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17 septembre 1852 (suite 5)

Tableau 17

Contenance submergée Perte en récolte Capital perdu en propriétés Capital perdu en maisons
Diebolsheim 675 h 29000 150000 10500
Schoenau 775 18000 12000 6000
Saasenheim 753 30000 15000 16000
Richtolsheim 352 15000 6000 4000
Schwobsheim 30 3000
Artolsheim 1051 30000 12000 6000
Bootzheim 534 17000 6000 15000
Mackenheim 900 31000 12000 20000
Marckolsheim 600 40000 20000 4000
Sundhouse 700 20000 10000
233000 108000 81,000

Tableau 18

Communes 1re catégorie 2e catégorie Observations
Nombre de personnes Montant des pertes Nombre de personnes Montant des pertes
Artolsheim 41 3,174 56 10,170
Bootzheim 198 42,010 250 15,560
Diebolsheim 96 38,040 19 21,823
Makenheim 594 134,742 368 59,187
Marckolsheim 424 113,707 392 39,832
Richtolsheim 16 5,260 14 3,320
Saasenheim 37 16,640 25 9,010
Schoenau 65 10,595 162 21,080
Sundhausen 151 20,460 702 121,940
Bootzheim 73 13,250 255 41,450
Friesenheim ‘’ ‘’ 509 123,291
Rhinau 1043 159,507 210 32,390
Daubensand 79 14,730 80 10,420
Gerstheim 60 12,950 186 28,580
Obenheim 43 6,277 63 13,230
Eschau 150 8,000 40 4000
Plobsheim 35 4830 198 45,250
Totaux 3105 604,172 3529 600,533

Tableau 19

Montant des pertes afférentes aux personnes privées de toute espèce de ressource Montant des pertes éprouvées par les personnes qui sont hors d’état de reprendre l’exercice de leur profession sans le secours de l’administration Nombre d’individus à comprendre dans la 1e catégorie Nombre d’individus à comprendre dans la 2e catégorie Observations
8000 4.000 150 40

Tableau 20

Communes Contenance envahie par les eaux Revenu cadastral y afférent Contributions Rapport du revenu net à la contribution en principal Perte totale
Totale En principal En revenu net En revenu brut
Strasbourg 4,284h 79,222 25,977 18,083 21.20 383,360 575,040
Illkirch 1,094 15,622 3,759 2,608 55,290 82,935
Eschau 1,189 16,660 5,232 3,630 79,956 115,434
Plobsheim 1,253 20,340 6,059 4,202 86,082 133,623
Ostwald 447 8,800 2,820 1,956 41,467 62,201
Nordhausen 406 5,794 1,756 1176 24,931 37,396
Erstein 1717 13,015 5,015 3479 73,755 110,633
Gerstheim 1510 11,428 6,859 4758 100,870 151,305
Obenheim 620 7,976 2,903 2014 42,697 64,045
Daubensand 186 1,382 585 350 7,420 11,130
Boofzheim 912 15,811 4,027 2794 59,266 88,850
Rhinau 1533 15,150 4,897 3542 75,090 112,635
Friesenheim 606 8,827 2,011 1394 29,553 44,329
Diebolsheim 539 6,568 1,758 1257 26,648 39,972
Sundhausen 656 8,294 2,114 1467 31,100 46,650
Saassenheim 575 12,313 2,439 1685 35,722 53,583
Schoenau 775 7,402 2,965 2060 43,672 65,508
Richtolsheim 250 6,511 927 643 13,632 20,448
Artolsheim 1051 14,636 3,850 2711 57,473 86,210
Bootzheim 535 9,592 1,813 1287 27,284 40,926
Mackenheim 861 14,624 3,571 2477 52,513 78,770
Marckolsheim 2467 37,551 9,298 6451 136,761 205,140
23,466 337,518 100,635 70,024 1,484,509 2,226,763

Tableau 21

Désignation des communes Première catégorie Deuxième catégorie Observations
Nombre de Montant des pertes Nombre de Montant des pertes
familles personnes familles personnes
Artolsheim 41 205 5154 56 280 11635
Bofzheim 21 78 4280 57 255 15625
Bootzheim 35 200 16695 50 250 16930
Daubensand 24 79 2330 16 124 4599
Diebolsheim 103 487 53475 20 121 30827
Friesenheim ‘’ ‘’ ‘’ 123 536 28969
Gerstheim 22 110 31220 82 407 37905
Mackenheim 138 594 42552 79 368 21597
Marckolsheim 140 424 15227 130 392 20832
Obenheim 43 156 15407 63 259 18953
Rhinau 227 1043 63384 44 206 22390
Richtolsheim 16 80 3775 14 70 3685
Saasenheim 37 185 21925 25 125 9875
Schoenau 21 44 5555 37 162 8050
Sundhausen 30 150 5000 140 700 20000
Totaux 898 3835 285979 936 4255 284872

Tableau 22

Communes 1re catégorie 2e catégorie Observations
Nombre de personnes Montant des pertes Nombre de personnes Montant des pertes
Artolsheim 205 5154 280 11,635
Bofzheim 78 4280 255 18,625
Bootzheim 200 16,695 250 16,930
Daubensand 79 2330 124 4,599
Diebolsheim 487 53,475 125 30,827
Friesenheim ‘’ ‘’ 536 28,969
Gerstheim 110 31,220 407 37,905
Mackenheim 594 42,552 368 35,597
Marckolsheim 424 15,227 392 20,832
Obenheim 156 15,407 259 18,953
Rhinau 1043 63,384 206 22,390
Richtolsheim 80 3,775 70 3685
Saasenheim 185 21,925 125 9875
Schoenau 44 5555 162 8050
Sundhausen 150 5000 700 20,000
Eschau 150 8000 40 4000
Plobsheim 35 4830 198 45,250
Strasbourg 670 43,700 749 31.200
Totaux 4690 342,509 5242 365,200
Cours d'eau:Bruche, Doller, Fecht, Ill, Largue, Lauch, Non classé, Rhin, Zinsel
Date:Le 17 / 9 / 1852
Localités touchées:Strasbourg, Kehl, Daubensand, Obenheim, Altkirch, Brunstatt, Baldersheim, Carspach, Fislis, Illfurth, Illzach, Mulhouse, Roppentzwiller, Sausheim, Tagolsheim, Walheim, Bischwihr, Ensisheim, Fortschwihr, Horbourg-Wihr, Illhaeusern, Logelheim, Meyenheim, Réguisheim, Riedwihr, Sundhoffen, Tagolsheim, Ensisheim, Ruelisheim, Sundhoffen, Wolfersdorf, Bâle, Huningue, Dannemarie, Colmar, Neuf-Brisach, Sélestat, Schoenau, Rhinau, Marckolsheim, Plobsheim, Mackenheim, Artolsheim, Richtolsheim, Diebolsheim, Boofzheim, Friesenheim, La Wantzenau, Wyhl-am-Kaiserstuhl, Saasbach-am-Kayserstuhl, Weisweil, Bootzheim, Saasenheim, Gerstheim, Sundhouse, Schwobsheim, Illkirch-Graffenstaden, Eschau, Ostwald, Nordhouse, Erstein, Hessenheim, Benfeld, Ohnenheim, Kogenheim, Witternheim, Osthouse, Ebermunster, Elsenheim, Huttenheim, Rossfeld, Matzenheim, Sermersheim, Herbsheim, Seltz, Lauterbourg, Jebsheim, Fegersheim, Drusenheim, Kembs, Ottmarsheim, Blodelsheim, Geiswasser, Kunheim, Gamsheim, Offendorf, Fort-Louis, Beinheim, Munchhausen, Chalampé, Dalhunden, Artzenheim, Schweighouse-sur-Moder
Causes:Fortes précipitations -
Conséquences:Dommages environnementaux - Dommages fonctionnels - Dommages humains - Dommages matériels -
