ORRION | 17 septembre 1852 (suite 3)

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17 septembre 1852 (suite 3)

Cours d'eau:Bruche, Doller, Fecht, Ill, Largue, Lauch, Non classé, Rhin, Zinsel
Date:Le 17 / 9 / 1852
Localités touchées:Strasbourg, Kehl, Daubensand, Obenheim, Altkirch, Brunstatt, Baldersheim, Carspach, Fislis, Illfurth, Illzach, Mulhouse, Roppentzwiller, Sausheim, Tagolsheim, Walheim, Bischwihr, Ensisheim, Fortschwihr, Horbourg-Wihr, Illhaeusern, Logelheim, Meyenheim, Réguisheim, Riedwihr, Sundhoffen, Tagolsheim, Ensisheim, Ruelisheim, Sundhoffen, Wolfersdorf, Bâle, Huningue, Dannemarie, Colmar, Neuf-Brisach, Sélestat, Schoenau, Rhinau, Marckolsheim, Plobsheim, Mackenheim, Artolsheim, Richtolsheim, Diebolsheim, Boofzheim, Friesenheim, La Wantzenau, Wyhl-am-Kaiserstuhl, Saasbach-am-Kayserstuhl, Weisweil, Bootzheim, Saasenheim, Gerstheim, Sundhouse, Schwobsheim, Illkirch-Graffenstaden, Eschau, Ostwald, Nordhouse, Erstein, Hessenheim, Benfeld, Ohnenheim, Kogenheim, Witternheim, Osthouse, Ebermunster, Elsenheim, Huttenheim, Rossfeld, Matzenheim, Sermersheim, Herbsheim, Seltz, Lauterbourg, Jebsheim, Fegersheim, Drusenheim, Kembs, Ottmarsheim, Blodelsheim, Geiswasser, Kunheim, Gambsheim, Offendorf, Chalampé, Fort-Louis, Beinheim, Munchhausen, Dalhunden, Artzenheim, Schweighouse-sur-Moder
Causes:Fortes précipitations -
Conséquences:Dommages environnementaux - Dommages fonctionnels - Dommages humains - Dommages matériels -
Source 1:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 390 D 849.
 État des plus nécessiteux de la commune de Saasenheim parmi les victimes de la dernière inondation, dressé d’après la lettre du Préfet du département du Bas-Rhin du 6 novembre 1852, par les membres de la commission de secours, 12 novembre 1852, Saasenheim : Chiffre des pertes afférentes aux personnes privées de toute espèce de ressources par l’effet de l’inondation, 1ère catégorie : 16 640 francs répartis entre 37 chefs de familles. Montant des dommages éprouvés par les personnes qui, bien que n’ayant pas tout perdu, seroient dans l’impossibilité de reprendre leur industrie, etc., 2e catégorie : 9 010 répartis entre 25 chefs de famille. « Dans cette deuxième catégorie sont compris les pauvres fermiers qui ne peuvent pas payer le fermage ; qui sont chargés de dettes ; qui ont beaucoup souffert dans leurs maisons et qui ont perdu une grande partie de leur récolte dans les granges. »
Source 2:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 390 D 849 et Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 3 N 295.
 Arrêté préfectoral du Préfet du Bas-Rhin relatif aux inondations du Rhin, 24 septembre 1852, Strasbourg : « Habitants du Bas-Rhin ! : « Un désastre presque sans exemple vient de frapper les deux départements du Rhin ; un grand nombre de nos concitoyens sont sans asile assuré et sans pain. L’assistance du Gouvernement du Prince-Président ne s’est pas fait attendre, et la charité des populations rapprochées a pourvu aux nécessités les plus impérieuses. Mais le temps devra surgir de plus en plus de nouvelles souffrances, l’hiver les rendra plus poignantes. La perte de toutes les récoltes sur pied et d’une grande partie des récoltes engrangées, les difficultés de mettre en rapport des terres ensablées et dénaturées, les fièvres qui sont à redouter, après une aussi grande perturbation, tout nous fait craindre un hiver des plus rigoureux. Tous ceux d’entre nous qui ont été préservés du fléau, s’empresseront, je le sais, d’apporter leur obole au malheur, et de concourir, dans la mesure de leurs forces, au soulagement de nos concitoyens inondés. Par l’arrêté qui suit, et dont je recommande à MM. Les Maires la mise à exécution immédiate, j’ai fixé le mode de souscription et indiqué les membres qui formeront le comité de secours dans chaque commune. Arrêté. Nous Préfet du Bas-Rhin, Arrêtons : Article premier. Il est institué dans chaque commune une commission composée du maire, président, d’un membre du Conseil municipal désigné par le maire, du curé, du pasteur et du rabbin, chargée de recueillir à domicile des dons à l’effet de venir au secours des victimes des inondations du Rhin. Dans les chefs-lieux de cantons, les juges de paix feront partie de la commission et la présideront. Dans les chefs-lieux d’arrondissements, cette commission sera sous la présidence du Sous-préfet. Art. 2. Des listes de souscription seront en outre ouvertes à la Mairie de chaque commune. Art. 3. Les maires réuniront les conseils municipaux et leur proposeront un vote de secours. Les délibérations nous seront immédiatement soumises. Art. 4. Le montant des dons recueillis à domicile sera versé chez les percepteurs et receveurs municipaux de la circonscription, qui le transmettront, sans retard et sans frais, à M. le Receveur général ou à MM. Les Receveurs particuliers. Art. 5. Les commissions nous feront part des résultats obtenus. Art. 6. Les listes de souscription seront publiées dans le Recueil des actes de la Préfecture. Art. 7. Lecture sera donnée par les Maires, du présent arrêté et de la circulaire qui le précède, le premier dimanche de leur réception, à l’issue de l’office divin ».
Source 3:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 390 D 664.
