté hier sur place, il n’y avait pas de grandes crues considérables dans le bassin de la Largue jusqu’à présent. L’interruption de la circulation sur la ligne de Dannemarie à Montre-Vieux a été occasionné par un tamponnement de trains et non plus par de grandes crues ce qu’on a entendu dire. 2° Bassin de l’Ill. En amont de l’embouchure de la Doller dans l’Ill n’y avait pas à constater non plus de grandes crues considérables. 3° Bassin de la Doller. Lors de ma descente sur les lieux samedi dernier, j’ai constaté que par suite du débordement de ce fleuve il y a des dégâts énormes. Le cours d’eau a débordé en se déplaçant à maintes places. Notamment j’ai à remarquer l’écroulement du pont sur le chemin rural de Sentheim à Bourbach-le-Bas. Le chemin de fer de Sentheim à Lauw est fortement endommagé en deça de Lauw par l’affouillement de la route de sorte que la circulation de Cernay à Masevaux est interrompue. Le trafic est maintenu par changement de train. Le dégât causé par l’écroulement du pont sur le territoire de Sentheim est à évaluer à 250 000 Frcs., le redressement du fleuve en amont et en aval du pont et la protection des rives inclus. L’endommagement du terrain riverain n’est à évaluer qu’après la baisse d’eau complète. La construction d’un pont de circonstance sur le territoire de Sentheim est de première urgence. 4° Bassin de la Thur. L’endommagement de ce fleuve est très important en ce qui concerne les dégâts causés aux terrains riverains. Sur le territoire de Staffelfelden le cours d’eau est déplacé complètement. Le pont en pierres sur la route de Pulversheim à Bollwiller s’est écroulé. Le dégât n’est pas à évaluer aujourd’hui. 5° Bassin de la Fecht. Comme j’ai constaté cet après-midi, la Fecht est endommagée notamment à Türckheim. La rive droite entre le pont de Munster et la gare de Türckheim est complètement détruite. Sa réfection est de première urgence, faute de quoi la gare et la fabrique avoisinante sont mises en danger. Les frais de protection de la rive sont évalués à 50 000 Frcs. Il est à remarquer que le Maire de Türckheim s’est donné beaucoup de peine pour la protection provisoire du fleuve. Le pont sur le chemin de Bennwihr à Sigolsheim près de la maison forestière « Fechtwald », s’est écroulé. 7° Bassin de la Weiss. Manque de temps je ne pouvais pas constater les dégâts causés dans la vallée de la Weiss jusqu’à présent. 8° Bassin de la Lièpvre. Ce cours d’eau a causé beaucoup de dommages aux riverains, notamment en aval de Ste.-Marie-aux-Mines et à Lièpvre. Le dégât n’est pas à évaluer même approximativement. 9° Bassin de l’Ill entre l’embouchure de la Doller et Colmar. L’eau de l’Ill s’est ouvert un passage à travers la digue droite sur les territoire d’Oberentzen et Ste.Croix-en-Plaine de sorte que les champs avoisinants ont souffert beaucoup. Pour boucher ces brèches il faudra au moins 10000 frcs. »
Source 50:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 529 D 16.
 Lettre de l’Ingénieur des Améliorations au Préfet du Haut-Rhin, 1er janvier 1920, Colmar : « Mons. Le maire de Colmar me fait connaître qu’il y a en ce moment un grand nombre d’ouvriers sans travail dans la ville. Comme les grandes crues des derniers jours ont causé beaucoup de dégâts aux cours d’eau non navigables ni flottables aux environs de Colmar, notamment sur la Fecht à Türckheim et en aval vers Bennwihr, dont la réparation est de première urgence, j’ai l’honneur de vous proposer que ces ouvriers sans travail soient occupés pour la réfection de dégâts occasionnés par les grandes crues. (...) ».

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