Source 1:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Rapport de la 4ème commission des bâtiments inondés, arrondissement de Sélestat, 9 novembre 1852, Sélestat : « La 4e commission composée de M.M. Ringeisen, Architecte Président, Mistler et Kitzinger, Docteurs en médecine et Mathis, Inspecteur-Voyer, instituée par arrêté de Mr. Le Préfet du Bas-Rhin en date du 26 septembre 1852 à l’effet de visiter les bâtiments submergés par suite de l’inondation du Rhin, de constater l’état de ces bâtiments, de prescrire les moyens de consolidation et de rechercher les causes d’insalubrité et d’indiquer les moyens pour les combattre, s’est transportée du 27 septembre au 12 octobre dans les communes de Sundhausen, Saasenhein, Schoenau, Richtolsheim, Artolsheim, Bootzheim, Mackenheim et Marckolsheim qui lui avaient été assignées. Après s’être adjoint les maires de chacune de ces communes, elle a procédé immédiatement aux opérations qui lui avaient été confiées. (...) Sur 398 Propriétés endommagées, 49 de ces construction fragiles se sont écroulées, 14 menacent ruine, beaucoup d’autres qui sont restées debout sont entièrement à jours dans toute la hauteur des eaux d’inondation et celles qui placées dans ces conditions plus favorables paraissent avoir peu souffert, se verront atteintes au printemps dans toute la hauteur des parties imprégnées d’eau, si le temps n’en permet pas la complète dessication avant les premières gelées. (...) 186 maisons ont été reconnues inhabitables et ont dû être évacuées. (...) 14 ont été condamnés à la démolition. (...) Les 7 Etats ci-joints comprennent par commune la description sommaire de toutes les Propriétés atteintes par les eaux d’inondation, rangées suivant leur numéro, la nature des constructions, leur état, la valeur avant, celle après ; les dépenses à faire pour les rétablir dans leur état primitif ; celles nécessaires pour améliorations, enfin la quantité des matériaux principaux dans l’un et l’autre cas. Bases élémentaires d’évaluation. Les chiffres d’évaluation sont basés sur les éléments suivants : les briques crues employées dans le Rieth ont en moyenne 5/12/25, il en faut 650 pour un mètre cube et 70 par mètre carré de cloisons ; elles coutent 6 francs le mille. Le mètre cube de moëllons revient au pied de la montagne à 2 francs, ils sont ordinairement transportés par les voisins ; ils le seront par prestations volontaires, menus frais de transport 1 francs, ensemble 3f.00. Chaux, mètre cube 20.00. Le sable est extrait et transporté par le propriétaire 20.00. Le toit de sapin employé est irrégulier, il provient d’acquisition faites dans la Forêt communale ou à la montagne, il revient mêtre cube 25f.00. Ce qui ramène le mètre cube courant de petits bois de 10/10 0.25. Ce qui ramène le mètre cube de gros bois de 16/16 0.39. Ce qui ramène le mètre courant pour vois moyen 0.30. La journée de maçon 2f ; charpentier 2f ; menuisier 2 francs. Les terrassements, transports, manœuvres par le propriétaire et les voisins. Récapitulation sommaire. Il ressort de ces Etats les résultats suivants : [Tableau] Les Totaux cidessus comprennent toutes les dépenses relatives aux 5 catégories de fortune que nous avons établis. Dans les Etats sommaires envoyés précédemment ces dépenses ont été divisées pour chaque commune en catégories spéciales, de manière à pouvoir, suivant les ressources, en faire l’application aux plus nécessiteux. » Cf. Tableau 16 ci-dessus.
Source 2:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 État sommaire des dépenses occasionnées par les eaux d’inondations aux bâtiments de la commune d’Artolsheim, 4ème commission des bâtiments inondés, 16 octobre 1852, Sélestat : Très pauvres : dégâts 300.00, améliorations 2400.00. Pauvres : dégâts 1680.00, améliorations 5300.00. Peu aisés : dégâts 1465.00, améliorations 3780.00. Aisés : dégâts 695.00, améliorations 3375.00. Total général : dégâts 4140.00, améliorations 14855.00.
Source 3:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 État sommaire des dépenses occasionnées par les eaux d’inondations aux bâtiments de la commune de Bootzheim, 4ème commission des bâtiments inondés, 16 octobre 1852, Sélestat : Très pauvres : dégâts 2915.00, améliorations 4950.00. Pauvres : dégâts 1770.00, améliorations 2600.00. Peu aisés : dégâts 1370.00, améliorations 1370.00. Aisés : dégâts 1510.00, améliorations 1660.00. Très aisés : dégâts 115.00, améliorations 115.00. Total général : dégâts 7680.00, améliorations 10695.00.
Source 4:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 État sommaire des dépenses occasionnées par les eaux d’inondations aux bâtiments de la commune de Mackenheim, 4ème commission des bâtiments inondés, 16 octobre 1852, Sélestat : Très pauvres : dégâts 2105.00, améliorations 5270.00. Pauvres : dégâts 5705.00, améliorations 14750.00. Peu aisés : dégâts 2410.00, améliorations 6990.00. Aisés : dégâts 690.00, améliorations 1430.00. Très aisés : dégâts 110.00, améliorations 110.00. Total général : dégâts 11020.00, améliorations 28550.00.
Source 5:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 État sommaire des dépenses occasionnées par les eaux d’inondations aux bâtiments de la commune de Marckolsheim, 4ème commission des bâtiments inondés, 16 octobre 1852, Sélestat : Très pauvres : dégâts 400.00, améliorations 700.00. Pauvres : dégâts 1120.00, améliorations 2940.00. Peu aisés : dégâts 1000.00, améliorations 3950.00. Aisés : dégâts 700.00, améliorations 3100.00. Total général : dégâts 2590.00, améliorations 7900.00.
Source 6:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 État sommaire des dépenses occasionnées par les eaux d’inondations aux bâtiments de la commune de Saasenheim, 4ème commission des bâtiments inondés, 16 octobre 1852, Sélestat : Très pauvres : dégâts 580.00, améliorations 1200.00. Pauvres : dégâts 4705.00, améliorations 12250.00. Peu aisés : dégâts 865.00, améliorations 1115.00. Aisés : dégâts 585.00, améliorations 585.00. Très aisés : dégâts 185.00, améliorations 185.00. Total général : dégâts 6920.00, améliorations 15335.00.
Source 7:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 État sommaire des dépenses occasionnées par les eaux d’inondations aux bâtiments de la commune de Schoenau, 4ème commission des bâtiments inondés, 16 octobre 1852, Sélestat : Très pauvres : dégâts 700.00, améliorations 1250.00. Pauvres : dégâts 1260.00, améliorations 4300.00. Peu aisés : dégâts 970.00, améliorations 2000.00. Aisés : dégâts 100.00, améliorations 350.00. Très aisés : dégâts 15.00, améliorations 15.00. Total général : dégâts 3045.00, améliorations 7915.00.