 Circulaire préfectorale relative à l’inondations du Rhin et à la restauration des bâtiments détruits ou endommagés, du Préfet du Bas-Rhin, 5 octobre 1852, Strasbourg : « A MM. Les Sous-préfets et Maires. Par ma circulaire du 28 septembre dernier, j’ai fait un appel aux communes et particuliers, propriétaires de bois ou de carrières ; je les ai priés instamment de vouloir bien disposer, en faveur des inondés, de certaines quantités de matériaux, qu’ils dirigeraient sur les point à indiquer. Ces points sont : Schlestadt, Benfeld, Erstein, Strasbourg, Bischwiller, Haguenau, Brumath, Hochfelden et Saverne. Les mairies sont chargées de la réception et de la réexpédition ultérieure des offrandes. Chacun choisira celle de ces destinations qui sera le plus à sa convenance. Elles seront aussi le but des envois de denrées et autres objets, qui pourront être offerts. Ajoutez, je vous prie, à la publication de ces indications, de nouvelles et vives instances auprès des personnes qui sont en position de répondre à mon appel. La correspondance de chaque jour et mon inspection personnelle des lieux révèlent des souffrances de plus en plus grandes : l’appréciation première des pertes, en propriétés bâties surtout, est restée bien au-dessous de la réalité. Dans ma circulaire du 28 septembre, je parlais de 300 maisons détruites ou rendues inhabitables. Il en est déjà signalé plus de 600, et la liste, navrante dans ses détails, n’est pas complète. Beaucoup de familles ont trouvé un abri ; mais, malheureusement, on n’a pu en procurer à toutes. Les locaux font défaut, et un grand nombre de ménages sont obligés de rester dans les combles de leurs maisons, dont les parties inférieures ont été dévastées. La prompte reconstruction ou réparation des habitations est donc commandée par l’humanité et par l’intérêt de la santé publique ; elle dépend en grande partie des dons en matériaux ; car, à cette époque avancée de l’année, l’extraction des bois et des pierres, la fabrication des briques, des tuiles, etc., ne sont pas dans les conditions d’activité nécessaires. Et, d’ailleurs, où prendrait-on des ressources suffisantes pour acheter les grandes quantités dont on a besoin ? Sollicitez donc sans relâche. La charité publique et privée sont chargées d’une tâche hors de proportion avec leurs efforts ordinaires : contribuez à ce qu’elle se mettent au niveau du désastre immense qu’il s’agit de réparer. Les offrandes en denrées et autres objets conservent la plus grande importance. Nous avons à pourvoir à la nourriture quotidienne, au vêtement, au coucher de 400 familles : qu’on ne l’oublie pas ! ». « Liste des communes qui ont voté sur la caisse municipale des secours en faveur des inondés. Holtzheim 40f, Schwobsheim 30, Eichhoffen 30, Rosheim 1000, Mühlbach 50, Dorlisheim 100, Herrlisheim 200. A reporter 1150. Report 1150f. Entzheim 30, Blaesheim 50, Niederschaeffolsheim 150. Total 1680. Antérieurement 1395. Ensemble 3075 ».
Source 4:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 390 D 664.
 Lettre du Maire d’Obenheim au Sous-préfet de Sélestat, 20 septembre 1852, Obenheim : « (...) J’ai le triste devoir de vous rendre compte d’une catastrophe bien sinistre qui vient de frapper notre commune hier matin ; vers huit heures un exporer est venu demander du secours pour protéger contre une rupture de la digue du Rhin près Rhinau. Des voitures et des journaliers partaient en masse, mais arrivés à Bofzheim ils étaient obligés de rebrousser chemin : la digue était rompue et les eaux arrivant à grands flots et avaient déjà submergé les champs entre Rhinau et Bofzheim et se brisaient contre la partie Sud-Est du village. On depuis dès lors songer aux moyens de défense de notre propre commune. Les habitants du côté Est et du côté Sud du village étaient occupés à refugier le bétail et les meubles tandis que les autres construisaient des digues sur (...) pour garantir l’autre partie du village. Lors les onze heures les eaux arrivèrent sur Obersheim dans une largeur immense. A force de renforcer les digues on pouvait garantir la partie Ouest du village jusqu’à six heures du soir, alors les eaux croissant toujours par (...) ont rompu les digues et se sont jettées sur l’autre partie. Vers les neuf heures Monsieur le Préfet accompagné d’un ingénieur et d’autres personnes est arrivé et après une courte descente sur les lieux du sinistre, il est monté en carosse pour aller à Bofzheim. A son arrivé trois maisons s’étaient déjà écroulées ; les eaux sur la route avaient environ quarante centimètres de hauteur et dans les parties basses du village environ un mètre trente à quarante centimètres. Aujourd’hui, nous comptons neuf maisons écroulées plus une étable et deux maisons en partie tombées. Plusieurs autres menacent ruine d’un moment à l’autre. Tables chaises et meubles de toute sorte nagent dans l’intérieur des bâtiments, les bleds engrangés qui ont déjà souffert pendant la moisson sont gâtés dans les parties à côté des aires. Sur les parties très hautes de la toute dans et hors du village le bétail est attaché à des chariots. En un mot la misère est générale : actuellement deux tiers des habitants ne peuvent pas loger chez eux. La perte ne peut pas être évaluée maintenant, mais elle entraînera la ruine d’un nombre assez considérable d’habitants. (...) ».
Source 5:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 390 D 664.
 Circulaire préfectorale relative aux inondations du Rhin et à la restauration des bâtiments détruits ou endommagés, du Préfet du Bas-Rhin, 28 septembre 1852, Strasbourg : « Aux Sous-préfets et Maires. L’inondation du Rhin a détruit ou rendu inhabitables, dans les arrondissements de Schlestadt et de Strasbourg, plus de trois cents maisons. Quatre cents familles sont en ce moment sans asile. Il faut venir promptement au secours de cette immense infortune. Des mesures sont prescrites pour l prompte réédification, la restauration ou l’assainissement des bâtiments qui ont été détruits ou endommagés. Un moyen efficace de contribuer à la rapide exécution des travaux, serait la fourniture gratuite de matériaux de construction, et surtout de pierres et de briques cuites, dont l’absence, dans les constructions usuelles des bords du Rhin, a été, en grande partie, la cause de leur ruine. Je fais donc un appel aux communes et aux particuliers propriétaires de carrières ou de bois, et je les prie instamment de vouloir bien disposer, en faveur des inondés, de certaines quantités de matériaux, qu’ils dirigeront sur les points qui seront très-prochainement indiqués. Si le transport de ces objets présentait des difficultés, j’autoriserais l’imputation des indemnités qui seraient reconnues nécessaires, soit sur les fonds des communes qui voudraient les prendre à leur charge, soit sur les fonds de souscription qui vont se trouver à ma disposition. ? je désire que la présente circulaire reçoive la plus grande publicité, et j’engage vivement MM. Les Sous-préfets et Maires à faire tous leurs efforts pour assurer le succès de la mesure qu’elle indique l’accueil charitable de leurs administrés. »
Source 6:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 390 D 664.
 Circulaire préfectorale relative aux pertes résultant des inondations du Rhin et de l’Ill, du Préfet du Bas-Rhin, 27 septembre 1852, Strasbourg : « Aux Maires. Les demandes en remise ou modération de l’impôt foncier pour pertes résultant d’événements extraordinaires doivent être présentées dans les quinze jours qui suivent l’événement. Je vous invite à prévenir par tous les moyens de publicité possibles, les habitants de votre commune, auxquels les inondations récentes ont causé des dommages, qu’ils doivent se présenter immédiatement devant vous pour y faire la déclaration du montant approximatif de ces dommages et de leur nature ».
Source 7:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 390 D 664.
