ORRION | 17 septembre 1852 (suite 4)

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17 septembre 1852 (suite 4)

Tableau 9

Hauteurs maxima pendant la crue Différence
De septembre 1852 De janvier 1867
Huningue 6.25 3.80 2.45
Gerstheim 3.68 2.71 0.97
Kehl 4.54 3.16 1.38
Drusenheim 5.63 4.39 1.24
Lauterbourg 5.22 4.59 0.63

Tableau 14

Noms des communes Opérations des commissions Maisons endommagées Maisons insalubres à évacuer Bâtiments en ruine condamnés Bâtiments écroulés
Sundhausen Le lundi 27 7bre, la commission N°1 composé de M.M. Ringeiser, Mistler, Mouhis et le Maire a reconnu qu’aucun dégat n’avait été signalé aux bâtiments de la communes par suite de l’inondation. Le même jour,
Schoenau Le même jour, la même commission a procédé à la visite, au métrage et à l’évaluation des bâtiments endommagés par les eaux d’inondations qui se sont élevées à 0m.80 audessus des planchers 35 6 2 2
Saasenheim Le même jour et une partie du lendemain, même opération, par la même commission, hauteur des eaux audessus des planchers 0 à 1 mètre. 50 39 1 4
Marckolsheim Le mardi 28 7bre la commission N°2 composée de M.M. Ringeiser, Kitzingen, Mouhis et le Maire a procédé aux mêmes opérations que cidessus. Hauteur des eaux 0 à 1 mètre. (…) 38 12 3 3
Richtolsheim Le jeudi 30 , la commission N° 1 a procédé à la reconnaissance de toutes les maisons endommagées, hauteur des eaux audessus des planchers 0 à 80c. 41 27 1 2
Artolsheim Le vendredi 1 8bre la commission N°2 a procédé à la visite, au métrage et à l’évaluation des bâtiments endommagés par les eaux d’inondation. Hauteur des eaux 0 à 60c. 54 27 3 5
Mackenheim Le même jour, la même commission a reconnu les mousons (?) menaçant ruine ou insalubres ; elle a donné les instruction au Maire pour les mesures d’hygiène et de sécurité à prendre en attendant la visite officielle qui aura lieu le lundi 4 8bre.
Bootzheim Le même jour Idem

Tableau 15

Communes Dégâts Améliorats Observations
Sundhausen ‘’ ‘’ ‘’ ‘’ Pas de dégâts aux Bâtiments
Saasenheim 6920.00 15335.00 Etat N°1 Les 5 catégories
Schoenau 3045.00 7915.00 Etat N°2 Les 5 catégories
Richtolsheim 2340.00 8410.00 Etat N°3 Les 5 catégories
Artolsheim 4140.00 14855.00 Etat N°4 Les 5 catégories
Bootzheim 7680.00 10695.00 Etat N°5 Les 5 catégories
Mackenheim 11020.00 28550.00 Etat N°6 Les 5 catégories
Marckolsheim 2590.00 7900.00 Etat N°7 Les 5 catégories
Totaux 37735.00 93660.00
Cours d'eau:Bruche, Doller, Fecht, Ill, Largue, Lauch, Non classé, Rhin, Zinsel
Date:Le 17 / 9 / 1852
Localités touchées:Strasbourg, Kehl, Daubensand, Obenheim, Altkirch, Brunstatt, Baldersheim, Carspach, Fislis, Illfurth, Illzach, Mulhouse, Roppentzwiller, Sausheim, Tagolsheim, Walheim, Bischwihr, Ensisheim, Fortschwihr, Horbourg-Wihr, Illhaeusern, Logelheim, Meyenheim, Réguisheim, Riedwihr, Sundhoffen, Tagolsheim, Ensisheim, Ruelisheim, Sundhoffen, Wolfersdorf, Bâle, Huningue, Dannemarie, Colmar, Neuf-Brisach, Sélestat, Schoenau, Rhinau, Marckolsheim, Plobsheim, Mackenheim, Artolsheim, Richtolsheim, Diebolsheim, Boofzheim, Friesenheim, La Wantzenau, Wyhl-am-Kaiserstuhl, Saasbach-am-Kayserstuhl, Weisweil, Bootzheim, Saasenheim, Gerstheim, Sundhouse, Schwobsheim, Illkirch-Graffenstaden, Eschau, Ostwald, Nordhouse, Erstein, Hessenheim, Benfeld, Ohnenheim, Kogenheim, Witternheim, Osthouse, Ebermunster, Elsenheim, Huttenheim, Rossfeld, Matzenheim, Sermersheim, Herbsheim, Seltz, Lauterbourg, Jebsheim, Fegersheim, Drusenheim, Kembs, Ottmarsheim, Blodelsheim, Geiswasser, Kunheim, Gamsheim, Offendorf, Fort-Louis, Beinheim, Munchhausen, Chalampé, Dalhunden, Artzenheim, Schweighouse-sur-Moder
Causes:Fortes précipitations -
Conséquences:Dommages environnementaux - Dommages fonctionnels - Dommages humains - Dommages matériels -
Source 1:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 25.
 Rapport de l’Ingénieur ordinaire pour une demande en indemnité présentée par la dame Constance Lefebre, 23 juillet 1853, Strasbourg : « La dame Constance Lefebre est propriétaire au lieu dit Klebsaü près du Neuhof d’un champ dans lequel on a pris des terres lors de l’inondation de 7bre 1852 pour faire des bourrelets le long de la digue (...) ».
Source 2:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 25.
 Lettre adressée à un Ingénieur à Strasbourg, émanant des Travaux du Rhin, 14 décembre 1853, Strasbourg : « Une plainte a été adressée par Mr (...) propriétaire de terrains dans le voisinage de la digue de Daubensand. Mr Kowalski a fait fouiller environ une superficie de 2 ares pour réparer la digue à la suite de l’inondation de 1852, et l’indemnité n’est point encore réglée. (...) ».
Source 3:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 25.
 Lettre de l’Ingénieur ordinaire de l’arrondissement du Centre au Conducteur de la 5e subdivision à Gerstheim Kowalski, 16 décembre 1853, Strasbourg : « Vous avez à la suite de l’inondation de 1852 fait fouiller une superficie d’environ deux ares pour réparer la digue de Taubensand et l’indemnité n’est pas encore réglé à M. (...), propriétaire du terrain fouillé. (...) »
Source 4:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 25.