Source 8:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 État sommaire des dépenses occasionnées par les eaux d’inondations aux bâtiments de la commune de Richtolsheim, 4ème commission des bâtiments inondés, 16 octobre 1852, Sélestat : Très pauvres : dégâts 430.00, améliorations 1200.00. Pauvres : dégâts 1085.00, améliorations 4900.00. Peu aisés : dégâts 365.00, améliorations 1850.00. Aisés : dégâts 390.00, améliorations 390.00. Très aisés : dégâts 70.00, améliorations 70.00. Total général : dégâts 23400.00, améliorations 8410.00.
Source 9:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre émanant de la préfecture du Bas-Rhin au Ministre de l’Intérieur, 5 octobre 1852, Strasbourg : « Les évaluations officielles des dommages causés par la dernière inondation du Rhin, commencent à m’arriver. Il en résulte que, sur le rapport des pertes en bâtiments, les premières estimations sont restées bien audessous de la réalité. Pour 12 communes et une partie seulement de celle de Gerstheim, les relevés donnent 69 maisons en état de ruine complète et 386 autres plus ou moins endommagées, parmi lesquelles la moitié, au moins, subissent successivement le sort des premières. Il reste à connaître le surplus de Gerstheim et 9 communes entières, parmi lesquelles se trouvent les plus maltraitées entre autre Rhinau. Une nouvelle tournée que j’ai faite le 2 et 3 de ce mois dans huit des communes inondées, m’avait fait pressentir ce résultat. J’ai pu m’assurer à cette occasion qu’il a été impossible de faire évacuer toutes les habitations dont l’insalubrité est évidente. L’insuffisance des locaux est telle qu’après avoir fait occuper, quelque fois d’autorité, tout ce qui se trouvait disponible dans un rayon assez étendu, il a fallu se résigner à laisser plus de cent familles dans les combles de leur maison, dont l’étage était dévasté. (...) ».
Source 10:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Relevé des pertes approximatives dues aux inondations du Rhin 19 septembre 1852 dans le canton de Marckolsheim, dressé par le Sous-préfet de Sélestat, adressé au Préfet, 2 octobre 1852, Sélestat : Cf. Tableau 17 ci-dessus.
Source 11:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre émanant de la Préfecture du Bas-Rhin au Ministre de l’intérieur, 27 septembre 1852, Strasbourg : « Mon rapport antérieur pour (...) compte rendu, sans pouvoir en apprécier, même approximativement, l’étendue, des ravages causés par les récentes inondations du Rhin. L’aspect incroyable de désolation que présentait toute la partie du dépt située entre le fleuve et le canal du Rhône au Rhin, faisait pressentir les pertes immenses ; mais l’idée navrante que je m’en faisais moi-même, après avoir été, pendant toute la crise, le témoin oculaire de ces scènes de dévastation, est restée bien audessous de la réalité, que ne laissent, d’ailleurs, entrevoir qu’en partie, les documents officiels que viens de recevoir. D’après un premier relevé fourni par M. le directeur des contributions directes, 23,466 hectares de terres se sont trouvées submergées. En tenant compte des parties boisées, où le dommage a été peu considérables, la perte est évaluée à 2,226,763 francs. Cette somme ne présente que la récolte anéantie ; elle ne comprend ni les frais de restitution à la culture de ces vastes terrains, aujourd’hui profondément ravinés et couverts d’une couche épaisse de sable et de gravier ; ni les dommages causés aux propriétés bâties, dont 150 au moins se sont déjà complètement écroulées jusqu’à présent et dont plus de 600, plus ou moins gravement compromises, éprouvent partie le même sort. Cette somme ne comprend pas, enfin, les récoltes déjà engrangées et emportées ou rendues impropres à la consommation, et les valeurs mobilières détruites et avariées. (...) »
Source 12:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 État des pertes émanant de la Préfecture du Bas-Rhin, 30 janvier 1853, Strasbourg : « Il est fort heureux pour les inondés si les pertes ne s’élèvent pas plus haut que ne les accuse l’état de M. le sous-Préfet de Schletstadt ; mais cet état est tellement audessous des appréciations premières transmises au Gouvernement, que sa production produirait un singulier effet. Après avoir parlé de million, nous voudrions dire que 440,000 f. sont une estimation exacte faite pour ainsi dire par la partie intéressée elle-même. Ce chiffre ne peut, d’ailleurs, être vrai, car il n’atteint par les estimations du dommage causé aux bâtiments. Celui-ci aurait-il été laissé en dehors ? On ne le sait. Enfin, le chiffre donné par la Sous-Préfecture sur la foi de documents évidemment défectueux ont leur côté ridicule. Ainsi à Marckolsheim, 424 individus qui ont tout perdu figurent pour un peu plus de 30f chacun. A Daubensand, la proportion descend audessous de 20 f. Que pouvait donc avoir un homme qui a tout perdu et dont la perte ne s’élève qu’à 20f, ou à 40, 60, 80 et même 100 f selon la force numérique de la famille ? Evidemment il n’avait ni maison, ni terre, car une maison vaudrait davantage et, s’il avait une terre, il n’aurait pas tout perdu. Pour les pertes partielles c’est la même chose. J’ai forcé la plupart des chiffres et suis arrivé à un peu plus du double. Je crois que cette méthode vaut mieux et qu’elle mène, d’ailleurs, plus près de la vérité. »
Source 13:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre émanant de la Préfecture du Bas-Rhin au Ministre de l’Intérieur, 31 janvier 1853, Strasbourg : « J’ai l’honneur d’adresser à (...), rédigé conformément à son instruction du 27 8bre 1852, la liste des pertes causées aux inondés du Rhin qui, par leur position, doivent être classés dans l’une ou l’autre des catégories auxquelles le Gouvernement a l’intention de venir en aide. La première catégorie, ceux qui ont tout perdu, comprend 2955 individus qui ont souffert un dommage de 596,172. La seconde catégorie, comprenant ceux qui ont pu sauver une partie de leur avoir, mais ont un besoin absolu (?) d’assistance, renferme 3489 individus ayant éprouvé une perte de 596,533. Total des pertes au deux catégories 1192,705. Je prie (...) de vouloir bien, maintenant activer l’effet des intentions généreuses qu’elle a manifesté a l’égard de ces malheureux. Depuis l’inondation, les besoins réellement pressants de se limitaient a peu près à l’alimentation journalière des individus incapables de travailler ou auxquels il n’a pas été possible de procurer de l’ouvrage ; à la remise en état de terrains ravinés par les eaux ou envahis par le gravier ; aux réparations les plus indispensables des habitations qui n’étaient pas complètement ruinées, mais à l’égard desquelles à raison de l’époque avancée de l’année, il n’a pu être pris que des mesures provisoires. A présent, l’époque s’avance où il faudra préparer pour la culture les terres dans lesquelles les semailles d’automne ont été ruinées ou rendues impossibles. (...) »
Source 14:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 État [sous forme de taleau] des pertes dues à l’inondation du Rhin de septembre 1852, dressé par le Préfet du Bas-Rhin, 31 janvier 1853, Strasbourg : « Etat indiquant 1° le chiffre des pertes essuyées par les personnes privées de toute espèce de ressources ; 2° le montant des dommages éprouvés par les personnes qui, n’ayant pas tout perdu, seraient dans l’impossibilité recconnue de rependre l’exercice de leur profession ou de leur industrie et d’assurer leur existence, si elles n’étaient point aidées par l’administration ; 3° le nombre d’individus compris dans chaque catégorie. » Cf. Tableau 18 ci-dessus.