 Arrêté préfectoral du Préfet du Bas-Rhin relatif aux inondations du Rhin et de l’Ill, 26 septembre 1852, Strasbourg : « Arrêté. Nous préfet du Bas-Rhin, Considérant que la plupart des bâtiments atteints par les eaux, lors de l’inondation du Rhin, menacent ruine ou présentent des conditions notoires d’insalubrité ; Considérant qu’il importe de pourvoir immédiatemens aux mesures que comporte l’intérêt de la sûreté et de la salubrité publique ; Arrêtons : Article premier. Il est institué des commissions à l’effet de visiter les bâtiments submergés par suite de l’inondation du Rhin, de constater l’état de ces bâtiments, de prescrire les moyens de consolidation, de rechercher les causes d’insalubrité et d’indiquer des moyens pour les combattre. Art. 2. Chacune de ces commissions sera composée d’un architecte d’arrondissement, d’un ou de deux médecins, d’un agent voyer et du maire de la commune inspectée. Art. 3. MM. Morin, architecte, SCHAAF et BROUILLET, docteurs en médecine, et SCHULLER, inspecteur-voyer, formeront la commission, qui visitera les communes de Strasbourg, Illkirch, Eschau, Plobsheim, Ostwald. MM. MORIN, architecte, RINGEISSEN, docteur en médecine, et MATHIS, inspecteur-voyer, composeront la commission, qui visitera les communes de Nordhausen, Erstein, Gerstheim, Obenheim, Daubensand. MM FURST, architecte, RACH, docteur en médecine, et MATHIS, inspecteur-voyer ou son délégué, formeront la commission, qui visitera les communes de Booftzheim, Rhinau, Friesenheim, Diebolsheim. MM. RINGEISSEN, architecte, MISTLER et RITZINGER, docteurs en médecine, et MATHIS, inspecteur-voyer, formeront la commission qui visitera les communes de Sundhausen, Saasenheim, Schoenau, Richtolsheim, Artolsheim, Bootzheim, Mackehnheim, Marckolsheim. Art. 4. MM. Les architectes présideront les commissions dont ils sont membres, et nous adresseront des rapports journaliers sur le résultat de leurs opérations. Art. 5. Le présent arrêté sera adressé à chacun des membres de la commission, et inséré au Recueil des actes de la Préfecture. »
Source 8:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 414 D 2454.
 Unterstüzung für die Opfer der Rheinüberschwemmung von September 1852 – Vermiethung der Haüser, erbauet als Zufluchstätten für die Familien deren Wohnungen durch die Ueberschwemmung zerstört wurden, Niederrheinisches Departement, Editeur Berger-Levrault, Strasbourg : « Um 19ten September 1852 hat eine außerordentliche Ueberschwemmung, welche die von 1641 um 9 Centimeter, die von 1801 um 12 Centimeter, und die von 1824 um 50 Centimeter überstieg, plözlich das Rheinthal heimgesucht. Nachdem das gewässer bei Marckolsheim und Rheinau die Dämme durchbrochen, ergoss es sich über die Felder und überschwemmte mit ausserordentlicher Heftigkeit, im niederrheinischen Departement, namentlich die Gemeinden Marckolsheim, Mackenheim, Boozheim, Artolsheim, Richtolsheim, Saasenheim, Schönau, Diebolsheim, Friesenheim, Rheinau, Booftzheim, Daubensand, Obenheim, Gerstheim, Erstein, Plobsheim, Eschau, und die Dörfer Neuhof und Neudorf im Ram Strasburg. In einer jeden dieser Ortschaften sind eine grösere oder geringere Anzahl von Häusern zerstört worden. Eine Subscription wurde zu Gunsten der überschwemmenten Gemeinden eröffnet, und deren Ertrag, unter der Oberleitung des Hrn. C. West, Präfekten des Departements, grösstentheils zu dem Bau von Wohnungen für die von der Ueberschwemmung ihres Obdachs beraubten Familien verwendet. Um diese Familie gegen den Wucher zu schüzen, und damit dieselben nicht durch ihre Gläubiger aus der Zufluchtstätte, welche ihnen die öffentliche Wohlthätigkeit gegeben, vertrieben werden, hat es erspriesslich geschienen, ihnen kein wirtliches, noch Liegenschafts-Recht auf diese Häuser zu ertheilen. Sie bleiben Eigenthum der Gemeinden, welche sie auf langen Termin und um mässigen Zins, an die ärmsten derjenigen Einwohner vermiethet haben, deren Wohnungen durch die Ueberschwemmung zu Grunde gingen. Indem die Verwaltung den grossmüthigen Gaben der öffentlichen und Privat-Wohlthätigkeit diese Bestimmung gegeben, hat sie zugleich zeitweiligen Schuz für andere Unglückliche schaffen wollen, welche etwa in Zukunft von einem ähnlichen Unfall betroffen werden könnten. Zu diesem Zwecke hat sie diese, auf ihr Betreiben, errichteten Bauten je dauerhaft machen lassen, dass sie als sichere Zufluchtsstätten gegen die Gefahr Künstiger Ueberschwemmungen angesehen werden können? Diese Erläuterungen waren nothwendig, um den Sinn des hiernach stehenden Pacht-Formulars richtig zu fassen (…) Le 19 septembre 1852, une crue extraordinaire dépassant de 9 centimètres celle de 1641, de 12 centimètres celle de 1801, et de 50 centimètres celle de 1824, a envahi subitement la vallée du Rhin. Les eaux, après avoir rompu les digues à Marckolsheim et à Rhinau, se sont répandues dans la campagne, t ont submergé, sur le territoire du département du Bas-Rhin, avec une violence particulière, les communes de Marckolsheim, Mackenheim, Bootzheim, Artolsheim, Ricgtolsheim, Saasenheim, Schoenau, Diebolsheim, Friesenheim, Rhinau, Booftzheimn Dabensand, Obenheim, Gerstheim, Erstein, Plobsheim, Eschau, et, dans la banlieue de Strasbourg, les villages du Neuhoff et du Neudorf. Dans chacune de ces localités, un nombre plus ou moins grande de maisons ont été renversées. Une souscription a été ouverte au profit des communes inondées ; le produit en a été employé, en majeure partie, sous les auspices de M.C. West, Préfet du département, à la construction d’habitations pour les familles victimes de l’inondation. Pour mettre ces familles à l’abri de l’usure, et empêcher qu’elles soient expulsées, par leurs créanciers, de l’asile que venait de leur doner la bienfaisance publique, il a paru utile de ne leur conférer aucun droit réel ou immobilier su ces maisons. Les communes en sont demeurées propriétaires, et les ont louées, à longs termes, et moyennant un loyer modique, aux habitant les plus pauvres dont les demeures avaient été détruites par les eaux. L’Administration qui a donné cette destination aux dons généreux de la charité publique et privée, a voulu en même temps créer des abris temporaires pour d’autres malheureux qui, dans l’avenir, se trouveraient atteints d’une calamité semblable. A cet effet, elle a mis les constructions élevées par ses soins, dans des conditions de solidité qui permettent de les considérer comme des asiles sûrs contre les dangers des inondations futures. (…) ».