 Lettre du Conducteur de la 5e subdivision à Gerstheim Kowalski à un Ingénieur, 21 janvier 1854, Gerstheim : « Le fondé de pouvoir de Mr (...) ayant refusé de se rendre sur le lieu pour traiter à l’amiable ayant déclaré qu’il persiste dans sa demande de 50.00 d’indemnité, donc j’ai l’honneur Monsieur l’Ingénieur de vous donner les renseignements suivants. Pour fermer l’ouverture faite sur la digue d’inondation pour évacuer les eaux de dehors pendant inondation de 1852 on a fait un emprunt du terrain inculte dans la propriété de Mr (...) dans un terrain inculte expose chaque année aux inondations et dans des ancien fausses ou le terrain a été déjà prix pour la construction de la digue (...) ».
Source 5:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 25.
 Rapport explicatif et descriptif relatif au projet de construction d’un Pont en charpente sur la dérivation du Brunwasser, destiné à relier les digues d’inondation des 3e et 4e groupes à l’angle saillant d’amont du Leutzenkopf, 10 mai 1858, Pont de Kehl : « Un double intérêt d’utilité et communale a donné lieu au projet dont il s’agit, ayant pour but de relier par un Pont fixe en charpente les 3e et 4e groupes des digues d’inondation, à la hauteur du Neuhof, partie supérieure de la banlieue de Strasbourg. Les inondations extraordinaires de 1852 ont nécessité l’exécution d’un système de travaux qui par leur ensemble ont pour résultat, de préserver de submersions ultérieures, le territoire de la banlieue supérieure de Strasbourg (...) ».
Source 6:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 25.
 Lettre de l’Ingénieur en chef des Travaux du Rhin à l’Ingénieur de l’arrondissement du Nord Ledru, 9 octobre 1852, Strasbourg : « Ainsi que vous l’avez vu dans les formules imprimées que j’ai fait préparer pour faciliter l’estimation des dommages causés par la dernière inondation ; cette estimation sera divisée en quatre parties dont les trois premières sont les plus essentielles et les plus urgentes. (...) 2° des profils sur papier quadrillé, 3° et de la carte au vingt millième figurant l’inondation. Vous savez d’ailleurs que pour cette carte vous pouvez me transmettre successivement les feuilles détachées provenant des conducteurs ».
Source 7:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 25.
 Instruction de l’Ingénieur en chef relative à l’estimation des dépenses pour la Réparation des dommages causés par l’inondation du Rhin de septembre 1852 – Troisième partie, rétablissement des ouvrages avariés du lit régularisé dans leur état antérieur à l’inondation –, 2 octobre 1852, Strasbourg : « (...) Les avaries provenant des crues du mois d’août 1852, pour lesquelles des estimations avaient été faites antérieurement sans qu’aucune décision fût intervenue, seront cumulés sans distinction avec les avaries de l’inondation de septembre 1852, de telle sorte que l’estimation des dépenses comprendra le rétablissement des ouvrages dans leur état antérieur au mois d’août dernier. (...) ».
Source 8:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 25.
 Lettre de l’Ingénieur en chef à l’Ingénieur Daigremont, 24 novembre 1852, Strasbourg : « J’ai lieu d’espérer que les crédits définitifs qui seront alloués pour la réparation des avaries causées par l’inondation de septembre dernier, tant aux digues qu’aux ouvrages du lit régularisé, atteindront le montant des estimations telles que je les ai arrêtées, et qui s’élèvent pour votre arrondissement à savoir : Digues d’inondation 235000f, Ouvrages de régularisation 27600, Total 511000f. (...) »
Source 9:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 25.
 Lettre de l’Ingénieur en chef à l’Ingénieur Daigremont, 21 décembre 1852, Strasbourg : « Je vous ai fait connaitre le 24 Novembre dernier les crédits dont vous pourriez disposer probablement en 1852 pour les réparations des dommages causés par l’inondation du Rhin, tant aux digues qu’aux ouvrages du lit régularisé. (...) »
Source 10:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 25.
 Lettre émanant des Travaux du Rhin à l’Ingénieur Daigremont à Strasbourg, 29 janvier 1853, Strasbourg : « Je suis informé officieusement que la sous-répartition des crédits de l’inondation que j’ai proposée, et dont je vous ai donné connaissance par lettre du 21 septembre 1852 a été aceptée. Par conséquent vous avez à votre disposition, sur 1852 230,000fr, sur 1853 16,000, Total 246,000fr. (...) »
Source 11:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 25.
 Lettre de l’Ingénieur ordinaire de l’arrondissement du Centre aux Conducteurs en subdivision, 2 mars 1853, Strasbourg : « L’expiration d’une grande partie des (?) d’entreprise au 31 décembre dernier, et l’existence de marchés passés après la crue du mois de 7bre 1852 avec divers tâcherons nous avaient entraînés à exécuter à la tâche ou en régie divers travaux qui ne (?) habituellement être exécutés qu’à l’entreprise dès qu’ils ont une certaine importance. (...) »
Source 12:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 25.
 Tableau de réparations des avaries occasionnées par l’inondation de septembre 1852, dressé par le Conducteur des Travaux du Rhin Kowalski, 29 mars 1853, Gerstheim. Cf. Tableau 7.
Source 13:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 21.
 Ordre de service, dressé par l’Ingénieur ordinaire Ledru, 25 février 1853, Strasbourg, complété par l’Ingénieur ordinaire, mars 1853, Strasbourg : « Lors de la crue de 7re dernier les Maires des communes riveraines furent invités à prendre des mesures de précautions contre le débordement probable des eaux du Rhin. Dès le 19 au matin un atelier fut organisé : la digue du Haugrün pour former des bourrelets. Des habitans de Gambsheim, conduits par l’adjoint au Maire, le Dr Zimmer, et parmi lesquels se trouvait le Sr Hommel Estienne firent les plus grands efforts pour la défense de cette digue. (...) L’indemnité que la commune de Gambsheim se propose d’attribuer au Sr Hommel, comme s’étant le plus distingué dans cette circonstance ne peut que contribuer à encourager les autres habitants à redoubler (?) de quete (?) dans les circonstances pareilles ; c’est un bon antécédents et je pense qu’il y a lieu d’approuver la délibération du conseil municipal de Gambsheim ».
Source 14:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 21.
 Rapport du conducteur des Travaux du Rhin, arrondissement du Nord, 2e subdivision, sur la demande de M. le Maire de Gambsheim tendant à être indemnisé pour des terres fouillées sur un terrain communal pour le rétablissement et l’exhaussement des digues du Rhin, 21 février 1853, Offendorf : « Lors de la crue de septembre 1852 et pour l’exécution des travaux qui furent entrepris après, on emprunta des terres dans les iles communales du haugrün de Gambsheim et sur un pré situé intérieurement à la digue d’inondation au canton dit haugrün-matt également communale de Gambsheim. Les terres servaient à réparer les brèches du chemin du bac, celles de la digue aux abors du pont de halage à achever et exhausser ces 2 ouvrages, enfin à exhausser la vieille digue d’inondation du haugrün. (...) ».