Source 15:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre du Maire d’Ostwald au Préfet du Bas-Rhin, 11 novembre 1852, Ostwald : « En réponse à votre lettre du 6 du mois courant par laquelle Vous me demandez diférents renseignements sur les personnes de cette commune, qui se trouvent dans le plus grand malheur, par l’effet de l’inondation lesquelles Vous divisez en deux catégories J’ai l’honneur de Vous informer, que quoique presque tous les habitants de cette Commune ont souffert des inondations, il n’y a pas une seule personne qui puisse être compté dans une des catégories indiqués dans Votre lettre. »
Source 16:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre du Maire de Fegersheim au Préfet, 18 novembre 1852, Fegersheim : « En réponse à votre honorée lettre du 6 novembre dernier, j’ai l’honneur de vous faire connaître que quoique la commune de Fégersheim ait éprouvé par les inondations de grands dommages ; aucun individu n’est compris dans les catégories que vous avez établies dans la dite lettre ».
Source 17:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Duplicata de l’état des inondés nécessiteux de la commune d’Eschau, dressé par les membres d’un comité, 12 novembre 1852, Eschau : Cf. Tableau 19 ci-dessus.
Source 18:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre du Maire et de l’Adjoint au maire de Plobsheim, 23 novembre 1852, Plobsheim : « Par lettre du 6 Novembre dernier Vous avez bien voulu m’informer, que M. le Ministre de l’Intérieur, de l’Agriculture et du Commerce, ému des grands malheurs qui ont frappé les communes riveraines du Rhin, a l’intention généreuse de secourir les inondés ; et Vous demandez qu’à cet effet la Commission Vous fasse connaître : 1.) Le chiffre des pertes afférentes aux personnes privées de toute espèce de ressources par l’effet de l’inondation ; 2.) le montant des dommages éprouvées par les personnes qui, bien que n’ayant pas tout perdu, seraient dans l’impossibilité reconnue de reprendre l’exercice de leur profession ou de leur industrie et d’assurer leur existence, sil elles n’étaient point aidées par l’administration. 3.) le nombre d’individus qui doivent être compris dans chacune de ces catégories ; La Commission, après avoir recueilli les renseignements nécessaires sur la position des inondés de la Commune de Plobsheim par suite de ce désastre, s’empresse de Vous faire parvenir le résultat de ses investigations consciencieuses. 1. Les pertes des inondés de la prémière catégorie, comprenant environ 35 individus, s’élèvent à peu près à la Somme de 1500 frcs. 2. Les pertes des inondés de la deuxième catégorie, comprenant environ 198individus, s’élèvent à peu près à la somme de 45250 frcs. Vous savez, M. le Préfet, que les habitants des communes riveraines du Rhin, sont en général pauvres. Il y a à Plobsheim, un assez grand nombre d’individus qui ne possédant rien, n’ont rien perdu par l’inondation et qui de tout tems vivent plus ou moins de la charité publique ; ceux-ci n’ont été compris dans aucune des deux catégories indiquées. Ce sont surtout les petits cultivateurs, vivant de leur travail et de leur industrie agricole, qui en ce moment se trouvent le plus en état de gêne ; par suite de l’inondation et des deux années défavorables qui l’ont précédée, les ressources leur manquent pour faire face à leurs besoins et pour acquitter leurs fermages dûs. Ce sont justement ceux-ci, qui forment la presque totalité des habitants de la commune, que la Commission voudrait recommander à la bienveillante entremise de Mr. le Préfet. »
Source 19:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre du Sous-préfet de Sélestat au Préfet du Bas-Rhin, 9 décembre 1852, Sélestat : « Conformément aux dispositions de votre circulaire en date du 9 Novembre dernier j’ai l’honneur de vous transmettre les états fournis par les Commission des secours des communes inondées indiquant : 1° le chiffre de la perte afférente aux personnes privées de toute espèce de ressources par l’effet de l’inondation ; 2°. Le chiffre des dommages éprouvés par les personnes qui, bien que n’ayant pas tout perdu, seraient dans l’impossibilité reconnue de reprendre l’exercice de leur profession ou de leur industrie et d’assurer leur existence si elles n’étaient point aidées par l’administration ; 3°. Le nombre d’individus qui doivent être compris dans chacune de ces catégories. J’y joins un état résumant ceux indiqués ci-dessus. Il en résulte que la première catégorie comprend 2931 personnes sur 208625 fcs de perte, et que la 2e catégorie en comprend 3289 sur une perte de 232343 francs. »
Source 20:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre du conseiller l’État Directeur de l’Agriculture et du Commerce pour le Ministre de l’Intérieur, de l’Agriculture et du Commerce, au Préfet du Bas-Rhin, 17 novembre 1852 : « Monsieur le Préfet, en répondant à ma circulaire du 2 8bre dernier, vous sollicitez sur le crédit ouvert à mon Ministère, par les decrets des 22 janvier et 27 mars 1852, une subvention qui serait appliquée à l’assainissement à la reconstruction des habitations rurales, dont la destruction pour l’endommagement ont été occasionnés par la recente inondation qui a desolé votre département. Malheureusement cette proposition n’est pas de nature a être accueillie aux termes du décret du 22 janvier, les dix millions mis à la disposition du Ministère de l’Intérieur doivent en effet être consacrés uniquement à l’amélioration des logemens d’ouvriers dans les grandes villes manufacturières. D’ailleurs, la situation dont vous m’entretenez, et à laquelle il s’agirait de porter remède, est le résultat d’une inondation, et vous savez que les secours rendus nécessaires par les dévastations des fléaux de cette nature doivent être imputés sur un crédit spécialement ouvert à mon département et sur lequel il vous a été déjà accordé provisoirement une somme de dix mille francs. Je ne puis donc donner suite au vœu que vous m’avez fait l’honneur de m’exprimer et je vous en témoigne mes regrets. »
Source 21:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre du Sous-préfet de Sélestat au Préfet du Bas-Rhin, 11 mars 1853, Sélestat : « Suivant les dispositions de votre lettre du 16 février dernier, j’ai vérifié le travail qui a été dressé dans les communes ravagées par l’inondation du Rhin, en exécution de la circulaire du 6 novembre 1852. Il est résulté des renseignemens fournis par les Maires, qu’en effet la perte en bâtimens n’avait pas été comprise dans les relevés que je vous ai soumis le 9 décembre dernier. J’ai pris immédiatement des mesures pour remplir cette lacune. D’après les modifications introduites, le chiffre des pertes afférentes aux personnes privées de toute espèce de ressource, s’élève pour 398 familles, composées de 3835 personnes à la somme de 285979f.00c d’un autre côté, le montant des dommages éprouvés par les personnes qui, bien que n’ayant pas tout perdu, seraient dans l’impossibilité reconnue de reprendre l’exercice de leur profession ou de leur industrie, et d’assurer leur existence, si elles n’étaient point aidées par l’administration, s’élève pour 936 familles composées de 4255 individus, à la somme de 284 872.00. Total 570 851.00. J’ai l’honneur de vous transmettre ci-joint, avec un état récapitulatif accusant les chiffres précités, le travail modifié par les soins des Maires ».