Source 9:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Extrait du registre des délibérations du conseil municipal de la commune de Gerstheim, 11 novembre 1852 : « (...) Le conseil municipal XXX le rapport de M. le Maire relatif aux secours accordés aux habitants inondés de cette commune par l’administration supérieure et la proposition de M. le Maire. Arrêté à l’unanimité qu’il y a lieu d’adresser à Monsieur le Préfet du département du Bas-Rhin, et à Monsieur le Sous-Préfet de l’arrondissement de Schlestadt des remerciements sincères et empressés pour les secours prodigués aux habitants pauvres, victimes de l’inondation du Rhin (...) ».
Source 10:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du Secrétaire Général, Ministères des Travaux publics, au Préfet du Bas-Rhin, 25 août 1852, Paris : « Monsieur le Préfet, j’ai reçu la liste du 13 de ce mois, par laquelle vous me donnez avis de la crue qui s’est produite sur le Rhin (...) ».
Source 11:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de la Préfecture du Bas-Rhin au Sous-Préfet de Sélestat, 20 octobre 1852, Strasbourg : « j’ai l’honneur de vous communiquer une lettre que l’a écrite M. le Maire de Rhinau, et par laquelle il demande, en faveur d’un aubergiste de la commune dont la maison est ruinée, la délivrance d’un bon de cinq francs par mois, pour le paiement d’une partie du loyer d’un logement où il pourrait exercer son industrie. Il est impossible à l’administration de réparer toutes les pertes causées par les inondations, et de payer aux habitans des communes victimes du désastre des subventions pour leur faciliter les moyens de continuer leur industrie ou d’exercer leur profession. Le produit des souscriptions, à quelque chiffre qu’il puisse s’élever, serait complètement insuffisant pour atteindre un pareil résultat. (...) ».
Source 12:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du Maire de Rhinau au Préfet du Bas-Rhin, 14 octobre 1852, Rhinau : « Permettez de vous importuner par ces quelques lignes et vous exposer que le Né. Albrecht Michel ancien militaire, cabaretier et messager en cette commune porteur de la présente, habitait à Rhinau le point le plus exposé aux inondations dernières, sa maison et dépendances presque ruinée ; n’ayant aucun emplacement propre à loger sa famille ainsi que quelques bétails, il se résignerait à quitter la commune son endroit natal pour chercher exil dans une contrée plus éloignée (...) ».
Source 13:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de la Préfecture du Bas-Rhin au Sous-Préfet de Sélestat, 20 octobre 1852, Strasbourg : « J’ai l’honneur de vois renvoyer la lettre par laquelle M. le Maire de Diebolsheim demande l’admission dans un hopital de six personnes pauvres et infirmes de la commune. Les observations que vous a suggérées cette lettre sont parfaitement justes, l’administration a fait tout ce qui dépendant d’elle en recueillant dans les hospices les enfans des familles victimes des inondations, et en procurant à ceux qui par leur grand age ou leurs infirmités sont incapables de gagner leur vie, des logemens et des aliments. (...) ».
Source 14:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du Maire de Benfeld au Préfet du Bas-Rhin, 30 septembre 1852, Benfeld : « Par arrêté en date du 26 de ce mois, vous m’avez nommé membre d’une commission instituée à l’éffet de faire la visite des bâtiments submergés par suite de l’inondation du Rhin dans les communes de Boofzheim, Rhinau, Friesenheim et Diebolsheim, qui devait se réunir à Benfeld mardi dernier à 9 heures du matin (...) depuis trois jours j’attends vainement (...) et les autres membres de la commission, j’en ai référé hier à Mr le Sous-Préfet et je crois de mon devoir de vous en référer à vous-même, d’autant plus que je viens d’apprendre que beaucoup d’habitants de Rhinau, sont rentrés dans leurs maisons au risque de contracter des maladies, par suite de l’insalubrité de leurs logements. (...) ».
Source 15:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre adressée au Juge de paix et au Maire d’Erstein ainsi qu’aux maire, curé et pasteur de Gerstheim, 4 octobre 1852 : « En visitant, hier, les communes de Gerstheim, Obenheim, Taubensand, Rhinau, Friesenheim et Diebolsheim, j’ai remarqué, d’une part, que la dévastation dans les champs est moins complète qu’on pouvait le craindre et d’autre part, que les propriétés baties ont souffert beaucoup plus que ne le comportait la première évaluation. Il en résulte que les plus fortes pertes des ressources sera absorbé par la reconstruction ou l’assainissement des maisons et que les allocations pour subsistances proprement dites doivent être réduites, au moins quant à présent. Les pommes de terre ne sont point toutes gatées ; les navets et autres tubercules peuvent également servir à l’alimentation. (...) ».
Source 16:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre émanant de la Préfecture du Bas-Rhin, 20 septembre 1852, 4 heures et demi du matin, Strasbourg : « Veuillez requérir vingt cinq bateaux dits Nacken ou nacelles et les faire conduire par la rivière d’Ill à la Robertsau, au point où la digue est rompue. Les bateaux avec leurs mariniers. »
Source 17:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du Conseiller de préfecture délégué pour le Préfet en tournée, à un Maire, 20 septembre 1852, Strasbourg, trois heures du matin : « je viens de recevoir une lettre par laquelle un M. de Bussierre m’informe que le Rhin a emporté la digue intérieure à 100 mètres au-dessus de la digue transversale qui conduit chez Dellfoss. Les eaux, ajoute-t-il, vont se jeter à travers la forêt de la ville dans le bras dit Alt-Rhein, de là elles refluerent dans l’Ill en face du jardin d’Angleterre, si le Rhin ne baisse pas sensiblement cette nuit toute la Robertsau sera sous eaux demain (...) ».
Source 18:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de la Préfecture du Bas-Rhin à un inspecteur, 19 septembre 1852, Strasbourg : « Le Rhin s’est élevé subitement depuis hier et continue à croître, il importe de prendre immédiatement des mesures pour prévenir s’il est possible des inondations (...) ».
Source 19:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre adressée au Conservateur des forêts, 19 septembre 1852 : « En présence du danger, qui menace les populations par suite de la crue subite du Rhin, je vous prie de donner immédiatement des ordres précis à tous les agents de votre administration, pour qu’ils XXX à se mettre à la disposition de M. le maire (...) ».