Source 15:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 26.
 Tableau comparatif de la hauteur des crues de septembre 1852 et mars 1855 en amont de Strasbourg, dressé par l’Ingénieur ordinaire, 19 juin 1855, Strasbourg : Moulin de Wiebolsheim (à la vanne de décharge en amont du moulin), hauteur de l’eau en 1852 0m.04 en contrehaut du terrain naturel ; hauteur de l’eau en 1855 0m.15 en contrebas des eaux de septembre 1852, le moulin a chômé pendant 8 jours. Banlieue de Plobsheim (propriété de la Thumenau à gauche du canal. Le repère de 1852, marqué à un arbre) : hauteur de l’eau en 1852 0m.30 en contrehaut du terrain naturel, hauteur de l’eau en 1855 0m.15 en contrebas des eaux de septembre 1852.
Source 16:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 26.
 Tableau comparatif de la hauteur des crues de septembre 1852 et mars 1855 en amont de Strasbourg, dressé par l’Ingénieur ordinaire, 19 juin 1855, Strasbourg. Cf. Tableau 8 ci-dessus.
Source 17:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 26.
 Carte de l’inondation de l’Ill en mars 1855, partie comprise entre Plobsheim et Strasbourg, première planche, dressée par l’Ingénieur ordinaire, 19 mars 1855, Strasbourg : L’emprise est matérialisée sur la carte topographique dressée pour le Service des Travaux du Rhin (avec les documents de la Commission de démarcation de la frontière et avec ceux recueillis par les Ingénieurs Français et Badois, 6e édition, 1853, échelle 1/20000, qui reporte également les limites de la crue de 1852 de l’Ill et du Rhin :
Source 18:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 26.
 Lettre de l’Ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées Kopp au Conducteur Eckert au Neuhof, 9 mars 1855, Strasbourg : « Je vous envoie les deux feuilles de la carte du Rhin en amont de Strasbourg avec invitation de faire d’urgence pour la dernière crue de l’Ill un travail analogue à celui que vous avez dû faire après l’inondation de septembre 1852 pour la carte d’inondation. Vous indiquerez le périmètre du terrain submergé, avec des flèches indiquant les directions des courants et autant de cotes de hauteurs d’eau qu’il est possible d’en trouver exactement. Vous vous partagerez le travail avec M. Fischbach, de façon que chacun de vous en ait à-peu-près la moitié à faire. Vous ne vous occuperez que du territoire qui est en aval de la banlieue de Plobsheim telle qu’elle est indiquée sur la carte du Rhin ; vous vous chargerez de préférence de la partie voisine du Rhin, M. Fischbach de la partie plus éloignée, et la journée de dimanche ne devra pas arrêter ce travail. Vous prendrez des informations auprès de toutes les personnes qui pourront vous donner les renseignements, et prierez les maires de vous faire accompagner des gardes-champêtres de leurs communes. »
Source 19:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 26.
 Lettre de l’Ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées Kopp au Conducteur Buirel à Plobsheim, 9 mars 1855, Strasbourg : « Je vous invite à faire d’urgence le travail suivant ; vous indiquerez sur la feuille N°11 de la carte du Rhin qui contient Plobsheim le périmètre du terrain de la banlieue de cette commune qui a été submergé par la dernière crue de l’Ill, avec des flèches indiquant les directions des courants, et autant de cotes de hauteurs d’eau qu’il vous sera possible d’en trouver. Ce travail sera analogue à celui qu’on a fait après l’inondation de septembre 1852 pour la carte d’inondation du Rhin, et la journée de dimanche ne devra pas être arrêté. (...) »
Source 20:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 26.
 Lettre de l’Ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées Kopp au Conducteur Buirel à Plobsheim, 21 octobre 1854, Strasbourg : « Je viens vous informer par la présente que le chemin de défrichement de Nordhausen, sera immédiatement exhaussé jusqu’à sa hauteur définitive de 0m,80 en contrehaut des hautes eaux de septembre 1852. La largeur du sommet de la digue sera de 6m,00 ce qui dispensera d’y construire des gares d’évitement. (...) ».
Source 21:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 26.
 Carte du cours du Rhin, Feuille 11, matérialisant des limites d’inondation et le sens du courant à Plobsheim : L’emprise est matérialisée sur la carte topographique dressée pour le Service des Travaux du Rhin (avec les documents de la Commission de démarcation de la frontière et avec ceux recueillis par les Ingénieurs Français et Badois), 6e édition, 1853, échelle 1/20000, qui reporte également les limites de la crue de 1852.
Source 22:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 26.
 Lettre du Conducteur Buirel à l’Ingénieur des Travaux du Rhin Kopp à Strasbourg, 11 mars 1855 : « J’ai l’honneur de vous envoyer les pièces que vous demandez ; j’ai rapporté sur la carte N° 11 le périmètre du terrain inondé jusqu’à la limite de la banlieue d’Eschau ; seulement contrairement à la circulaire relative à la carte d’inondation de septembre de 1852, j’ai donné une teinte bleue aux zônes submergées parce qu’en certaines parties on ne distinguait pas facilement le pointillé mixte en bleu. (...) ».
Source 23:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 26.
 Rapport de l’Ingénieur ordinaire des Travaux du Rhin relatif à la crue du Rhin du 31 janvier 1867, 16 février 1867 : « (...) Le tableau suivant permet de comparer les hauteurs aux principales échelles lors de la crue de septembre 1852 et lors de la crue dernière [Cf. Tableau 9] On voit que tandis qu’à Kehl la dernière crue est resté à 4.38 en contrebas de celle de 1852, à Lauterbourg la différence n’a été que de 0.63. (...) ». Cf. Tableau 9 ci-dessus.
Source 24:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 398 D 901.
 Verordnung über den Nachrichtendienst bei Hochwasser des Rheins, der Ill, Thur, Fecht, Leber, Breusch, Zorn und der Moder, erlassen von dem Ministerium für Elsass-Lothringen am 29. Januar 1902, Straßburg, Elsässische Druckerei, vormals G. Fischbach, 1902 : Uebersicht der höchsten Wasserstände der Rheinhochwasser von 1851 bis 1900. Cf. Tableau 10 ci-dessus.
Source 25:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Liste des communes qui ont le plus souffert des inondations : Mackenheim, Bootzheim, Artolsheim, Richtolsheim, Schoenau, Saasenheim, Schwobsheim, Sundhausen, Diebolsheim, Friesenheim, Rhinau, Booftzheim, Daubensand, Obenheim, Gerstheim, Plobsheim, Eschau, Fegersheim (Ohnheim), Illkirch, Strasbourg, Dalhunden, Lauterbourg.