Source 22:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Rapport émanant de la Sous-préfecture du Bas-Rhin adressé à la Direction de l’Agriculture et du Commerce et au bureau de la correspondance générale, 7 avril 1853, Strasbourg : « Par une dépêche du 27 Octobre 1852, (...) m’a fait l’honneur de m’informer que le Gouvernement était dans l’intention de secourir les plus nécessiteux parmi les victimes de l’inondation du Rhin. (...) Le travail provisoire établi, le 24 septembre, en présence même du désastre, par M. le Directeur des contributions directes, a évalué la perte en production de la terre à 2,226,763 francs. Par le motif indiqué plus haut, ce chiffre se trouve aujourd’hui atténué d’un tiers. Par contre, les dégradations aux propriétés bâties n’ont été évaluées, dans le premier moment, qu’au chiffre très insuffisant de 106,582 francs. Ici, l’effet du premier aperçu, a été inverse du précédent, parce qu’immédiatement après l’inondation, on voyait debout bien des maisons qui se sont écroulées plus tard et on supposait moins compromis un certain nombre de bâtiments qui se sont affaiscés ou effondrés ensuite. La preuve en est dans le chiffre total des maisons complètement détruites soit 169 et dans celui des maisons rurales inhabitables par des dégradations majeures, soit 345. Ensemble 514 (?) maisons à reconstruire. Plus 485 qui ont besoin de grosses réparations. D’un autre côté, les commissions nommés ad hoc avaient basé leur travail sur la valeur présumée des bâtiments avant l’inondation, comparée à ce qui en restait après le retrait des eaux, sans tenir compte que la plus misérable mâsure, dont la valeur extérieure pouvait n’être que de 100 f. et n’entrait que pour ce chiffre dans les évaluations, ne serait rectifiée qu’avec une dépense quintuple. Or, la véritable perte ne consiste pas dans la valeur intrinsèque de ce qui existait, mais dans ce qu’il faut dépenser pour les rétablir. En résumé, le procès verbaux régulier transmis successivement à (...), ont réduite la perte éprouvée de la production en terre à 1,481,397 tandis que celle en bâtiment doit être élevée à au moins 600 ;000. On arrive ainsi à un total de 2,081,397 dans lequel ne sont compris ni les récoltes engrangées et entraînées, détruites ou avariées ; ni les dommages plus funestes encore, causés par la stérilité à laquelle sont condamnés les champs ensablés (...) Cette nature de dommages ne peut être évaluée à moins de 500,000 f. et l’on arrive ainsi a une perte totale de près de 2,600,000 francs. Et, il ne faut pas l’oublier, cette perte immense causée par une inondation qui a dépassé toute celles dont la tradition ait conservé le souvenir, vient à la suite de celles subies en 1850 et 1851, à la suite de crues également anormales et qui avait déjà ruiné à moitié les victimes de ce dernier et épouvantable fléau. (...) Dans cet espoir je conclue à ce qu’il plaise à (...). 1°. d’admettre comme document constatant avec l’exactitude la plus minutieuse à laquelle il a été possible d’arriver, les pertes éprouvées par les catégories d’inondés désignées dans sa lettre du 27 octobre 1852, l’état ci-joint, montant, savoir 1re catégorie à 342,509 f, 2e catégorie à 365,322. Ajouter les pertes en bâtiments 600,000. Total 1,307,831. 2°. d’admettre comme base de secours à accorder à ces deux catégories a) la totalité des pertes de la 1re 342,509 b) la moitié des pertes de la 2e 182,661 c) la moitié de la perte en bâtiments 300,000. Total 825,170. A déduire la partie du fond de souscription présumé devoir rester libre après liquidation des secours en aliments et autres de premières urgences 1555,170. Perte 670,000. 3°. Les (...), par conséquent et par (...) moyen que (...) jugera convenable, que les inondés du dept du Bas-Rhin obtiennent, à titre de secours extraordinaire, la somme ci-dessus de 670,00f. 4° d’allouer immédiatement la somme nécessaire pour perte à 57,373f62c le secours pour 956,227f (1,481,397 – 525,170) de dommages généraux constatés par procès-verbaux régulier supportés par les propriétaires non compris dans les deux catégories spéciales. 5° de faire ajouter à cette indemnité de 65 (?) % telle indemnité supplémentaire qu’il lui plaira, à raison de la gravité du désastre et en considération de ce que, pendant les deux années précédentes, les mêmes personnes ont été atteintes à un degré moins funestes, mais toujours fatal de pertes analogues ». ».
Source 23:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Aperçu des pertes occasionnées par l’inondation du Rhin, des 18, 19 et 20 septembre 1852 aux communes situées entre le fleuve et la route N° 68, dressé par le Directeur des contributions directes, 24 septembre 1852, Strasbourg : « Résumé. Nombre d’hectares submergés 23,466. Perte totale 2,226,763 soit 94f par hectare. Cette moyenne parait plus que suffisante, puisque dans la contenance, il y a celle des bois, où les pertes sont peu sensibles, et qu’en second lieu, une partie des terrains inondés étaient sans chaume. » Cf. Yableau 20 ci-dessus.
Source 24:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 État indiquant 1°. Le chiffre des pertes afférentes aux personnes privées de toute espèce de ressources par l’effet de l’inondation ; 2°. Le montant des dommages éprouvés par les personnes qui, bien que n’ayant pas tout perdu, seraient dans l’impossibilité reconnue de reprendre l’exercice de leur profession ou de leur industrie et d’assurer leur existence, si elles n’étaient point aidées par l’administration ; 3°. Le nombre d’individus qui doivent être compris dans chacune de ces catégories, dressé par le Sous-préfet de Sélestat, 11 mars 1853, Sélestat : Cf. Tableau 21 ci-dessus.
Source 25:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 État indiquant 1°. Le chiffre des pertes essuyées par les personnes privées de toute espèce de ressources ; 2°. Le montant des dommages éprouvés par les personnes qui, bien que n’ayant pas tout perdu, seraient dans l’impossibilité reconnue de reprendre l’exercice de leur profession ou de leur industrie et d’assurer leur existence, si elles n’étaient point aidées par l’administration ; 3°. Le nombre d’individus compris dans chacune de chaque catégorie, dressé par le Préfet du Bas-Rhin, 7 avril 1853, Strasbourg : Cf. Tableau 22 ci-dessus.