Source 20:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du Conservateur des forêts (5e Conservation, Bas-Rhin) au Préfet du Bas-Rhin, 19 septembre 1852, Strasbourg : « J’ai l’honneur de vous accuser réception de votre lettre de ce jour relative au danger, qui menace la population riveraine du Rhin, par suite de la crue subite des eaux. (...) »
Source 21:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de la Préfecture du Bas-Rhin au Sous-Préfet de Wissembourg, 18 septembre 1852, Strasbourg : « Je suis informée que le Rhin grossit d’une manière extraordinaire à la limite de la Suisse il a atteint déjà un niveau supérieur à celui de la crue de l’année dernière. Prescrivez immédiatement sur les points les plus menacés de votre arrondissement les mesures que les circonstances rendent nécessaires. (...) ».
Source 22:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de la Préfecture du Bas-Rhin aux Ministres de l’Intérieur, de l’Instruction Publique et des Cultes, 8 octobre 1852, Strasbourg : L’établissement du Neuhoff pour l’Éducation d’enfans pauvres du culte protestant, a éprouvé des pertes considérables par suite des inondations qui viennent d’affliger une partie de l’Alsace. Les terres situées à proximité du Rhin ont été submergées et une grande partie de ses récoltes détruites. Menacé de manquer des ressources nécessaires pour entretenir pendant l’hiver les 62 enfants recueillis dans cet établissement, le Conseil d’administration sollicite de la bienveillance du gouvernement un secours qui le mette en mesure de continuer son œuvre de bienfaisance. (...) ».
Source 23:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de l’Ingénieur en chef au Préfet du Bas-Rhin, 6 octobre 1852, Strasbourg : « Vous m’avez fait l’honneur de me communiquer hier une lettre de M. le Maire de Schoenau, en date du 2 courant, qui demande que l’on répare les dégâts des digues du Rhin. Les ordres pour toutes les réparations à faire à Schoenau ont été donnés au conducteur local, le 1er octobre, et il est indubitable qu’en ce moment les ateliers fonctionnent. (...) ».
Source 24:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du Maire de Schoenau au Préfet du Bas-Rhin, 28 octobre 1852, Schoenau : « j’ai l’honneur de vous rappeler que dans mon rapport en date du 21 7bre dr. je vous ai prié de donner des ordres à M.M. les Ingénieurs des Travaux du Rhin pour que la petite digue des cantons Biesenhürst et Oberau, en beaucoup d’endroits crevassés et enlevés, soit rétablie et réparée le plus tôt possible ; car à la moindre crue nous deviendrions encore les malheureuses victimes du fleuve destructeur ; ce qui nous mettra hors d’état d’ensemencer nos terres. M.M. les Ingénieurs n’ont jusqu’aujourd’hui donné aucun ordre pour l’exécution de ces travaux, qui sont cependant de la plus grande urgence, et qui dans notre banlieue, devraient passer avant tous les autres, non seulement pour la garantie de notre ban, mais aussi pour ceux de Saasenheim et de Sundhausen. (...) ».
Source 25:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du Secrétaire Général pour le Ministre des Travaux publics, 22 septembre 1852, Paris : « Monsieur le Préfet, j’ai reçu les différentes dépêches télégraphiques que vous m’avez adressées hier 21 et aujourd’hui ainsi que le rapport de Mr l’Ingénieur en Chef Coumes. Un premier crédit de 50.000 francs vous a été ouvert hier ; je vous en ouvre un second de pareille somme aujourd’hui ; je mets également 100.000f à la disposition de votre collègue du Haut-Rhin : des ordonnances vous parviendront dans le plus bref délai possible. Le Gouvernement va d’ailleurs aviser sans retard aux moyens de réaliser les crédits nécessaires pour réparer les désastres de l’inondation. J’écris directement à M. Coumes pour lui donner avis du crédit ouvert dans le Haut-Rhin. Je reconnais que, dans des circonstances exceptionnelles telles que celles qui se présentent, il est impossible de suivre la marche régulière et habituelle ; j’autorise en conséquence l’exécution des travaux par voie de régie et j’approuve toutes les mesures qu’a prises et que prendra M. l’Ingénieur en Chef Coumes et je confirme au besoin les pouvoirs que vous lui avez donnés. (...) ».
Source 26:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du Ministre des Travaux Publics au Préfet du Bas-Rhin, copie à l’Inspecteur Divisionnaire Schwilgué et à l’Ingénieur en Chef Coumes, 22 septembre 1852, Périgueux : « Monsieur le Préfet, Je viens de recevoir les différentes dépêches télégraphiques que vous m’avez adressées au sujet de la nouvelle inondation du Rhin. Je déplore avec vous les désastres et les malheurs que vous me faites connaître. J’approuve d’ailleurs toutes les mesures que vous avez prises (...) ».
Source 27:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du Chef de la Troisière Division pour le Ministre des Travaux publics, au Préfet du Bas-Rhin, copie à l’Ingénieur en Chef Coumes, 30 septembre 1852, Paris : « Monsieur le Préfet, j’ai reçu la dépêche télégraphique du 27 par laquelle vous m’annoncez que le Rhin continue à baisser très sensiblement. (...) ».
Source 28:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Note de la Préfecture du Bas-Rhin relative à la reconstruction de maisons endommagées par les inondations du Rhin de 1852, 1852, Strasbourg : « 169 maisons on été renversées et 345 rendues inhabitables par des dégradations majeures par les eaux, dans 14 villages complètement submergés. (...) ».
Source 29:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de la Préfecture du Bas-Rhin au Ministre de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux publics, 18 mai 1856, Strasbourg : « le mouvement ascendant du Rhin continue, et les eaux ont atteint ce matin la cote de 3m.50c à l’échelle du pont de Kehl ; elles ne sont plus qu’à un mètre en contrebas de l’inondation de 1852 ; c’est un niveau extraordinaire qui n’a été atteint que dix fois dans la période de 50 années d’observation, de 1807 à 1856 (...) ».
Source 30:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de l’Ingénieur en Chef des Travaux du Rhin au Préfet du Bas-Rhin, 18 mai 1856, Strasbourg : « le mouvement ascendant du Rhin n’est point encore arrété, et le niveau des eaux a atteint ce matin la hauteur de 3m.50c à l’échelle du pont de Kehl ; soit environ 1 mètre en contrebas de l’inondation de 1852. Bien qu’à la cote précitée de 3m,16 le territoire ne soit pas en danger de submersion, j’ai l’honneur de vous faire connaitre que ce niveau est extraordinaire ; car durant la période des 50 années d’observation de 1807 à 1856 il a été atteint pendant dix années seulement (...) ».