Source 26:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre d’un habitant (?) de Plobsheim au Préfet, 1er octobre 1852 : « (...) Nous nous sommes informés, avec tout le soin possible, de l’état sanitaire du village, et nous n’avons appris ni découvert absolument rien de neuf, rien d’inaccoutumé, rien qui sorte de la situation ordinaire. (...) ».
Source 27:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre au Préfet, 1er octobre 1852, Plobsheim : « Notre commune est, grâce à Dieu, préservée de fièvres et maladies jusqu’à ce jour. Mais bien qu’en ce moment nous n’ayons heureusement pas besoin du secours des sœurs de charité envoyées, je n’en rennais as moins avec gratitude en cet envoi une nouvelle preuve de la noble sollicite avec laquelle vous veuillez sur les communes confiées à cotre administration, que le seigneur vous en bénisse (...) ».
Source 28:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre d’un architecte des bâtiments publics, 30 septembre 1852, Strasbourg : « La commission dont je fais partie a fonctionné lundi au Neuhoff, Mardi à Erstein (Krafft) ou il y a peu de chose, le même jour à Gerstheim ou les degats sont considerables, 5 ou 6 maisons ecroulées, autant à interdire 34 batiments inondés sur un metre quarante centimetres de hauteur. Mercredi à Plobsheim 2 ou 3 Maisons à interdire, quarante maisons à assainir, déjà dans cette commune ou la misere est grande, quelques fievres se declarent, des malades ne sont pas soignés. Ce déplorable etat fait penser quil serait avantageux d’etablir dans ces communes une salle de malades qui pourraient être soignés par une ou deux sœurs hospitalières, les locaux seraient facilement obtenus, et les secours des medecins seraient ainsi plus efficaces ».
Source 29:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre émanant de la Préfecture du Bas-Rhin au Sous-préfet de Sélestat, 21 octobre 1852, Strasbourg : « Votre rapport du 19 Ct m’informe quune maladie Epidémique typhoïde sévit, avec une certaine intensité à Sundhausen. Vous avez chargés une commission médicale de proposer les mesures à prendre pour combattre le fléau. J’approuve cette disposition. Je dois d’ailleurs vous témoigner ma surprise de n’être informé qu’au moment où la maladie sévit déjà avec intensité. Dans ma visite des communes inondées, j’ai porté une allocution spéciale sur l’état sanitaire, je me suis enquis partout s’il y existait des malades fiévreux et j’ai recommandé, partout, de la manière la plus instante, aux autorités locales et aux habitants, de signaler, sans aucun retard, au médecin cantonnal, les premiers symtômes du mal fiévreux afin que les mesures énergiques fussent prises immédiatement. Il paraît que mes instructions n’ont pas été observées à Sundhause. »
Source 30:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Rapport sur l’inondation du 19 septembre 1852 dans la commune de Marckolsheim, dressé par le Maire de Marckolsheim, 26 septembre 1852, Marckolsheim : « La digue la plus proche du Rhin, celle dite de Baltzenheim donnait à craindre depuis quelque tems. Il y a deux ans à peu près je m’y rendis avec M. l’Ingénieur en chef et M.M. les Maires de Mackenheim et de Bootzheim. Je fis remarquer que toute la ligne de régularisation aurait besoin de réparations ; M. l’Ingénieur en chef me dit qu’il faudrait faire une dépense de 20.000 francs, mais que, vu le manque de fonds, aucuns travaux ne pourraient être entrepris. Quelques réparations des plus urgentes furent faites ; Marckolsheim et d’autres communes y ont contribué pour leur quote part. Samedi dernier 18 courant, dans l’après midi ayant conçu quelque crainte j’envoyai en surveillance sur la digue 50 hommes. Vers minuit l’on vint me prévenir que le danger augmentait, que les eaux menaçaient de rompre les digues. Je fis aussitôt sonner l’alarme ; tous les hommes valides de Marckolsheim courarent avec moi sur les points menacés ; mais tous nos efforts réunis furent impuissants. La digue de Baltzenheim s’étant rompue les eaux se jetèrent dans le Saugiesen ; la seconde celle au dessous de Baltzenheim en face d’Artzenheim se rompit en deux endroits différents ; il ne restait plus que la troisième digue, celle au dessous d’Artzenheim. A une heure les eaux commencèrent à déborder de cette digue et à deux heures du matin elle commença à se rompre. Dès lors le territoire de Marckolsheim fut envahi et successivement avec lui le territoire des communes en aval. Je dus alors songer à préserver de l’inondation les quartiers de Marckolsheim vers Rhin. Des barrages durent faits promptement, mais les eaux arrivaient promptement aussi. A six heures du matin les quartiers appelés Käsehlack et Hintergass furent dans l’eau. On avait à tems conduit les bestiaux en lieu de sureté. Un grand nombre d’habitans des quartiers envahis, trop confiants, ou ne croyant point à une inondation aussi terrible, étaient restés dans leurs habitations. On commença le sauvetage au moyen de batelets ; il est des personnes qu’il a fallu arracher de vive force de leurs habitations. Les habitations des maisons isolées telles que les moulins purent être sauvés ainsi que leurs bestiaux. La crue augmenta jusqu’à 4 heures du soir et les eaux commencèrent à laisser lundi matin. Dimanche 19 à midi le plus pressant étant fait à Marckolsheim j’envoyai les bateliers à Marckolsheim et à Bootzheim où le danger augmentait de minute en minute ; je les suivis de près à cheval et j’y arrivai en même tems que le détachement du 24ème Léger. Je pris aussitôt le Commandement et la direction des travaux de sauvetage ; car dans ces deux communes un grand nombre de personnes se trouvaient en danger de périr ; j’ordonnai en même tems l’effervescence de tranchées dans le chemin vicinal pour donner passage à l’eau. Je ne quittai les lieux que quand il fut nuit et j’y retournai lundi 20 avec les militaires pour continuer le sauvetage : bon nombre de maisons habitées menaçaient ruine, il fallut en arracher les habitans. A midi je remontai à Marckolsheim ; je fis réunir tous les hommes valides et me rendis avec eux et la troupe sur la brêche en aval d’Artzenheim qu’il importait de fermer pour arrêter l’inondation. Arrivé sur les lieux je fis commencer un barrage ; mais la brêche ayant soixante mètres environ de longueur sur dix mètres de profondeur et les eaux s’en précipitant avec impétuosité, le travail n’avançait guère. Je descendis le long de la digue ; à 200 mètres je trouvai une digue transversale et à 700 mètres plus loin une seconde ; ces petites digues arrêtaient l’eau et la repoussaient vers la brêche. Je plaçai 75 hommes à chacune et j’y fis faire trois tranchées pour jeter dans la forêt l’eau qu’elles retenaient. Dès ce moment il fut possible de travailler avec succès au barrage qui devait former la brêche. Les travaux furent continués sur tous les points le lendemain mardi par près de 400 hommes et le soir on s’était