Source 26:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre émanant de la Préfecture du Bas-Rhin au Ministre de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux publics, 27 juillet 1853, Strasbourg : « Par une lettre du 17 Juin dernier, (...) m’a fait l’honneur de répondre à la demande que je lui avais adressé le 7 Avril précédent, d’une allocation de 57,373f.62c, pour servir à indemniser, dans la proposition fixée par les règlements, les propriétaires qui ont éprouvé des pertes par suite de l’inondation du Rhin, en septembre 1852. (...) m’a fait observer que ces indemnités ne pouvaient être accordées qu’aux habitants malheureux dénués de toutes ressources personnelles et incapables de se relever par eux-mêmes, des pertes qui les ont frappées. Ma demande avait eu pour objet d’obtenir une exception à cette règle, à raison de la gravité du désastre me fondant sur les résultats d’un travail demandé, le 27 octobre 1852, par (...) M. le Ministre de l’Intérieur, de l’agriculture et ci commerce (Bureau de la correspondance générale), et donc un double était joint à ma lettre du 7 Avril (Bureau des encouragements à l’agriculture et des secours, j’avais exprimé le vœu que des mesures fussent prises : 1°. Pour indemniser complètement les inondés privés de toute espèce de ressource, et dont les pertes sont évaluées à 342,509f 2°. Pour réparer la moitié des pertes essuyées par les inondés qui, bien que n’ayant pas tout perdu, seraient dans l’impossibilité reconnue de reprendre l’exercice de leur profession ou de leur industrie et d’assurer leur existence, les biens perdus s’élevent à 365,322f, ci pour moitié 182,661. Ensemble 525,170. 3°. Pour couvrir la moitié de la perte en bâtiments, estimée 600,000, à 300,000. Ce qui eut porté le total des secours à 825,170. En déduction duquel le fond de souscription eut fourni 155,170. Restait 670,000 que j’espérais obtenir par tel moyen que (...) eût jugé convenable, de la magnificence du Gouvernement, en faveur des victimes les plus malheureuses de cet effroyable sinistre. Je demandais, subsidieusement, l’allocation de 57,373f.12c en faveur des inondés qui ne rentraient pas dans les deux catégories indiquées par la lettre de (...) M. le Ministre de l’intérieur du 27 octobre 1852. Je ne peut par l’espoir que la mémorable inondation du Mois de septembre 1852 deviendra l’objet d’une mesure de réparation plus large que l’indemnité de 65 (?) % prévue par le budget de l’Etat pour les évènements ordinaires. En attendant je vais faire rentrer les propositions dans les limites posées par (...). Les inondées auxquels il y a lieu d’accorder l’indemnité dans cette proportion restreinte sont, infailliblement, tous ceux compris dans les deux catégories formées en exécution des ordres du 27 octobre 1852 et dont les pertes ont été élevées, suis les chiffres indiqués plus haut : 1re catégorie 342,509, 2e catégorie 365,322. Total 707,831. Ce qui donne à raison de 65 (?)% 42,469.86. sont à déduire : 1°. Les 10.000 f. alloués par décision du 29 7br et 22 9br 1852, ci 10.000 2°. L’allocation par décision du 21 avril 1853, aux communes compris dans l’état du 1 avril, qui forme la base du présent décompte et dont une nouvelle copie est ci-jointe 17.710. resterait à ordonnancé 14,751.86. Si les nouveaux états de pertes demandé par (...) doivent être nominatif, il n’est poas possible de les fournir tous immédiatement. (...) j’ai fait établir le travail demandé par la lettre de (...) le Ministre de l’intérieur, du 27 octobre 1852, certaines communes m’ont envoyé des relevés numériques, d’autres des relevés nominatifs. Je joins ici quelques uns de ces derniers, dont l’importion fera reconnaitre l’exactitude du travail général. (...) »
Source 27:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre du Maire de Benfeld au Préfet du Bas-Rhin, 23 septembre 1852, Benfeld : « Conformément à vos intentions notre recteur a été hier à Daubensand a Diebbolsheim et à Friesenheim. La commune de Daubensand avait été entièrement submergée. Toutes les maisons avaient eu de l’eau jusqu’à la hauteur de 1m.25. Hier il y en avait plus que dans quelques habitations situées dans des bas fonds. Il n’y a pas eu d’écroulement. Daubensand a des provisions de pain pour quelques jours. Erstein y avait envoyé 50 miches ; Monsieur le Recteur de benfeld y en a laissé 47, restent en coutre les bons que vous avez bien voulu émettre en faveur de cette Commune. Ce qui rendait la position de daubensand bien plus critique, c’est que les ponts du chemin vicinal qui y conduit d’Obenheim avaient été emportés, et que, d’un autre côté, les eaux ayant baissé considérablement mes bateaux ne pouvaient plus passer que très difficilement. (...) »
Source 28:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre émanant de la Préfecture du Bas-Rhin aux maires de Geispolsheim et de Fegersheim, 24 septembre 1852, Strasbourg : « Vous connaissez l’affreuse détresse dans laquelle se trouvent une partie des habitans de Plobsheim et d’Eschau par suite des inondations. (...) »
Source 29:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre émanant de la Préfecture du Bas-Rhin au Sous-préfet de Sélestat, 25 septembre 1852, Strasbourg : « Par une lettre du 21 de ce mois j’ai autorisé les Maires de Mackenheim, Artolsheim, Richtolsheim a émettre des bons dans le bas où il serait nécessaire de fournir des vivres et des vêtemens aux inondés. (...) »
Source 30:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre d’un brigadier de police au Neuhof au Préfet, 28 septembre 1852, Neuhof : « J’ai l’honneur de vous adresser l’état des fournitures qui ont été faite par les habitans du Neuhof pendant les inondations cille vous m’en avez témoigné le désir il se monte à la somme de trois cent quarante francs quarante cinq centimes. D’après vos désirs Monsieur le Préfet j’ai fait évacuer les maisons qui m’ont été indiquées hier par Mr le docteur cantonal Schaff et les ai placé dans les maisons où l’eau n’a pénétré (...) »
Source 31:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre du Conseiller de préfecture pour le Préfet en congé (département du Haut-Rhin) au Préfet du Bas-Rhin, 22 septembre 1852, Colmar : « Le désastre qui vient de frapper un grand nombre de communes riveraines du Rhin et de l’Ill (...) Il me semble que dans une situation analogie, si non plus grave, nous sommes fondés à réclamer le même concours, en faveur de nos malheureux compatriotes, victimes des dernières inondations et qui, dans ce département surtout, sont d’autant plus digne s’intérêt, que déjà l’année dernière, ils ont perdu une grande partie de leurs récoltes sur pied, par l’inondation du Rhin, en Août 1851. (...) ».
Source 32:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre du Sous-Préfet de Saverne au Préfet du Bas-Rhin, 4 février 1853, Saverne : « Hier j’ai fait mesurer et transporter au chemin de fer, pour votre destination, 28 sacs de froment et méteil et 6 sacs de pommes de terre provenant de dons en faveur des inondés du Rhin. (...) ».
Source 33:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre du Maire de Saverne au Sous-préfet, 27 janvier 1853, Saverne : « Je vous réitère une reclamation au sujet des denrées qui sont déposées à la mairie de notre ville et sont destinées aux victimes de l’inondation du Rhin. (...) ».
Source 34:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre du Sous-Préfet de Sélestat au Préfet du Bas-Rhin, 16 octobre 1852, Sélestat : « J’ai l’honneur de vous soumettre une délibération du 8 de ce mois par laquelle la Commission administrative de l’hospice de Schlestadt, se fondant sur les embarras financiers que cet établissement éprouve actuellement, sollicite une avance en numéraire, afin de pouvoir faire face aux frais de toute sorte occasionnés par l’entretien d’environ 120 enfants recueillis à la suite des inondations du Rhin. Cette mesure a obtenu votre assentiment dès le 9 Octobre courant, lors de la tournée que vous êtres venu faire le dit jour dans les communes inondées du canton de Marckolsheim. Je vous prie de vouloir bien la consacrer aujourd’hui en autorisant le maire de Schlestdt à verser à la caisse du receveur de l’hospice une somme de 1200 fr., à prélever sur le fonds de souscription recueilli à Schlestadt et montant à 3368 fr. 85 cent. »
Source 35:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre émanant de la Préfecture du Bas-Rhin au Ministre de l’Intérieur, 18 octobre 1852, Strasbourg : « Par un rapport du 1er de ce mois, j’ai eu l’honneur de vous informer du placement dans les établissens hospitaliers du département de 192 enfans, appartenant à des familles victimes des inondations. Depuis cette époque 110 autres enfans ont été recueillis par les soins de l’Administration, 39 d’entre eux ont été conduits dans l’hospice de Wissembourg, 43 dans celui de Lauterbourg, 23 dans celui de Molsheim et 5 dans l’hospice des Orphelins de Strasbourg. Le nombre des placements provisoires a atteint ainsi le chiffre de 402, mais quelques enfans ont déjà été retirés par leurs parents. Je m’occupe de régulariser la position des enfans recueillis, en faisant dresser un état portant l’indication de leurs noms, prénoms, cultes, lieux et dates de naissances, ainsi que des noms, prénoms et domicile de leurs parents. Je règle aussi avec les hospices le prix de la pension à payer à ces établissemens ».