Source 31:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du Sous-préfet de Sélestat au Préfet du Haut-Rhin, 19 mai 1856, Sélestat : « j’ai l’honneur de vous informer que les eaux de l’Ill sont en décroissance depuis hier soir. Aucun accident ne m’a été signalé. Les dernières nouvelles du Rhin sont également bonnes et indiquent un peu de baisse. Les plus hautes eaux ont été savoir : à Marckolsheim 2m.94, à Rhinau 3.19 (la crue du 20 septembre 1852 s’est élevée à 4m.20), à Gerstheim 2.81. Ces hauteurs n’inspirent aucune inquiétude aux riverains. »
Source 32:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre du commissaire de police du canton de Seltz au Sous-préfet, 5 février 1862, Seltz : j’ai l’honneur de vous informer que le Rhin (...) savoir eu encore un mouvement s’ascension dans la nuit du 2 au 3 février, est cependant (...) à sa plus grande élévation à 0,35 a 00,40 au dessous du niveau de l’inondation de 1852. (...) les eaux du fleuve ont baissé assez rapidement et aujourd’hui elles sont déjà à près de 2 mètres au dessous du point d’élévation qu’elles avaient atteint. J’ai la satisfaction que sur toute la ligne riveraine depuis Beinheim jusqu’à Motheren aucun dommage n’a été constaté (...) ».
Source 33:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de l’Ingénieur en chef des Travaux du Rhin au Préfet du Bas-Rhin, 3 février 1862, Strasbourg : « J’ai l’honneur de vous informer que les eaux de l’Ill quoiqu’elles aient remonté la nuit dernière jusqu’au niveau maximum qu’elles avaient atteint le 1er février, sont en baisse de nouveau sans avoir dépassé les limites des fortes crues ordinaires, que rien ne fait prévoir d’inondations extraordinaires, ni aucun danger pour les populations riveraines. Dans les communes d’Ostwald, d’Illkirch et les Communes supérieures, l’Ill a inondé quelques terrains, mais les eaux sont partout restées à un niveau notablement inférieur à celui des inondations de 1861, 1855 et 1852 et n’ont pas causé de dégats. La crue de la Brusche s’est élevée entre Molsheim et Avolsheim à une hauteur qui, le 31 Janvier au matin, dépassait celle des plus hautes eaux connues jusqu’à ce jour, mais je n’ai pas connaissance qu’il en soit résulté de désastres, ni accidents graves. Les eaux ont envahi quelques biefs du Canal de la Brusche en surmontant les digues, mais sans causer d’avaries. Dans la nuit du 30 au 31 janvier, les eaux de la Liepvrette ont envahi quelques parties de la route départementale N°10 et s’y sont ouvert deux brèches. Le 1er février ces brèches étaient fermées avec des fascinages et les communications rétablies sans qu’il soit arrivé d’accident à personne. (...) ».
Source 34:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre adressée au Sous-préfet du Bas-Rhin, 29 janvier 1867, Schoenau : « J’ai l’honneur de vous adresser la cote maximum de la crue du Rhin à ce jour qui est de 2.89 le soit à 9 heures à l’échelle de Schoenau. Cette cote se trouve inférieure à la crue du mois d’août 1866 de 0m.07, et à celle de septembre 1852 de 0 m.99. L’effet de cette crue n’a rien eu de désastreux jusqu’à présent dans l’étendue de ma subdivision. »
Source 35:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de la Préfecture du Bas-Rhin au Ministre de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux publics, 13 février 1867, Strasbourg : « Par suite des pluies continuelles de ces derniers jours il s’est produit sur la rivière d’Ill une crue qui n’est inférieure que de 35 centimètres à celle de 1852. Une grande partie du bassin de cette rivière, particulièrement aux environs de Strasbourg est submerger et beaucoup d’habitations de la banlieue de la vile sont (...) par les eaux. Toutes les mesures ont été prises pour prévenir les accidents. (...) La crue du Rhin qui a coincidé avec celle de l’Ill ne présente aucun danger pour les propriétés riveraines. Les eaux sont d’ailleurs en décroissance sur le fleuve depuis le 10 de ce mois ».
Source 36:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre des Ponts et Chaussées – Travaux du Rhin au Préfet du Bas-Rhin, 10 février 1867, Strasbourg : « J’ai l’honneur de vous informer que par suite des pluies dernières le Rhin a éprouvé une petite crue qui ne présente aucun danger pour les propriétés riveraines. Les eaux sont du reste décroissantes depuis 24 heures. Aujourd’hui la hauteur au rhénomètre de Kehl est de 2m.10 inférieure de 1 mètre aux crues habituelles d’été, lors de la fonte des neiges. Quant à la rivière d’Ill elle présente une crue très forte, et qui n’est inférieure que de 0m.40 à la grande inondation de 1852, en amont de la ville. Les eaux sont actuellement stationnaires, et il est probable qu’elles ont atteint leur hauteur maxima. Une grande partie du bassin de cette rivière est submergée, et un grand nombre d’habitations de la banlieue en amont de la ville sont atteintes par les eaux. Toutes les manœuvres des barrages du réseau ont été faites convenablement et à temps. Je n’ai connaissance d’aucun sinistre. »
Source 37:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de l’Ingénieur en chef des Travaux du Rhin au Préfet du Bas-Rhin, 30 janvier 1867, Strasbourg : « Par suite des pluies continuelles survenues ces jours derniers, et du dégel qui les a précédées, il s’est manifesté une crue sur le Rhin. La hauteur maxima accusée par les rhénomètres a été jusqu’à ce moment : à Huningue de 3m,80. A Kehl de 3m,04. A cette hauteur le fleuve dépasse les rives de régularisation et déborde, en submergeant les propriétés riveraines jusqu’aux digues d’inondation. Les eaux sont arrêtées par les digues d’inondation établies de manière à dépasser de 0m,80 le niveau de l’inondation de 1852. L’inondation de 1852, la plus élevée dont la tradition ait conservé le souvenir, a atteint les hauteurs suivantes : à Huningue 6 m,25, à Kehl 4.54. Du reste, la crue actuelle ne paraît pas devoir dépasser les limites de hauteur constatées par les observations rhénométriques de ce jour, et dans ces conditions elle est assimilable aux crues qui arrivent périodiquement chaque été lors de la fonte des neiges. Elle ne peut entraîner de désastres pour les propriétés riveraines tout en causant des dégâts aux ouvrages du Rhin, dégâts que l’on s’empressera de réparer sitôt après le retrait des eaux. Quant à la rivière d’Ill, les eaux y sont également très fortes, mais elles ne dépassent pas le niveau des crues ordinaires, et elles ne peuvent occasionner de dommages aux propriétés riveraines. (...) »
Source 38:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de l’Ingénieur en chef des Travaux du Rhin au Préfet du Bas-Rhin, 31 janvier 1867, Strasbourg : « J’ai l’honneur de vous informer que la crue du Rhin dans la partie supérieure du cours du fleuve est dans sa période de déclin, et qu’elle n’a atteint que la limite habituelle des crues d’été ; mais il n’en est pas de même pour la partie située en aval de Strasbourg où, par l’effet de la coïncidence des inondations des affluents, le fleuve s’est élevé à une hauteur exceptionnelle qui n’a été atteinte à Lauterbourg qu’une fois depuis l’inondation de 1852. Je suis porté à croire par les renseignements qui me sont parvenus jusqu’à présent que les digues ont résisté partout, et que les territoires des communes riveraines ont été préservés de l’irruption des eaux ; toutefois il faut s’attendre à ce que nos ouvrages auront notablement souffert ainsi que cela a lieu chaque fois que les eaux atteignent ces limites de hauteur. ».