rendu, autant que possible, maitre de la brèche. Les deux jours suivants 22 et 23 j’y ai encore employé une trentaine d’hommes et quelques bateaux pour terminer le travail et charger le barrage de pierres et de gravier. J’ai dû, d’urgence, faire couper 4000 fascines à peu près et bon nombre de piquets dans la forêt comle dite harth près d’Artzenheim. J’en ai informé M. l’Inspecteur des forêts qui m’y a autorisé sur le champ. Je dois des éloges à tout le monde si ce n’est aux habitans d’Artzenheim qui, au lieu de nous seconder vinrent nous insulter au point que j’ai eu toutes les peines possibles pour empêcher mes gens de ne leur pas faire un mauvais parti. Le Maire de cette commune, que j’avais prié de m’envoyer du monde pour me seconder, n’a point répondu à mon invitation, au contraire, il est arrivé sur les lieux de s’est mis à se disputer avec mon adjoint puis avec moi quand on m’eut appelé d’un autre atelier que je dirigeais. Il n’en a pas été ainsi du Maire et des habitans d’Elsenheim ; ceux-ci accoururent avec empressement et ne tinrent aucun cas des insultes qui leur firent faites en passant par Artzenheim et des tentations d’embuchement qui y furent essayées pour les retenir et leur faire rebrousser chemin. Tout le bétail des inondés de Marckolsheim a pu être sauvé Personne n’a péri grâce aux actes de courage et de dévouement dont je parlerai plus loin. Le mobilier de bon nombre d’inondés est plus ou moins avarié Quant aux bâtiments inondés, ils sont au nombre de 80, savoir : 3 (?) moulins 51 maisons d’habitation et 26 granges. Ces bâtiments sont généralement construits en torchis et en briques non cuites ; il en est qui probablement ne tarderont pas à s’affaisser surtout de celles qui ont des vides sous le plancher du rez de chaussée. Les inondés ont reçu de prompts secours alimentaires soit à l’hospice soit à domicile ; j’ai délivré d’urgence des bons pour pain et viande. Ceux qui ne peuvent rentrer dans leurs habitations sont logés à l’hospice ou chez les particuliers. Les pertes sont de trois espèces, outre celles résultant des dégradations aux batimens et dont il a été parlé, savoir : 1° Pertes de récoltes engrange. Les granges avaient un mètre plus ou moins d’eau ; elles ne renfermaient généralement que de l’orge, car les quartiers inondés sont particulièrement habités par de pauvres gens. La fermentation qui se fit bientôt dans la partie inférieure des tas de grains en paille se communiqua aussi à la partie supérieure qui sera généralement sauvée ; mais les grands du fond sont perdus ou à peu près. 2° Pertes en récoltes su champ. Les pommes de terre, betteraves, carottes ; les navets, les choux etc ont immensément soufferts. Là où a passé le courant, les récoltes ont été arrachées et enlevées ; dans les lieux où les eaux se sont écoulés promptement la perte sera moins sensible ; mais dans les fonds où l’eau reste stationnaire surtout l’eau d’infiltration les pommes de terre périront infailliblement. 3° Pertes en dépréciation des terrains. Sur beaucoup de champs la terre végétale, la bonne terre, a été enlevée et remplacée par du sable ou du gravier à plus ou moins de profondeur, de sorte que des champs de première classe avant l’inondation ont aujourd’hui perdu 50 pour cent de leur valeur. Je dois signaler comme s’étant plus particulièrement distingués dans cette malheureuse circonstance. 1° Kayser Joseph fils 2° Ziegler Georges et 3° Ziegler Joseph tous trois célibataire domiciliés en cette commune. Dans la nuit du samedi au dimanche, alors que tous les hommes valides se trouvaient sur la digue près d’Artzenheim l’on entendait des coups de fusil et des cris de détresse qui partaient de la maison pres (?) dite du Schnisseruh située entre les digues et appartenant à M. Reuiwald de Colmar. Il était évident que le garde et sa famille se trouvaient en grand danger. Mais comment les secourir ! La nuit était noire et point de bateau sous main. Les cris de détresse étaient entendus à Matzenheim ; personne de cette localité ne bougea. Pour essayer de trouver du secours, le garde forestier monte à cheval ; celui-ci tombe dans un fond et, débarrassé de son cavalier, retourne à la nage sur ses pas. Par un bonheur providentiel le garde trouve un faible petit arbre auquel il se cramponne. Dans cette position il sonne du corps de chasse ; ses chiens arrivent à la nage près de lui et se noient à ses pieds. Enfui à la pointe du jour les sieurs Kayser et Ziegler, ayant trouvé une nacelle, arrivent près de lui après mille dangers, le conduisent en lieu de sureté et vont sauver toute sa famille. Se sont également distingués 1° Fulgraff joseph, garde terrassier 2° Mezger Joseph de Garges (?) 3° Fuchs Joseph tous trois de Marckolsheim. Ils ont sauvé la vie à trois individus et voici comment : le garde chasse se trouvait dans le moulin de M. Dengler. Vers le jour ils se suit (?) dans une nacelle. A peine a-t-il quitté le moulin que son aviron se brise et que le frèle esquif, abandonné à lui-même va se heurter contre un arbre et s’ouvre en deux. Le garde chasse est entraîné. Les sieurs Fabre Antoine et Fulgraff Xavier se trouvent avec une nacelle dans les environs l’entendent crié ils volent à son secours, mais ils ont le même sort. Fulgraff Joseph, Metzger et Fuchs étaient sur la digue ; ils entendent les cris de détresse, et se jettent dans une nacelle ; ils sont obligés de se diriger à travers une forêt courant le danger de voir leur nacelle brisée contre les arbres. Ils arrivent enfin et trouvent tous les trois se cramponnant chacun à un faible petit arbre tourmenté par les flots. L’un d’eux tout à fait épuisé se laisse choir et est entrainé ; il allait (?) périr quand il fut recueilli dans la nacelle avec les deux autres. Là ne s’est pas borné le courageux dévouement de ces six individus ; ils ont continué toute la journée le sauvetage et ne se sont reposés qu’au moment où tout le monde fut hors de danger. Je dois signaler encore comme s’étant bravement conduit, le sr Weiss Jean Joseph cantonnier de la circonscription de Marckolsheim, Mackenheim et Bootzheim ; il a fait preuve de courage et de zèle dans le sauvetage et est dans l’eau presque continuellement pendant 4 jours. Si j’ai donné des éloges à mes administrés je n’en dois pas moins aussi à MM les Officiers, sous Officiers et soldats du 24ème Léger pour le courageux dévouement et le zèle infatigable dont ils ont fait preuve. Ces braves militaires se sont conduits de la manière la plus honorable, le (?) souvenir de leur dévouement restera à jamais gravé dans le cœur reconnaissance des malheureux qu’ils ont secourus. Quoique tout le monde ait fait son devoir je dois signaler comme s’étant particulièrement distingués : Barbot chasseur qui au péril de ses jours, a sauvé la vie à deux malheureux vieillards. Mernet Caparue (?) et Guéruel chasseur qui se sont livrés pendant le sauvetage à un travail opiniâtre et incessant ».