Source 36:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre émanant de la Préfecture du Bas-Rhin au Ministre de l’Intérieur, 1er octobre 1852, Strasbourg : « J’ai eu l’honneur de vous informer dans mon rapport du 24 septembre dernier que je faisais recueillir par les soins des sœurs de charité, dans les villages inondés, les enfans que leurs parents ne sont plus en état de secourrir et que je les plaçai provisoirement dans les hospices, aux frais du département. Les enfans déjà recueillis sont au nombre de 292. L’hospice de Sélestat, situé à proximité des communes dévastées, en avait admis dans les premiers jours 160, mais par suite de placements successifs dans les autres établissements hospitaliers de l’arrondissement, il ne lui en reste plus que 120. Les 40 autres o été transférés, à l’hospice de Daubensand 8 à l’hospice d’Obernai 8 au Willerhof, établissement privé d’orphelins, 20 et chez divers particuliers 6. 160. La sœur Téophile, supérieure des sœurs attachées à l’hopital civil de Strasbourg, a de son côté annoncé dans cette ville 129 enfans plus une mère avec son nourrisson et une idiote 3. 132. 28 de ces enfans ont été dirigés sur l’hospice de Haguenau, et 40 sur celui de Saverne. On en a conservé 64 à l’hospice civil de Strasbourg. L’hospice de Sélestat est le plis encombré, j’y ai envoyé aujourd’hui la sœur Téophile pour en retirer un certain nombre d’enfans, elle en recueillera quelques autres encire sur son voyage dans les villages inondés, et les conduira à Strasbourg pour les répartir ensuite entre les divers établissemens du département où il reste des places disponibles. (...) La plupart des enfans envoyés dans les hospices manquent de vêtements et de chaussures ; j’en fais confectionner d’urgence et j’en paierai le prix au moyen des fonds de la souscription ouverte dans le département. »
Source 37:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Extrait du registre de délibération de la Commission administrative de l’hospice civil de Bouxwiller, séance du 2 octobre 1852 : « la Commission, VU sa délibération en date du 25 du mois passé, par laquelle elle met à disposition de M. le Préfet deux lits placés dans la chambre des malades, pour recevoir quatre enfants des malheureux inondés du Rhin. Considérant, que depuis on est parvenu à établir encore trois autres lits que l’on peut placer dans une salle encore disponible et que l’on a fait évacuer depuis. Par ce motif, la Commission met encore à la disparition de l’autorité supérieure les huis autres lits placés dans la dite salle pour y loger encore six enfants en site que l’administration pourra envisager dix au lieu de quatre. »
Source 38:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 1 N 317.
 Séance du 22 août 1853 : « (...) J’aurais voulu, Messieurs, ne point contrister vos cœurs par le souvenir des calamités particulières qui sont venues nous assaillir au mois de septembre dernier ; mais si, d’une part c’est remplir un douloureux devoir que de vous exposer ce que le département a eu à souffrir, dans ses parties les plus fertiles, c’est aussi remplir un devoir de pieuse reconnaissance que de remercier, en la personne de chacun de vous, tous les habitants du Bas-Rhin, dont le sympathique concours a fait tendre une main secourable aux victimes d’un épouvantable désastre, et dont la charitable sollicitude n’a laissé aucune infortune sans assistance. Le 19 septembre 1852, à la suite d’une crue qui a dépassé tous les maximum de hauteur connus, le Rhin a rompu ses digues sur plusieurs points, notamment à Marckolsheim et à Rhinau, et, en peu d’heures, 18 communes ont été complètement submergées par les eaux. Dans ces 18 communes, 169 maisons ont été détruites, 345 autres ont été rendues temporairement inhabitables et 514 ont été plus ou moins détériorées. Les dommages de toute nature ont été évalués, par procès-verbaux réguliers, à 2,221,887 fr. La détresse, vous ne le savez que trop, Messieurs, a été extrême dans le premier moment ; la presque-totalité de cette population si cruellement éprouvée manquait des objets de première nécessité ; il s’agissait de fournir des vêtements aux uns, un asile aux autres, des aliments à tous. (...) Quelques mois plus tard, l’Impératrice a voulu s’associer à cet acte de magnificience ; son ingénieuse bonté s’est étendue aux petits enfants de nos inondés. Dans le premier moment de la perturbation causée par le fléau, les sœurs de Saint-Vincent-de-Paule, fidèles à leur sainte origine, étaient accourues sur les lieux du sinistre et avaient accueilli les petits abandonnés. Nous en avons recueilli ainsi jusqu’à 450, ne sachant trop où trouver pour eux les vêtements du jour et l’asile du lendemain. (...) »
Source 39:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 1 N 317.
 Séance du 23 août 1853, « Enfants trouvés et abandonnés. – Enfants secourus par suite de l’inondation du Rhin » : « Rapport de M. le Préfet. Messieurs, les inondations qui ont désolé plusieurs communes du Bas-Rhin au mois de septembre 1852, ont laissé un grand nombre de familles sans asile et sans pain. (...) »
Source 40:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 1 N 317.
 Séance du 27 août 1853, « Travaux du Rhin » : « Rapport de M. le Préfet. Messieurs, l’inondation du mois de septembre 1852 est venue malheureusement justifier les craintes que nous avaient inspirées la réduction des crédits du service du Rhin et l’abandon des digues de défense pendant les années 1849, 1850 et 1851. Plusieurs d’entre vous ont été, comme moi, témoins de ce désastreux événement et se souviennent avec douleur des scènes de désolation dont un grand nombre de communes ont été le théâtre. Malgré les efforts extraordinaires tentés par les Ingénieurs et les poopulations accourues de toutes parts, les eaux ont surmonté les digues sur un grand nombre de points, et se sont ouvert à Artzenheim et à Rhinau de vastes brêches à travers lesquelles un fleuve est venu se répandre dans la campagne, détruisant les récoltes, renversant les maisons sur son passage, et convertissant en un vaste lac toute la plaine comprise entre le Rhin et le canal jusque près de Strasbourg. Ce que l’inondation a laissé après elle de misères, je n’essaierai pas de le décrire ; je me bornerai à rappeler que dans ce département elle s’est étendue sur les banlieues de 215 communes, et a submergé, soit complétement, soit en partie 18 villages, que les dommages causés à la propriété sont évalués par les agents des contributions directes à plus d’un million ; qu’on a dû recueillir provisoirement dans des hospices plus de 400 enfants que leurs parents n’étaient plus en état de nourrir, et qu’il a fallu construire des quartiers entiers dans plusieurs communes pour rendre un asile aux habitants dont les maisons avaient été emportées. (...) »
Source 41:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 1 N 317.
 Séance du 27 août, « Inondation du Rhin – Emploi du fonds de souscription » : « Rapport de M. le Préfet. Messieurs, j’ai esquissé, dans mon rapport d’ensemble, l’historique de la désastreuse inondation du Rhin en septembre 1852. Il me reste à compléter ces premières indications, en mettant sous vos yeux un compte détaillé de l’emploi des ressources que la charité publique a affectées à la réparation des désastres. (...) »
Source 42:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 1 N 318.