Source 39:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de l’Ingénieur en chef des Travaux du Rhin au Préfet du Bas-Rhin, 29 janvier 1867, Strasbourg : « J’ai l’honneur de vous informer que d’après les renseignements qui me sont parvenus, la crue actuelle du Rhin sera un peu inférieure à celle qui s’est manifestée dans le courant du mois d’août 1867 et dont les cotes rhénométriques ont été : à Huningue de 4m.00, à Kehl de 3.14. Il est probable que le maximum de la présente crue sera de : à Huningue 3.60, à Kehl 2.80. Elle ne pourra avoir d’autres inconvénients sans doute que de nuire à nos ouvrages de régularisation, mais sans atteindre les propriétés riveraines. Je rappelle pour mémoire que l’inondation de 1852 a présenté les hauteurs suivantes : à Huningue 6.25, à Kehl 4.54. (...) ».
Source 40:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), SP 646.
 Lettre de l’Ingénieur en chef des Travaux du Rhin au Préfet du Bas-Rhin, 16 août 1866, Strasbourg : « J’ai l’honneur de vous informer qu’il vient de se manifester une crue sur le Rhin dont la hauteur maxima accusée par les rhénomètres a été à Huningue le 14 août à 9 heures du soir 4m.00, à Kehl, le 16 août à 8 heures du matin, 3m.11. A ce niveau, le fleuve dépasse généralement les rives de régularisation, et déborde en submergeant les propriétés riveraines jusqu’aux digues d’inondation, mais les eaux sont arrêtées à ces dernières, dont le relief a été calculé de manière à dépasse de 0.80 l’inondation de 1852. Comme terme de comparaison, il est essentiel de rappeler que cette inondation, la plus élevée dont la tradition ait conservé le souvenir, a atteint les hauteurs suivantes : à Huningue 6m.25, à Kehl 4.54. Depuis l’année 1852 jusqu’à ce moment on compte 6 années pendant lesquelles le Rhin s’est élevé à un niveau supérieur à celui de la crue actuelle, et dans ces moments on n’a constaté aucun dommage de propriété riveraines, qui sont presque toutes en nature de forêt ; on peut conclure par analogie qu’il en sera de même dans les circonstances présentes. Quant aux ouvrages de régularisation du fleuve, à chaque crue qui dépasse 3m.70 à Huningue et 3m.00 à Kehl, ils éprouvent des avaries plus ou moins fortes, dont on ne peut apprécier l’importance qu’après le retrait des eaux. »
Source 41:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 148 AL 77.
 Liste des repères de crue sur l’Ill, 29 octobre 1941, Colmar. Cf. Tableau 6.
Source 42:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 25.
 Instruction de l’Ingénieur en chef relative à l’estimation des dépenses pour les réparations des dommages causés par l’inondation du Rhin de septembre 1852 – Deuxième partie. Fortification et exhaussement des digues trop faibles ou trop basses, et fermeture des lacunes –, 7 octobre 1852, Strasbourg : « Les ouvrages à projeter pour empêcher le retour de l’inondation produite par la crue extraordinaire de septembre 1852, consisteront dans l’élargissement et l’exhaussement des digues trop faibles ou trop basses, et dans la fermeture des lacunes. (...) »
Source 43:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 25.
 Tableau des prix servant de base à l’estimation des dépenses, et extraits des bordereaux des entreprises en cours d’exécution, déduction faite des rabais, et désignation des brèches ou des groupes de brèches, et des avaries, dressé par l’Inspecteur ordinaire, novembre 1852, Strasbourg : Marckolsheim : brèche et arrachement produits par le déversement des eaux. Mackenheim : brèche et arrachement produits par le déversement des eaux. Bootzheim : brèche et arrachement produits par le déversement des eaux. Schoenau : enlèvement de l’extrémité d’une digue et dégradations. Sundhausen : brèche dans la digue produite par déversement des eaux. Rhinau : brèches et arrachements, fermeture de coupures, dans la digue de première ligne. Brèche dans l’ancienne digue principale en face des avaries précédentes. Brèche ouverte par les eaux de déversement dans la digue principale d’inondation (à la limite des départements du Haut- et du Bas-Rhin) et dans le bordage qui en dépendant le pied, et fortes avaries à l’amont et à l’aval, nécessitant la reconstruction et le redressement de la digue. Arrachement de la partie extérieure de la digue, par suite du déversement des eaux. Coupures pour évacuer les eaux intérieures. Brèche dans la digue principale à l’aval de Rhinau. Daubensand et Gerstheim : fermeture de coupures faites dans les digues. Plobsheim : brèche et éboulement dans la digue de Plobsheim. Eschau et Strasbourg : avaries nombreuses dans la digue qui longe le Rhin à l’altenheimerkopf. Strasbourg : brèche dans la digue transversale de Rohrschollen. Fermeture de coupures dans la digue du Neuhof. Estimation de la dépense : 235000F,00.
Source 44:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 25.
 Tableau des travaux exécutés, dressé par le Conducteur des Travaux du Rhin Eckert, 1er avril 1853 : Schmittschollen, restaurer le tunage, échouage de 535 saucissons. Anse d’Altenheim : échouage de 57 saucissons. Digue de rattachement de tete du Rohrschollen : fermeture d’une brèche totale dans le tunage, restauration du tunage, exhaussement de 0m,6 moyenne audessus de la hauteur primitive et mise à une largeur moyenne de 5,60 pour la banquette, échouage de 1264 saucissons. Rive régularisée du Rohrschollen : restauration du tunage, exhaussement de 0,35 audessus de sa hauteur primitive et mise à une largeur moyenne de 5,60 pour la banquette de halage, fermeture complète de cette brèche, mise à la hauteur et à la largeur des autres travaux. Restauré la partie extérieure du tunage, sur une hauteur de 1m,80 et une largeur moyenne de 3m,00.
Source 45:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 25.
 Lettre adressée à l’Ingénieur de l’arrondissement central des Travaux du Rhin, 28 avril 1853, Rhinau : « (...) Dans ce cas, j’ai la pleine conviction que vous prendrez en considération la banlieue de Rhinau dont vous connaissez mieux que tout autre l’urgence de faire travailler en raison de la misère qui règne parmis les habitants et qui ont déjà tant soufferts des derniers désastres. Les lieux dits Bruenmatten et Barragel où les ravages ont particulièrement exercés par la rupture des digues ont été par vos soins bien fortifiés, mais pour compléter cette œuvre si bien dirigée il resterait encore à fermer l’ouverture provoquée par la brèche entre le bordage du Rhin et la digue renouvèllée cette fermeture, qui necessiterait un fort volûme de remblai ferrait rentrer en partie dans leur possession primitive quelques habitants dont les terrains ont été enlevés par la rupture. (...) ».