Source 31:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Lettre de l’architecte du département du Bas-Rhin au Préfet, 19 avril 1852, Strasbourg : « Les états dressés par la 1ère commission des bâtiments inondés par le Rhin, ont fait connaitre qu’il y avait à reconstruire 15 maisons pour les cinq communes inondées savoir : Illkirch 5 maisons dont 3 grandes pour les Srs Haimburger, Ernst et Goetz et 2 petites pour Goetz et Roos. Neuhof, 1 grande pour Wendling et 2 petites pour Goell Joseph et Dolder. Plobsheim 2 grandes pour Rudolf Jean et Schwentzel et deux petites pour Fuchs et Rudolf Gaspard. Eschau 2 grandes pour Gasser et Bringolf. Fegersheim 1 petite. En tout 8 grandes et 7 petites. (...) »
Source 32:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Rapport de la première commission de salubrité au Préfet du Bas-Rhin relative à l’inondation de septembre 1852 du Rhin et de l’Ill : « La 1ère commission instituée par arrêté du 26 septembre 1852 pour visiter les bâtiments submergés par suite de l’inondation du Rhin, a l’honneur de vous présenter les différents rapports concernant l’opération dont elle a été chargée. Les communes à visiter étaient d’après l’arrêté au nombre de cinq mais sur la demande du Maire de Fegersheim, nous avons examinés pour simple renseignement les maisons d’Ohnenheim annexe de Fegersheim qui ont également été submergées. (...) La reconstruction de chaque maison, en utilisant les matériaux restants, et sans y comprendre les objets de petit marteau, portes et croisées qui peuvent être faits par les habitans peut exiger environ : 40 mètres de moellon qui peuvent être donnés gratuitement, (...), 1000 briques fs 40, 250 Mtres (....) de charpente fs 150, 3 Mtres cubes de chaux frs 60, 1000 tuiles fs 20, 25 Mtres quarrés de planches fs 25, main d’œuvre d’ouvriers spéciaux fs 85. [Total] fs 380. Le moellon aurait une valeur de 120 fs. la dépense moyenne indiquée dans notre rapport pour reconstruction de chaque bâtiment. [tableau] Afin d’assurer l’approvisionnement de matériaux les plus indispensables, la commission a délivrée les bons pour fournitures suivantes qui peuvent être affectées à la commune de Plobsheim (...) ces briques sont en reserve et ne seront délivrées qu’après décision de l’administration supérieure. » Cf. Tableau 11 ci-dessus.
Source 33:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Inondation du Rhin et de l’Ill, 1er rapport de la première commission de salubrité pour les communes de Strasbourg, Illkirch, séance du lundi 27 septembre : « la commission s’est transportée dans la commune d’Illkirch, Graffenstaden. Peu de maisons ont été atteintes par les eaux et seulement dans les parties basses de la commune (la moyenne hauteur des eaux était sur les planchers de 0m.20c). Elles sont toutes en galendure en torchis ou briques crues. Sur les cinq maisons à démolir, une seule a été fortement endommagée par les eaux, les autres étaient déjà inhabitables. L’Etat sanitaire est satisfaisant. (...) »
Source 34:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Inondation du Rhin et de l’Ill, 2ème rapport de la première commission de salubrité pour la commune de Neuhof, séance du lundi 27 septembre 1852 : « la commission s’est rendue dans la commune du Neuhof le lundi 27 septembre 1852 et jeudi 30 suivant. Beaucoup de maisons ont été submergées sur 05 centimètres de hauteur environ sur les planchers d’habitation. Les degat sont relativement peu considerables. Point maisons ecroulées. 3 à démolir et reconstruire. 44 batiments à assainir ou à reparer. L’etat sanitaire est assez satisfaisant. Il conviendrait de faciliter l’écoulement des eaux du Schwebelgraben et combler une ancienne mâre. (...) »
Source 35:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Inondation du Rhin et de l’Ill, 3ème rapport de la première commission de salubrité pour la commune de Plobsheim, séance du 29 septembre 1852 : « La commission s’est rendue dans la commune de Plobsheim le 29 septembre 1852. Un grand nombre de maisons ont été submergées sur environ 0m50 de haut. Les degâts sont considérables, les bâtiments étaient en général mal situés, trop près du sol, en briques crues ou boussillages, les bois à galendures déjà pourris. On compte : point de maisons écroulées, 4 à démolir et à reconstruire, bâtiments à assainir ou réparer 91 (…) Récapitulation. Pour évaluation en quantité des maisons à assainir : Planchers au mtr qé 1110m.00 à 0.90, 990f.00. Charpente au mtr L. 704.00 à 0.40, 281f.60. Briques au Cent 191.50 à 5.00, 957f.50. Chaux au mtre cube 10.00 à 20.00, 200f.00. Journées 270.00 à 2.00, 540f.00. Divers travaux secondaires 1024.90. Total 3994.00. Pour évaluation en argent : 88 Bâtiments à assainir 3994, 4 dito à démolir 2300, 4 dito écroulées 2300, 4 indemnités de logements 2300. Total 6294.00 ».
Source 36:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Inondation du Rhin et de l’Ill, 4ème rapport de la première commission de salubrité pour la commune de Wiebolsheim, annexe Eschau, séance du mardi 5 octobre 1852 : « la commission s’est rendue dans les communes de Wibolsheim et d’eschau le mardi 5 octobre 1852. Beaucoup de maisons ont été submergées sur 0m.30 de hauteurs environ sur les planchers d’habitation. Les dégats sont relativement peu considérables. Maisons écroulées 3 à demolir à assainir 11. Toutes les maisons submergées sont en galendures remplies au torchis ou briques crues, elles sont en général trop près du sol et les plafonds ne sont pas assez élevés. (…) Récapitulation. Matériaux pour réparations : Planches de sapin 145 mètres quarrés à 0f.90, Charpente 160 mèt:linéaires à 0.40., Briques 3050 à 5f.00050, Chaux 2 mètres cubes à 20f.00, Journées 150 à 2f.10c. Dépense pour 12 maisons à réparer 983f. 2 maisons à reconstruire 1.100. Ensemble 2.083 ».