 Séance du 25 août 1854, « Inondation du Rhin » : « rapport de M. le Préfet. Messieurs, dans votre session de l’année dernière, j’ai eu l’honneur de vous soumettre un premier aperçu de l’emploi des fonds que, sur mon appel, la charité publique et privée avait consacrés à la réparation des désastres causés par l’inondation du Rhin de 1852. (...) Le 24 octobre 1853, j’ai inauguré solennellement les groupes de maisons construits à Mackenheim et Bootzheim. Le quartier Napoléon, dans la première ce des communes, a été témoin d’une cérémonie touchante, rehaussée par le caractère religieux qui l’a surtout caractérisée : elle a laissé de profonds souvenirs. Dans le cours de cette année, tous les autres groupes ont été successivement terminés et, sauf à Plobsheim, où elles s’achèvent en ce moment, les nouvelles maisons sont partout habitées. (...) »
Source 43:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 1 N 318.
 Séance du 26 août 1854, « Travaux du Rhin » : « Rapport de M. le Préfet. Messieurs, depuis votre dernière session, les eaux du Rhin n’ont pas dépassé leur niveau normal, elles sont même descendues pendant l’hiver et le printemps au-dessous de la cote la plus basse qui ait été observée depuis un demi-siècle. Cette situation favorable a permis aux ingénieurs de continuer avec activité l’œuvre de la régularisation du lit du fleuve, en même temps qu’ils entreprenaient un autre travail dont l’utilité est vivement appréciée depuis les inondations de 1852, celui de l’achèvement de la fortification et de l’exhaussement des digues placées en arrière des rives pour empêcher les débordements. (...) On a restauré d’abord les digues depuis Bootzheim jusqu’à Rhinau et l’on a comblé une lacune à Schoenau, ensuite on a perfectionné depuis l’embouchure de la Krafft jusqu’à celle de l’Ill tous les ouvrages qui protègent Strasbourg et les communes de Plobsheim, Eschau et Illkirch ; enfin, l’on a fermé la lacune de Dalhunden, qui avait livré passage aux eaux d’inondation en 1852. (...) Je vous prie de bouloir bien émettre un avis sur l’utilité de cette mesure. J’ai été heureux, Messieurs, de pouvoir, deux ans à peine après une inondation qui avait cauisé des avaries considérables à tous nos travaux, vous faire connaitre la situation satisafaisante dans laquelle se trouvent et les ouvrages de régularisation et les ouvrages de défense. (...) Rapport du 2e bureau. (...) Notre Alsace, en 1852, a fait l’expérience des influences désastreuses du fleuve, comme dans l’année calamiteuse que nous achevons de passer, elle l’a vu également servir d’artère nourricière qui a conduit les denrées alimentaires de l’étranger jusqu’aux marchés du pays. (...) »
Source 44:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 296.
 Arrêté préfectoral, Préfet du Bas-Rhin, 26 septembre 1852, Strasbourg : « Nous Préfet du Bas-Rhin, Considérant que la plupart des bâtiments atteints par les eaux, lors de l’inondation du Rhin, menacent ruine ou présentent des conditions notoires d’insalubrité ; Considérant qu’il importe de pourvoir immédiatement aux mesures que comporte l’intérêt de la sûreté et de la salubrité publique ; ARRÊTONS : ARTICLE PREMIER. Il est institué des commissions à l’effet de visiter les bâtiments submergés par site de l’inondation du Rhin, de constater l’état de ces bâtiments, de prescrire les moyens de consolidation, de rechercher les causes d’insalubrité et d’indiquer des moyens pour les combattre. Art. 2. Chacune de ces commissions sera composé d’un architecte d’arrondissement, d’un ou de deux médecins, d’un agent voyer et du maire de la commune inspectée. Art 3 MM. MORIN, architecte, SCHAAF et BROUILLET, docteurs en médecine, et SCHULLER, inspecteur-voyer, formeront la commission, qui visitera les communes de Strasbourg, Illkirch, Eschau, Plobsheim, Ostwald. MM. MORIN, architecte, RINGEISSEN, docteur en médecine, et MATHIS, inspecteur-voyer, composeront la commission, qui visitera les communes de Nordhausen, Erstein, Gerstheim, Obenheim, Daubensand. MM. FURST, architecte, RACH, docteur en médecine, et MATHIS, inspecteur-voyer ou son délégué, formeront la commission, qui visitera les communes de Booftzheim, Rhinau, Friesenheim, Diebolsheim. MM. RINGEISSEN, architecte, MISTLER et RITZINGER, docteurs en médecine, et MATHIS, inspecteur-voyer, formeront la commission, qui visitera les communes de Sundhausen, Saasenheim, Schoenau, Richtolsheim, Artolcheim, Bootzheim, Mackenheim, Marckolsheim. Art. 4. MM. les architectes présideront les commissions dont ils sont membres, et nous adresseront des rapports journaliers sur le résultat de leurs opérations. Art. 5. Le présent arrêté sera adressé à chacun des membres de la commission, et inséré au Recueil des actes de la Préfecture. »
Source 45:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 296.
 Avis du Préfet du Bas-Rhin, 27 septembre 1852, Strasbourg : « Le pont établi sur la Zinsel, entre Schweighausen et les usines de Geisselbronn, menace ruine. Par un arrêté du 23 septembre courant, M. le Maire de Schweighausen a interdit le passage de ce pont aux voitures chargées. »
Source 46:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 296.
 Lettre émanant de la Préfecture du Bas-Rhin aux Maires des communes inondées, 28 septembre 1852, Strasbourg : « L’époque avancée de la saison rend extrêmement urgents les travaux de reconstruction, de réparation et d’assainissement des bâtiments atteints par l’inondation. (...) »
Source 47:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 296.
 Lettre du Maire d’Eschau au Préfet, 2 octobre 1852, Eschau : « Conformément à la lettre (...) je me suis adressé aux victimes de l’inondation dont les maisons ont été ou ecroulées ou fortement endommagées. (...) »
Source 48:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 296.
 Rapport du Commissaire de police de Saverne au Sous-préfet de Saverne, 3 octobre 1852 : « Dans les journées des 1, 2 et 3 Octobre j’ai fait, selon vos prescriptions, des visites à un grand nombre d’habitans de la ville propriétaires de carrières ou possesseurs de matériaux pouvant servir à la réédification ou à la restauration des bâtiments qui ont été détruit ou endommagés par les inondations du Rhin. (...) »
Source 49:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 296.
 Lettre du Sous-préfet du Bas-Rhin au Préfet, 4 octobre 1852, Sélestat : « J’ai l’honneur de vous transmettre pour les communes de Diebolsheim, Artolsheim, Saasenheim, Schoenau, Boftzheim et Friesenehim, la liste des propriétaires de maisons et de bâtiments écroulés ou endommagés qui demandent l’assistance des ateliers plus l’etat des ouvriers qui désirent être employés aux ateliers de reconstruction (...) ».
Source 50:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 296.
 Lettre du maire de Plobsheim au Préfet, 4 octobre 1852, Plobsheim : « Dans votre lettre à la date du 28 septembre 1852, vous m’avez invité à ouvrir une liste de souscription pour les ouvriers qui demanderont à faire partie des ateliers que vous voulez instituer. Nous avons ouvert la liste mais il s’est trouvé que tous les ouvriers, tant charpentiers, que maçons et que menuisiers étaient déjà occupés à la reconstruction et à l’assainissement des maisons écroulées ou endommagées, et qu’ils y travaillent avec tous leurs efforts. D’ailleurs tous les habitants de la commune recherchent que le travail et sont occupés les uns au canal les autres au Rhin ».

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