Source 46:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 25.
 Désignation des brèches ou des groupes de brèches et des avaries causées par l’inondation du Rhin de septembre 1852 dans l’arrondissement du Centre, dressée par l’Ingénieur ordinaire, 4 mai 1853, Strasbourg : Marckolsheim : brèche, arrachement produits par le déversement des eaux. Mackenheim : brèche, arrachement produits par le déversement des eaux. Bootzheim : brèche, arrachement produits par le déversement des eaux. Schoenau : enlèvement de l’extrémité d’une digue et dégradations. Sundhausen : brèche produite par déversement. Rhinau : brèches et arrachements, fermeture des coupures dans la digue de 1ère ligne. Brèche dans l’ancienne digue principale en face des avaries précédentes. Brèche dans la digue principale et dans le bordage qui en défendait le pied, fortes avaries à l’amont et à l’aval, nécessitant la reconstruction et le redressement de la digue. Coupures pour évacuer les eaux intérieures. Brèche dans la digue principale à l’aval de Rhinau. Taubensand et Gerstheim : fermeture de coupures faites dans les digues. Plobsheim : brèche et éboulements dans la digue de Plobsheim. Eschau et Strasbourg : avaries nombreuses dans la digue qui longe le Rhin à l’Altenheimerhof. Strasbourg : brèches dans la digue transversale du Rohrschollen. Fermeture de coupures dans la digues du neuhof. Totaux : 22530f,00. L’arrondissement du Centre couvre l’espace depuis l’extrémité supérieure du département du Bas-Rhin, au point 68kil.,234 jusqu’à la tête de l’île des épis près de Strasbourg, au point Kil. 123,200.
Source 47:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 25.
 État des bateliers qui ont travaillé à la digue du Rhin au Altenheimerhof, banlieue de Strasbourg, dimanche 19 septembre dès le matin jusqu’à lundi soir, et qui ont été empêché par là de sauver leurs maisons, blés, pommes de terre, carottes, régain, paille et bois, dressé et certifié par le Maire de Plobsheim, 23 septembre 1852, Plobsheim : « 1) Lauffenburger Martin : la maison et la grange ont été fortement endommagées, environ trois rézaux d’orge lui ont été inondées, 20 ares de regain, 15 ares de pommes de terre et carottes et choux. 2) Timck (?) Augustin : son étable a croulé, 20 ares de pommes de terre et carottes ont été inondés. 3) Woehrel André : la maison a été endommagée ; 10 ares de pommes de terre et 20 ares de regain lui ont été inondés. 4) Houber Antoine : 10 ares de pommes de terre, 20 ares de regain inondés et 25 fagots enlevés par l’eau. 5) Thalgott Michel : 10 ares de pommes de terre et carottes inondés, 3 voitures de fumier et 25 fagots enlevés par l’eau. 6) Bürckel André. la maison a été fortement endommagée : 18 ares de pommes de terre et choux ont été inondés. 7) Rudolf Louis : la maison a été fortement endommagée, un rézal d’orge a été inondée, 20 ares de pommes de terre et 20 ares de regain. 8) Trebes George, l’arrière maison a croulé, l’avans maison est fortement endommagée, 25 bottes de paille enlevées par l’eau, 25 ares de pommes de terre, carottes et choux inondés. 9) Lauber Jospeh ; tous les parois ont croulé le toit a été soutenu, le fourneau a été écrasé, un rézal d’orge, 15 ares de pommes de terre et carottes ont été inondés. 10) Ammel André : 40 ares de regain, et 20 ares de pommes de terre lui ont été enlevés et inondés. »
Source 48:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 25.
 Liste des ouvriers retenus aux travaux d’urgence par la crue du Rhin du 19 et 20 septembre dont les biens ont été inondés, dressée par le Maire d’Illkirch, 26 septembre 1852, Illkirch : « Le Maire d’Illkirch (...) certifie que le Sr Mürsch Charles, Entrepreneur du 6e lot des Travaux du Rhin, lui déclare avoir retenu aux travaux d’urgence à l’occasion de la crue extraordinaire du Rhin du 19 et 20 septembre courant les nommés (...) tous domiciliés en cette commune, des bateliers habituels lesquels voulaient se retirer pour sauver leurs récoltes de pommes de terre et autres sur leurs champs exposés à être submergés, en leur faisant connaître que s’ils quittaient les travaux, il ne les y admettrait plus à l’avenir ; que ces individus en effet sont restés aux travaux pendant toute la durée de la crue et ont essuyé ainsi les pertes dont le détail suit ci après (...) ». Il s’agit de récoltes perdues ou gâtées de pommes de terre, carottes et/ou choux aux cantons Spaetzelsbruitons, Rhingarten, au haegenrein, Grossoberfeld, Hertenmatten, Hard, Teufelreich.
Source 49:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 25.
 Lettres d’employés aux travaux du Rhin, 26 septembre 1852, Neuhof : « Nous soussignés, Nicolas Zill, Bénoit Zill, George Jundt et François Michel, étant constamment employés aux travaux du Rhin, déclarons que nous n’avons pu rien sauver de nos produits agricoles, lors des débordements des eaux du Rhin, parce que le conducteur et l’entrepreneur nous défendaient de quitter le poste qu’ils nous avaient assigné près de la ferme d’Altenrhein ; afin d’empêcher le Rhin de déborder, et que si nous avions quitté ; contre leur ordre, pour rentrer nos aliments, qui étaient exposés à être noyés, nous aurions pour toujours perdu nos emplois. En conséquence nous méritons toute la bienveillance de l’administration pour nous dédommager en partie de nos pertes, parce que dans un cas critique nous avons préféré ses intérêts aux notres. »
Source 50:Archives départementales du Bas-Rhin (ADBR), 111 AL 25.
 Lettre de l’entrepreneur Maurer à un Inspecteur, 4 décembre 1852, Gerstheim : « La catastrophe du mois de septembre m’a imposé de nouvelles obligations aussi pénibles que préjudiciables à mes intérêts. (...) Les prix exorbitans, qu’en raison même de l’urgence des travaux, je me suis vu obligé de payer tant pour fourniture que pour main d’œuvre, vous sont connus, ils sont d’ailleurs justifiés par mes nombreux états de paiement que je suis prêt à soumettre à toute vérification & enquête. Ces prix auxquels j’ai dû me soumettre dans l’intérêt de l’exécution rapide, des travaux, ne s’étendent pas seulement aux travaux de la grande brêche de Rhinau, mais encore à tout le lot. (...) »

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