Source 37:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Inondation du Rhin et de l’Ill, 5ème rapport de la première commission de salubrité pour la commune de Ostwald, séance du mardi 5 octobre 1852 : « la mission s’est rendue dans la commune d’Ostwald le mardi 5 octobre 1852. Peu de maisons ont été submergées. Les dégâts sont peu considérables. Point de maisons écroulées _ à démolir _ à assainir 2. (…) Récapitulation 26 mètres quarrés de planches. Journées d’ouvriers 6 Dépense 50f. »
Source 38:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Inondation du Rhin et de l’Ill, 6ème rapport de la première commission de salubrité pour la commune de Ohnenheim – Fegersheim, séance du mardi 5 octobre 1852 : « la commission s’est rendue dans les communes d’Ohnenheim et de Fegersheim le mardi 5 octobre 1852. Peu de maisons ont été submergées. Les dégats sont peu considérables. Maisons écroulées néant _ à démolir 1 _ Bâtiments à assainir 2. » Dépense à Ohnenheim 300 f. dépense à Fegersheim 70f.
Source 39:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Rapport de la deuxième commission de salubrité relative aux inondations du Rhin et de l’Ill se septembre 1852 au Préfet, 15 octobre 1852, Strasbourg : « J’ai l’honneur de vous présenter les 5 rapports de la 2ème commission instituée par votre arrêté du 26 septembre 1852 pour examen des bâtiments de Erstein – Gerstheim – Obenheim et Daubensand, submergées. Nordhausen n’a éprouvé aucun degat. Les principes généraux présentés dans le rapport de la 1ère commission ont été également admis. L’Etat suivant indique les dépenses reconnues nécessaires pour réparer, assainir ou reconstruire les bâtiments détériorés, avec le détail des matériaux qu’exigent ces diverses opérations. [tableau] A la dépense de 16871 franc portée pour travaux, il convient d’ajouter celle de 350 francs pour indemnité de logements. (...) Gerstheim. La commission fait observer que dans un bas fond, appelé Niederweilfeld, très humide et souvent inondé, parmi les dix maisons qui s’y trouvent 4 sont écroulées, une à moiti défaite et les cinq autres gravement endomagées. Il serait avantageux d’abandonner complètement ce canton et reconstruire tous ces bâtiments dans un lieu plus élevé qui pourrait être obtenu gratuitement par mode d’échange avec un terrain communal. Les 6 maisons à reparer étant précedemment comptées au prix de fr 610 et devant couter à reconstruire ailleurs fs 2400 _ il n’en résulterait qu’une augmentation de dépense de 1790 fs. » Cf. Tableau 12 ci-dessus.
Source 40:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Premier rapport de la 2e commission de salubrité pour la commune de Gerstheim, 1ère partie, séance du mardi 28 septembre 1852 : « la commission s’est rendue dans la commune de Gerstheim le mardi 28 septembre 1852. La partie basse comprenant presque la moitié des maisons a été inondée sur un mètre cinquante centimètres de hauteur, les dégats sont considérables, plusieurs maisons ecroulées 7, 5 à démolir et 40 batiments à assainir. L’etat sanitaire est assez satisfaisant grace aux secours donnés par des personnes charitables. (…) Recapitulation. Sous evaluation en quantité des maisons à assainir : Planchers 823 mètres à 0.90 740f.70c, Gîtes 410 Met Lre 0.40 164f.00c, Brique 128 cents 5.00 640f.00c, Charpente 160 Met Lre 0.40 740f.70c, Chaux 20 20.00 400f.00c, Journées 146 7.0 292f.00c, divers travaux secondaires 877f.30c. Pour evaluation en argent : 40 batiments à assainir 3178, 5 batiment à démolir et à reconstre 1960, 7 batiments ecroulés et à reconstre 2260, 9 indemnité de logement 140. Depense 7538f. L’examen des autres bâtiments de la meme commune a été remis au samedi 2 octobre suivant. La commission fait observer que dans le bas fond appelé Nriderweilfeld très humide et souvent inondé, parmi les dix maisons qui s’y trouvent, 4 sont ecroulées une à moitié de faites et les cinq autres gravement endommagées _ il serait avantageux d’abandonner complement le canton et reconstruire tous les batiments dans un lieu plus elevé que pourrait etre obtenu gratuitement par mode d’echange avec un terrain communal _ les 6 maisons à reparer etant precedemment comptées au prix de 610 et devrait couter à reconstruire ailleurs 2400 f et n’en resulterait qu’une augmentation de depense de 1790 f. »
Source 41:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Deuxième rapport de la 2e commission de salubrité pour la commune d’Erstein, séance du mardi 28 septembre 1852 : « La commission s’est rendue dans la commune d’Erstein le mardi 28 septembre 1852. La commune principale a été à l’abris des inondations qui ont seulement atteintes quelques maisons dans son annexe Grafft. La hauteur de l’eau sur les planchers a été d’environ 40 centimètres les degats sont peu considerables. (…) Recapitulation 3 batiments à assainir 215. Indemnité de logement 10. Total 225. Pour lesquels : Planches 55 Metres à 0.90 49f.50, Gites 27 Metre Lin. à 0.40 10f.80, Journées 55 à 2.00 22f.00, Briques 8 cents à 5.00 40f.00, briques 2 Jou (?) à 2.00 40f.00, Chaux 0.20 à 20.00 40f.00 ( ?), Divers travaux secondaire 84f.70. Total 215f.00. »
Source 42:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Troisième rapport de la 2e commission de salubrité pour la commune de Gerstheim, dernière partie, séance du samedi 2 octobre 1852 : « la commission s’est rendue une deuxième fois dans la commune de Gerstheim, le samedi 2 octobre. Pour cette dernière partie, Point de maisons se sont écroulées, 4 sont à interdire, 28 bâtiments doivent être assainis ou réparés. (…) Récapitulation. Nombre de maisons à réparer 28, 1420. Nombre de maisons à interdire 4 aux frais des proprietaires. Depense 1420fr. Matériaux pr maisons à réparer : Planches 412 mètres à 0.90 370f.80c, Charpente 180 met. Linre à 0.40 72f.00c, Briques 7750 le % à 5.00 387f.50c (?), Chaux 4 mètres cubes à 20.00 80f.00c, Journées 120 à 2.00 240f.00c, Matériaux divers 269f.70c. Total 1420f.00c »
Source 43:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Quatrième rapport de la 2e commission de salubrité pour la commune de Obenheim, séance du jeudi 7 octobre 1852 : « la commission s’est rendue dans la commune de Obenheim, le jeudi 7 octobre. Un grand nombre de maisons ont été submergées sur 0.60 à 0.80 de hauteur. Plusieurs habitations sont détruites, beaucoup sont endommagées. (…) Recapitulation pour Obenheim. Nombre de maisons à réparer et à assainir 64, 3313f.00c. Nombre de maisons écroulées 7, 3500f.00c, Nombre d’indemnités de logement à accorder 9, 180f.00c. Depense 6993f.00c. Matériaux pr Maisons à réparer : Plancher 777.00 à 0.90 699f.30c, Charpente 460.00 à 0.40 184f.00c, Moellon 125.00 à 3.00 375f.00c, Brique 16200 à 5.00 810f.00c, Chaux 5.00 à 20.00 100f.00c, Journées 232 à 2.00 464f.00c, Matériaux divers 680f.70c. Total 3313f.00c ».
Source 44:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Cinquième rapport de la 2e commission de salubrité pour la commune de Daubensand, séance du jeudi 7 octobre 1852 : « la commission s’est rendue dans la commune de Daubensand, jeudi 7 octobre. Quelques maisons ont été submergées à une hauteur de 0m.40 à 0m.70. Les dégâts sont peu considérables. Deux maisons doivent être interdites : elles appartiennent à des propriétaires aisés, quatorze maisons sont à réparer et à assainir. (…) Récapitulation pour Daubensand. Nombre de maisons à réparer et assainir 14 1025.00. Nombre de maisons à condamner 2 1025.00. Nombre d’indemnités de logement 1 20.00. Depense 1045.00. Matériaux pr Maisons à réparer : Planches 265.00 à 0.90 238 f.50c, Charpente 252.00 à 0.40 100f.80c, Chaux 2.00 à 20.00 40f.00c, Journées 200 à 2.00 400f.00c, Matériaux divers 245f.70c. Total 1025f.00c ».
Source 45:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Rapport de la troisième commission de salubrité au Préfet relatif aux inondations du Rhin et de l’Ill de septembre 1852 : « J’ai l’honneur de vous transmettre les 4 rapports de la 3ème commission instituée par l’arrêté du 26 septembre 1852 pour examen des propriétés endommagées. L’Etat ci-contre indique le nombre des maisons, l’importance des dépenses et la quantité de matériaux reconnue nécessaire. [tableau] Les évaluations paraissent avoir été généralement plus fortes que dans le travail des 2 première commissions _ ainsi la moyenne pour reconstruction de chaque bâtiment est de 505 francs et pour réparation 109 francs. Probablement la 3ème commission a calculé la dépense totale et non la part de secours en matière qui pourrait être affecté à chaque habitant. La reconstruction des murs d’appuis parait fort élevée et les fours et atres de cuisine pourraient être laissés de côté. (...) ». Cf. Tableau 13 ci-dessus.
Source 46:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Relevé des travaux de réparation et d’assainissement dans les habitations de la commune de Friesenheim par suite des inondations du Rhin de septembre 1852, troisième commission de salubrité, 5 octobre 1852, Friesenheim : 42 propriétaires touchés. « La comission constate que vingt neuf bons de vingt francs sont délivrés à des familles dont les habitations sont reconnues malsaines. Récapitulation générale des matériaux et journées : Planchers mètres carrés 800m, Gites, mètres linéaires 392, Façon et pose Journées d’ouvriers 157, briques 66500, Façon Journées 133, Moellons Mètres cubes 37, Chaux vive mètres cubes 24, Tuiles 2000, Journées extraordinaires 13 ».
Source 47:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Relevé des travaux de réparation et d’assainissement dans les habitations de la commune de Rhinau par suite des inondations du Rhin de septembre 1852, troisième commission de salubrité, 4 octobre 1852, Rhinau : 131 propriétaires concernés. « Récapitulation générale des matériaux et journées : Planchers mètres carrés 2130m, Gites mètres linéaires 1065, façon et pose Journées d’ouvriers 426, Briques 111500, Façon journées 223, Moellons mètres cubes 140m, Chaux vive mètres cubes 47m, Tuiles 7000, Journées extraordinaires 70 ».
Source 48:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Relevé des travaux de réparation et d’assainissement dans les habitations de la commune de Bofzheim par suite des inondations du Rhin de septembre 1852, troisième commission de salubrité, 7 octobre 1852, Bofzheim : 37 propriétaires concernés. « La commission constate que quatre bons de 20 francs chacun, ont été donnés pour loger les familles dont les habitations sont reconnues malsaines. Récapitulation générale des matériaux et journées : Planchers mètres carrés 800m, Gites mètres linéaires 400, Façon et pose Journées d’ouvriers 160, briques 81500, Façon Journées 166, Moellons Mètres cubes 137m, Chaux vive mètres cubes 38m, Tuiles 11000, Journées extraordinaires 25 ».
Source 49:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 État sommaire [sous forme de tableau] des opérations de la 4ème commission des bâtiments inondés, arrondissement de Sélestat, 2 octobre 1852, Sélestat : Cf. Tableau 14 ci-dessus.
Source 50:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 État des bâtiments inondés dressé par la 4ème commission des bâtiments inondés, arrondissement de Sélestat, 16 octobre 1852, Sélestat : « J’ai l’honneur de vous adresser un Extrait des Etats dressés par la 4e Commission des Bâtiments inondés. Comme ce Travail est très long et qu’il demande souvent des vérifications sur place, j’ai pensé convenable de vous donner de suite les chiffres principaux. Il ressort de ces etats les résultats suivants : [Cf. Tableau]. La première colonne indique les dégâts survenus aux Bâtiments et les dépenses nécessaires pour les rétablir dans leur état primitif. Comme tous ces Bâtiments ont été couverts d’eau d’inondation de 0c. à plus de 1 mètre audessus des planchers, la commission a établi une deuxième colonne indiquant le chiffre de la dépense à faire pour amélioration consistant principalement dans le remplissage en briques cuites des bas des cloisons dans l’exhaussement des soubassements en maçonnerie audessus des eaux d’inondation, dans l’élévation de la hauteur d’étage pal. (...) Nota : les éléments des prix de revient dans les évaluations cidessus sont établis ainsi qu’il suis : les journées de maçons 2f.00, les journées de charpentier ou menuisier 2f.00, le mètre cube de chaux vive compris transport en moyennes (le sable extrait par les propriétaires) 20f.00, le mètre cube de moëllons en moyenne 2 francs, transport par les voisins avec indemnité de nourriture 1 France 3f.00, le mille de briques crues de 5/12/25 en moyenne 6f.00, le mètre courourt (?) de bois de sapin 10/10, 0f.25c, celui 16/16, 0f.39c en moyenne 0f.30c, le mètre carré de planches de sapins de 0m.027 d’Epre 1f.00 ». Cf. Tableau 15 ci-dessus.

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